<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
		<id>https://biodivers.ch/fr/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=SandSeid</id>
		<title>Biodivers - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://biodivers.ch/fr/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=SandSeid"/>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php/Sp%C3%A9cial:Contributions/SandSeid"/>
		<updated>2026-04-09T22:37:35Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
		<generator>MediaWiki 1.28.0</generator>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Libellules&amp;diff=11202</id>
		<title>Libellules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Libellules&amp;diff=11202"/>
				<updated>2020-07-28T11:00:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Libellen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = 60 Leucorrhinia pectoralis m H.Wildermuth 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = La Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'') est un hôte rare des fosses de tourbage dans les marais.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte || Hansruedi Wildermuth &amp;amp; [http://biodivers.ch/index.php/bienvenue.html Association biodivers]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [https://www.fornat.ch/ Daniela Keller], [http://www.lifescience.ch/ Daniel Küry] &amp;amp; [http://www.cscf.ch/cscf/de/home/fauna-der-schweiz/libellen.html Christian Monnerat]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Traduction|| [http://filoplume.ch/ Sandrine Seidel]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Avril 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
On trouve en Suisse 80 espèces de libellules (Odonata en latin)&amp;lt;!-- &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt;alt: 78 espèces et 3 sous-espèces d’Odonates (ou libellules au sens large – Odonata en latin) &amp;lt;/span&amp;gt; --&amp;gt;. Les œufs et les stades larvaires se développent dans l’eau tandis que les libellules adultes vivent en milieu terrestre, ce qui nécessite des habitats différents connectés entre eux. Les larves de toutes les espèces sont inféodées aux eaux douces. La durée du développement est propre à chaque espèce – de quelques semaines à plusieurs années. La métamorphose qui transforme l’organisme aquatique en un animal terrestre ailé est un moment particulièrement délicat de la vie des libellules ; pendant l’éclosion qui les voit s’extraire de leur exuvie (peau de la dernière mue), elles sont totalement à la merci des perturbations et des prédateurs. Les anisoptères sont de bons voiliers, très mobiles, tandis que les graciles zygoptères (demoiselles) sont beaucoup plus facilement déportés par le vent. Favoriser les Odonates implique de protéger, conserver et valoriser leurs habitats aquatiques – tels que sources, eaux courantes et plans d’eau – ainsi que leurs habitats terrestres. Les premiers doivent en principe être pauvres en nutriments, bien ensoleillés et richement structurés, les seconds doivent présenter une offre en insectes suffisante et des abris pour la maturation et le repos. Les petits plans d’eau nécessitent un entretien régulier pour rester attrayants pour les libellules. Les poissons sont les pires ennemis des libellules. Sur les 80 espèces d’Odonates présentes en Suisse, 29 sont prioritaires au niveau national et 26 disposent de [[#Protection des espèces|fiches de protection]] spécifique. &amp;lt;!--Les exemples pratiques présentent des projets concrets--&amp;gt; La brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] est une référence incontournable pour les odonatologues. On trouve les connaissances de base sur la biologie des libellules dans le livre « Die Libellen Europas » (en allemand). &lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie1 zusammenfassung hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Un anisoptère, le Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'', à gauche), et un zygoptère, le Caloptéryx éclatant (''Calopteryx splendens'', à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique et distribution en Suisse =&lt;br /&gt;
L’ordre des Odonates (Odonata) compte plus de 6000 espèces au niveau mondial. En Europe – de l’Oural aux Açores – on trouve 140 espèces, dont environ 85 espèces en Europe centrale. On distingue deux sous-ordres : les zygoptères (Zygoptera), parfois appelés demoiselles, et les anisoptères (Anisoptera), parfois appelés libellules au sens strict (nous utilisons dans cet article le terme « libellules » au sens large, pour tous les Odonates). Les 80 espèces&amp;lt;!-- 81 espèces (y. c. sous-espèces)--&amp;gt; présentes en Suisse se répartissent en 4 familles de zygoptères et 5 familles d’anisoptères : &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Lestes (''Lestidae'') 8 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Calopterygidés (''Calopterygidae'') 2 espèces et 2 sous-espèces&lt;br /&gt;
▪ Platycnemididés (''Platycnemididae'') 1 espèce &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Coenagrionidés (''Coenagrionidae'') 16 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Aeschnidés (''Aeshnidae'') 13 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Gomphidés (''Gomphidae'') 7 espèces et 1 sous-espèce&lt;br /&gt;
▪ Cordulegastridés (''Cordulegastridae'') 2 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Corduliidés (''Corduliidae'') 7 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Libellulidés (''Libellulidae'') 22 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On constate plusieurs types de distribution des libellules en Suisse : &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces montrant une aire de répartition couvrant tout le pays et présentes dans les six régions biogéographiques. Exemple : Aeschne bleue (''Aeshna cyanea'') &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces présentes sur le Plateau et dans le Jura mais absente du versant sud des Alpes et des vallées alpines. Exemples : Leste verdoyant (''Lestes virens''), Aeschne printanière (''Brachytron pratense'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces présentes uniquement au sud des Alpes. Exemples : Cordulie à corps fin (''Oxygastra curtisii''), Gomphus à pinces (''Onychogomphus forcipatus unguiculatus'') &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces en limite de leur aire de répartition, avec présence relictuelle ou disparate. Exemples : Néhalennie précieuse (''Nehalennia speciosa''), Spectre paisible (''Boyeria irene'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces à distribution boréo-alpine. Exemples : Aeschne azurée (''Aeshna caerulea''), Chlorocordulie des Alpes (''Somatochlora alpestris'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrage [[#Ouvrages faunistiques nationaux et suprarégionaux|« Odonata – les libellules de Suisse »]] brosse le portrait de toutes les espèces et sous-espèces de notre pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majorité des libellules européennes montrent une vaste répartition. Il n’existe que peu d’espèces endémiques ayant une aire de répartition très réduite, comme c’est le cas de la Cordulie splendide (''Macromia splendens'') en Europe du sud-ouest ou de la Libellule émeraude bulgare (''Somatochlora borisi'') en Europe du sud-est. La Suisse ne compte aucune espèce endémique.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie1b systematik hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = L’Aeschne affine (''Aeshna affinis'', à gauche) a besoin de plans d’eau temporaires pour se reproduire. La Chlorocordulie des Alpes (''Somatochlora alpestris'', à droite) est une espèce à distribution boréo-arctique.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie pour la pratique =&lt;br /&gt;
==Biologie==&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  14 Anax imperator mit S.striolatum w aus Tandem in Luft gefangen.14.9.2016.H.Wildermuth.P9141866 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Anax empereur (''Anax imperator'') dévorant sa proie – une femelle de Sympétrum strié (''Sympetrum striolatum''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
L’essentiel sur la biologie (y. c. écologie, développement, évolution, systématique, etc.) est décrit dans le chapitre introductif de [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas » (en allemand)]].&lt;br /&gt;
Les zygoptères (Zygoptera) et les anisoptères (Anisoptera) se distinguent par leur anatomie, mais leur cycle de vie et leurs mœurs sont fondamentalement semblables.&lt;br /&gt;
=== Cycle de développement – d’un monde à l’autre ===&lt;br /&gt;
La vie d’une libellule commence avec l’œuf. Selon l’espèce, la larve passe par 8 à 17 stades. La métamorphose, à savoir la transformation en insecte ailé, succède au dernier stade larvaire.  Pour l’éclosion (émergence) de l’adulte mature, la larve quitte l’eau et se fixe à un support solide à l’air libre. La phase de maturation, c’est-à-dire la période entre l’éclosion et la maturité sexuelle, emmène la libellule souvent bien loin du plan d’eau ayant abrité sa vie larvaire. Cette phase dure de quelques jours à plusieurs semaines, selon l’espèce. L’animal adulte, sexuellement mature, retourne à proximité de l’eau pour s’accoupler et pondre.&lt;br /&gt;
La vie des larves est dévolue à la croissance : pour elles, se nourrir est une priorité. Pour les adultes par contre, la reproduction et l’expansion sont au premier plan. Les libellules sont des insectes prédateurs qui capturent tout ce qu’ils peuvent – ce sont des opportunistes alimentaires. Les larves chassent les petits organismes aquatiques en déployant à vitesse fulgurante leur curieux masque labial équipé de pinces. Le vol des imagos nécessite beaucoup d’énergie et les femelles ont besoin de protéines pour le développement des œufs ; les adultes dépendent donc eux aussi d’une alimentation régulière. Ils chassent les moustiques, les mouches, et d’autres insectes volants, ainsi que d’autres libellules.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie2 lebenszyklus hw fr.png&lt;br /&gt;
| text = Cycle de développement&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie des libellules se déroule dans deux mondes successifs : Le milieu aquatique est le théâtre du développement des œufs et des larves, il est aussi un territoire de chasse, et sert enfin d’abri contre les prédateurs. Le milieu terrestre est utilisé pour la maturation, comme lieu de repos, et comme territoire de chasse par les adultes, et pour quelques rares espèces comme site d’hivernage, mais de façon générale il est peu spécifique. L’éclosion, la rencontre des deux sexes, l’accouplement et la ponte ont souvent lieu dans la zone de transition entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. Cette zone de transition, ainsi que le milieu aquatique, sont spécifiques pour de nombreuses espèces de libellules, à savoir que ces dernières ne se développent que dans certains types de plans d’eau ou cours d’eau, p. ex. les ruisselets et suintements de source ou les gouilles des marais. Selon les espèces, les Odonates passent l’hiver sous forme d’œufs ou de larves. Il n’y a que deux espèces indigènes qui hivernent au stade adulte (Sympecma spp.). &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
'''Œuf''' : Le stade de l’œuf dure de quelques semaines à plusieurs mois. Chez quelques espèces, ce stade survit au sec jusqu’à l’éclosion des larves. Les femelles pondent de différentes manières : soit elles insèrent les œufs dans les plantes aquatiques ou riveraines (endophytique), soit elles les dispersent à la surface de l’eau ou sur des filaments d’algues, ou alors elles les déposent sur le sol sec (exophytique). Les Cordulegastridés déposent leurs œufs dans la boue ou le sable humide des petits cours d’eau, en volant bruyamment. Une femelle libellule produit entre quelques centaines et quelques milliers d’œufs ; ces derniers ne sont fécondés qu’au moment de la ponte.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
'''Larve''' : Le stade larvaire est la plus longue étape d’une vie de libellule, à l’exception notamment des espèces du genre Sympecma. Selon les espèces, il dure entre quelques semaines et cinq ou six ans. Les espèces qui supportent un assèchement temporaire du milieu aquatique sont peu nombreuses (p. ex. Libellule déprimée Libellula depressa). Les délicates larves de zygoptères sont particulièrement sensibles à l’assèchement de leur plan d’eau.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = 9 Ausschleudern Fangmaske Grosslibelle. Zeichnung HW aus einer Publikation 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Larve d’anisoptère déployant son masque ; en haut : vue latérale ; en bas : vue de dessous. 1 masque replié, 2 masque à moitié déployé, 3 masque complètement déployé.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie3 larven hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Larve de zygoptère (Caloptéryx vierge, ''Calopteryx virgo'', à gauche). Larve d’anisoptère (Spectre paisible, ''Boyeria irene'', à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie4 schlupf hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Eclosion d’un anisoptère (Leucorrhine à gros thorax, ''Leucorrhinia pectoralis'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie5 exuvien hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Exuvie d’un anisoptère (Aeschne des joncs, ''Aeshna juncea'', à gauche) et d’un zygoptère (Leste fiancé, ''Lestes sponsa'', à droite). On distingue le masque replié sous la tête.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
'''Imago''' : L’éclosion de la libellule adulte est un moment très délicat de sa vie, car elle est alors complètement à la merci des prédateurs et des caprices météorologiques. L’émergence de l’adulte hors de l’exuvie (la peau du dernier stade larvaire) dure, selon les espèces, entre une demi-heure et plusieurs heures, et se déroule à l’interface entre l’eau et la terre. Les animaux adultes, appelés imagos, ont besoin d’habitats terrestres appropriés pour chasser, se reposer et achever leur maturation. Ils se retrouvent au bord de l’eau pour l’accouplement et la ponte.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie6 eiablage hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Endophytische (Hufeisen-Azurjungfer, ''Coenagrion puella'', links) und exophytische (Spitzenfleck, ''Libellula fulva'', rechts) Eiablage.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les espèces qui accomplissent leur cycle en une année sont appelées '''univoltines''', celles qui le font sur deux ans '''semivoltines''' et celles qui ont un cycle encore plus long '''partivoltines'''. Les espèces qui produisent deux générations par an sont dites '''bivoltines'''. On distingue les espèces printanières des espèces estivales en fonction de la période d’éclosion : de fin avril à mai pour les premières (période d’éclosion courte), de juin à mi-août pour les secondes (période d’éclosion étendue).&lt;br /&gt;
Les paramètres biologiques de chaque espèce sont rassemblés dans la [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]]. Pour la protection et la promotion des espèces, il est important de connaître les dates de leur période larvaire, par exemple, et de savoir si leurs œufs résistent à la sécheresse. Les [https://libellenschutz.ch/arten diagrammes des périodes de vol (en allemand)] de toutes les espèces ont été créés à partir des données du CSCF. Elles ont été actualisées à partir des données du CSCF. Les textes se basent sur [[#Ouvrages faunistiques nationaux et suprarégionaux|« Odonata – les libellules de Suisse »]] et sur [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Libellen Europas »]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''exuvies''' jouent un rôle particulier – et extrêmement important – en faunistique et pour les suivis. Ces mues abandonnées après l’éclosion des adultes peuvent être déterminées jusqu’à l’espèce et leur présence constitue une preuve indiscutable qu’une libellule a achevé son développement dans le site en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ecologie ==&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = 19 Kalikokrebs (Oronyctes immunis) Foto Karsten Grabow 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = L’écrevisse [http://www.fachdokumente.lubw.baden-wuerttemberg.de/servlet/is/115831/01_Kalikokrebse_am_Oberrhein.pdf?command=downloadContent&amp;amp;filename=01_Kalikokrebse_am_Oberrhein.pdf calicot (''Orconectes immunis'') (en allemand)], introduite et invasive, qui se reproduit et se disperse rapidement, trouble l’eau et peut complètement éliminer la microfaune aquatique d’un étang ou d’une mare – et également des marais. Elle n’est pas encore présente en Suisse mais cause déjà des problèmes dans le fossé rhénan.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des critères écologiques permettent de distinguer deux groupes d’Odonates : les espèces euryèces et les espèces sténoèces. Les premières peuvent se développer dans des plans d’eau variés (p. ex. Agrion jouvencelle ''Coenagrion puella''), au contraire des secondes qui sont inféodées à un seul type de milieu aquatique (p. ex. Agrion de Mercure ''Coenagrion mercuriale'').&lt;br /&gt;
Les espèces pionnières (à stratégie r) sont extrêmement mobiles, colonisent rapidement les plans d’eau nouveaux ou récemment aménagés et produisent de nombreux descendants (p. ex. Libellule déprimée ''Libellula depressa''). Elles sont supplantées plus tard par d’autres espèces. Les espèces à stratégie K s’installent dès lors qu’un plan d’eau est plus « mature », c’est-à-dire lorsque la végétation a poursuivi son développement. Ces espèces ont souvent des populations plus durables et produisent proportionnellement peu de descendants (p. ex. Libellule fauve ''Libellula fulva'').&lt;br /&gt;
Certaines espèces d’anisoptères patrouillent en ne se posant quasiment jamais, d’autres chassent à l’affût et surveillent leur territoire depuis un perchoir.&lt;br /&gt;
Les libellules – en particulier les anisoptères – sont capables de réguler activement leur température. Elles augmentent la température de leur corps en restant posées au soleil ou en faisant trembler leurs muscles. Par forte chaleur, elles volent dans des secteurs ombragés ou restent posées à l’ombre, complètement inactives.&lt;br /&gt;
Les plus grands ennemis des larves sont les poissons, et rarement certains oiseaux d’eau, ainsi que les larves de libellules plus grandes. Les libellules en train d’émerger ou juste écloses sont avant tout les victimes de passereaux. De même, les zygoptères adultes sont des proies convoitées par les oiseaux, tandis que les anisoptères sont trop rapides et trop agiles pour la plupart d’entre eux. Les araignées, les fourmis et les grenouilles comptent aussi au rang des prédateurs. Les écrevisses introduites peuvent représenter une sérieuse menace pour les libellules. &amp;lt;!-- interner Verweis auf Krebse, wenn vorliegend --&amp;gt;&amp;lt;!--L’exemple de l'Ecrevisse calicot (Oronectes immunis) l’illustre bien. Cette écrevisse invasive, à reproduction et dispersion rapides, trouble l’eau et peut complètement éliminer la microfaune aquatique d’un étang ou d’une mare.--&amp;gt; L’article [[Media:Ott 2017 Neozoen Rheinland.pdf|«Invasive Krebse und ihre Wirkungen auf Libellen» (Ott, 2018 ; en allemand)]] montre l’influence des écrevisses invasives sur la faune des Odonates.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie7 oekologie hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = L’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'', à gauche) est une espèce sténoèce tandis que la Libellule déprimée (''Libellula depressa'', à droite) a typiquement adopté une stratégie r. D&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
=== Coexistence avec les poissons ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  20 Lehmweiher mit Fischen und Anax imperator.Rüti Eschenbach.HWildermuth.DSCN2219 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text =  Etang à fond argileux abritant la progéniture de poissons introduits (Gardon ''Rutilus rutilus''), survolé par un mâle d’Anax empereur (''Anax imperator''). Les larves de libellules n’ont aucune chance de parvenir à maturité dans ces conditions.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les libellules ne peuvent coexister avec les poissons que dans les plans d’eau relativement grands et bien végétalisés – les étangs avec une végétation aquatique dense et plusieurs espèces de poissons en faible densité étant les plus favorables. Lorsque des poissons – en particulier des Cyprinidés – sont introduits dans des petits plans d’eau, ils s’y reproduisent rapidement et dévorent la plus grande partie des jeunes stades des amphibiens et la majorité de la faune invertébrée ; la biocénose s’appauvrit. Dans les étangs abritant des populations denses, les poissons sont tellement affamés qu’ils consomment tout ce qui passe à leur portée. Les écrevisses invasives ont le même effet dévastateur (Verweis auf flusskrebse.ch). Les poissons fouisseurs (p. ex. la Carpe commune ''Cyprinus carpio'') provoquent de la turbidité dans le milieu et altèrent ainsi la végétation aquatique, les Carpes de roseau (''Ctenopharyngodon idella'') l’endommagent directement en consommant les plantes aquatiques.&lt;br /&gt;
Les larves des espèces d’Odonates qui cohabitent avec les poissons ont un abdomen avec de longs dards et des épines dorsales. Les solides épines dorsales de la Leucorrhine à large queue (''Leucorrhinia caudalis'') promettent quelques ennuis aux poissons qui les avaleraient.&lt;br /&gt;
La Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'') ne dispose que de faibles épines dorsales et son activité est diurne, ce qui en fait une proie facile pour les poissons. Elle n’est tout simplement pas adaptée à une coexistence avec les poissons dans les petits plans d’eau des tourbières.&lt;br /&gt;
Une [[Media:Wildermuth 2011 Elritzen und Libellen.pdf| étude de longue durée sur neuf petits étangs marécageux du Plateau (Wildermuth, 2011 ; en allemand)]] a montré que le nombre d’espèces de libellules et leur succès de développement – mesurés par le nombre d’exuvies – étaient significativement plus faibles dans les plans d’eau hébergeant des vairons et des poissons rouges que dans des plans d’eau exempts de poissons.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]] présente des données sur la coexistence dans la colonne « Fische » (poissons).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mobilité et migration ===&lt;br /&gt;
Les anisoptères sont d’excellents voiliers et peuvent parcourir des grandes distances lors de migrations semblables à celles des oiseaux, ou en se dispersant. Il existe cependant aussi des espèces plutôt sédentaires, comme l’Aeschne isocèle (''Aeshna isoceles'') ; d’autres espèces au contraire – l’Aeschne mixte (''Aeshna mixta'') par exemple – se dispersent loin à la ronde. Les zygoptères quant à eux sont beaucoup moins mobiles, mais sont facilement entraînés par le vent. Certaines espèces sont en permanence à la recherche d’habitats adéquats, comme c’est le cas de l’Ischnure naine (''Ischnura pumilio'') et du Leste barbare (''Lestes barbarus''), tandis que d’autres restent généralement à proximité des plans d’eau de reproduction, telles le Cériagrion délicat (''Ceriagrion tenellum'') et la Néhalennie précieuse (''Nehalennia speciosa''). Les Odonates adultes peuvent avoir un grand rayon d’action et se déplacer plusieurs fois par jour entre leurs habitats de repos, de chasse et de reproduction ; les habitats où les adultes des deux sexes se rencontrent et s’accouplent peuvent se trouver loin des sites de ponte et de développement larvaire. Le livre [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas » (en allemand)]] contient des informations sur la mobilité et sur les migrations de nombreuses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Odonates en migration volent soit à proximité du sol (jusque vers 4 m), soit beaucoup plus haut (souvent à plus de 15 m du sol). Dans le premier cas, ils utilisent essentiellement les éléments linéaires du paysage : lisières, haies, talus, bords des chemins et des champs, bandes de roseaux, routes et cours d’eau. L’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'') par exemple, se disperse principalement le long de petits ruisseaux et de fossés humides, sur de courtes distances. Les dispersions sur de plus grandes distances sont rares, et dans ce cas il traverse aussi les champs et prairies de grande étendue.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie8 mobilitaet hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = L’Ischnure naine (''Ischnura pumilio'') est un zygoptère mobile (à gauche), au contraire du Cériagrion délicat (''Ceriagrion tenellum''), zygoptère plutôt sédentaire (à droite). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fluctuations ===&lt;br /&gt;
Les populations d’Odonates sont soumises à de fortes variations naturelles ou anthropogènes, qui ont pour origine des facteurs abiotiques ou biotiques, exogènes ou endogènes. La plupart du temps, il s’agit d’une conjonction de plusieurs facteurs. Des fluctuations d’un facteur 5 à 10 d’une année à l’autre n’ont rien d’exceptionnel. Le coauteur de cet article, H. Wildermuth, suit l’évolution d’une population de Leucorrhines à gros thorax (''L. pectoralis'') d’un marais de l’Oberland zurichois depuis plus de 40 ans.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie grafik Lpecotoralis DL fr.png&lt;br /&gt;
| text = Emergences menées à terme de la Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'') dans deux fosses de tourbage du paysage de drumlins de l’Oberland zurichois (données non publiées de H. Wildermuth). &amp;lt;!-- (oben Gewässer Nr. 4, unten Gewässer Nr. 7d) --&amp;gt; &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Media:Grafik L.pect.Gew- 4-Exu 1984-2008 hw fr.pdf|Agrandir le graphique de gauche]] [[Media:Grafik L.pect.Gew. 7d-Exu 1984-2008 hw fr.pdf|Agrandir le graphique de droite]]&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les exuvies ont été récoltées et dénombrées chaque année sur six petits plans d’eau bien visibles, pendant la période d’émergence. Le nombre d’émergences réussies a énormément fluctué, tant d’une année à l’autre pour un même plan d’eau qu’entre les plans d’eau lors d’une même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
=== Milieux aquatiques ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  25 Quelle Randen SH.H.Wildermuth.H.Wildermuth.DSCN6477 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Suintement de source dans le Jura (canton de Schaffhouse, Randen). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les Odonates sont indéfectiblement liés aux milieux aquatiques dans lesquels les larves se développent. Afin que celles-ci puissent se développer jusqu’à l’éclosion, il faut que soient présentes les conditions structurales adéquates, spécifiques à chaque espèce – et qu’on connaît relativement bien pour de nombreuses espèces.&lt;br /&gt;
On distingue fondamentalement les habitats naturels ('''habitats primaires''') de ceux qui sont conditionnés par une activité humaine ('''habitats secondaires'''). Les milieux aquatiques naturels sont les cours d’eau, zones alluviales et rives lacustres intacts, ainsi que les hauts-marais avec gouilles, cuvettes et rigoles. Les milieux aquatiques secondaires – créés par l’être humain ou modifiés par leur exploitation – comprennent, outre les ruisseaux, tronçons de rivières et rives lacustres bétonnés : les fossés de drainages et d’irrigation, les canaux, les fosses de tourbage, les lacs de retenue, les étangs de gravières, les étangs de jardin, et ceux créés à des fins de protection de la nature. Les ruisseaux et rivières froids à cours rapide de moyenne et haute montagne, les étangs dépourvus de végétation, les lacs alpins et les suintements fontinaux au-dessus de la limite naturelle des arbres ne conviennent pas aux Odonates. Cela ne signifie pas pour autant que ces habitats sont inintéressants pour d’autres groupes d’espèces et qu’ils ne méritent d’être protégés! &lt;br /&gt;
Les sources, les [[Cours d’eaux#Cours d’eaux|cours d’eau]] et les eaux stagnantes sont des milieux aquatiques de premier ordre. Il y a différentes manières de les classer et de les définir. Dans une approche pratique de la protection de la nature, le document [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] décrit huit types d’habitats, la Liste Rouge quant à elle en distingue quatre, et la [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]] suit une subdivision plus fine.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milieux aquatiques variés occupés par les Odonates se distinguent par leurs facteurs '''abiotiques''' et '''biotiques'''.&lt;br /&gt;
Les '''facteurs abiotiques''' sont :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les dimensions : taille, profondeurs, surface, périmètre, pente des berges&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les propriétés du sol : rocher, cailloux, gravier, sable, limon, débris végétaux, tourbe&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ L’approvisionnement en eau : permanent ou temporaire, fluctuations du débit et du niveau&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les conditions de température, variations journalières et saisonnières importantes ou faibles&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les propriétés du courant, y compris à petite échelle&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La chimie de l’eau : La plupart des espèces préfèrent des milieux aquatiques mésotrophes, acides à légèrement basiques, quelques espèces – mais rares – étant adaptées à des conditions plutôt oligotrophes. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''facteurs biotiques''' sont :&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La végétation : plantes sur les rives (ligneux, roseaux, etc.)&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les plantes aquatiques aux différentes profondeurs&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La disponibilité des proies&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les prédateurs ; surtout poissons et écrevisses&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Exigences écologiques principales''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans les '''cours d’eau''', les larves de libellules ne peuvent occuper que les endroits à faible courant ; c’est là que se déposent sable, limon et débris végétaux, ou que se trouvent les plantes aquatiques et les radicelles des arbres poussant sur les berges. Pour que les libellules colonisent durablement les ruisseaux et les fossés, ils doivent être alimentés en eau toute l’année. Les larves de libellules ne peuvent pas se développer dans les cours d’eau toujours froids ni dans les rivières à courant rapide avec un substrat rocheux ou en éboulis, sans cesse remanié. Les ruisseaux dans les forêts fermées et le long des lisières ombragées manquent de soleil pour accueillir des libellules. La diversité structurale (notamment les propriétés du courant) et la qualité de l’eau (notamment la teneur en oxygène) déterminent au premier chef si un cours d’eau convient Odonates. Les autres paramètres importants sont l’ensoleillement, une surface d’eau offrant une vue dégagée, la température de l’eau et des talus richement structurés.&lt;br /&gt;
Les libellules n’occupent que la zone de bordure des '''lacs''. La configuration des rives et la végétation déterminent combien d’espèces d’Odonates, et lesquelles, peuvent se développer. Les facteurs décisifs sont la topographie des rives (longueur, pente, relief), le substrat (rocher, éboulis, gravier, sable, boue) la végétation (prairies aquatiques, ceinture de plantes à feuilles flottantes ; ceintures de roseaux et de laîches, hautes ou basses, denses ou lâches) et l’alimentation en eau (constante, réglée, avec changement périodique). Les lacs de barrage et de montagne dépourvus de végétation ne permettent pas le développement des Odonates.&lt;br /&gt;
Les larves de libellules peuvent coloniser toutes les zones des '''petits plans d’eau'''. &lt;br /&gt;
Elles privilégient des types de plans d’eau différents selon les exigences écologiques propres à leur espèce. Les paramètres importants communs à toutes les espèces sont la teneur en nutriments, l’ensoleillement, la richesse structurale et les micro-habitats (p. ex. substrat, racines, plantes aquatiques), la diversité morphologique (p. ex. berge plate, long périmètre, profondeurs différentes) ainsi que les espèces concurrentes et prédatrices.&lt;br /&gt;
Plus un plan d’eau est grand, plus nombreuses sont les espèces d’Odonates qu’il peut accueillir. Mais ce nombre dépend toutefois beaucoup de la configuration structurale et végétale de l’étang – et donc aussi du stade de succession. Que cela ne dissuade cependant pas de créer et entretenir des petits plans d’eau, car beaucoup d’espèces n’ont pas besoin de milieux aquatiques de grande taille pour se reproduire avec succès. En outre, les petits plans d’eau – même les étangs de jardins et de terrains de golf – densifient le réseau de biotopes, et la création d’un nouvel habitat aquatique favorise de nombreuses autres espèces.&lt;br /&gt;
Des informations plus détaillées concernant les habitats sont présentées dans [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]]. Les exigences de chaque espèce sont réunies dans « Die Libellen Europas » (en allemand). La [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]] présente des informations détaillées sur les exigences abiotiques essentielles des libellules, informations qui peuvent servir à évaluer un habitat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exemples de représentants typiques de différents habitats ===&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR1 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Ruisseaux et fossés en contexte de prairies : Caloptéryx vierge ''Calopteryx virgo'', femelle (à gauche) ; Ruisseaux de source : Cordulégastre bidenté (''Cordulegaster bidentata''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR2 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Rivières : Onychogomphe à pinces (Gomphe à pinces) ''Onychogomphus forcipatus forcipatus'', mâle (à gauche) ; Lacs et rivages lacustres : Spectre paisible (''Boyeria irene''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR3 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Petits plans d’eau : Sympétrum strié (''Sympetrum striolatum''), mâle (à gauche) ; Plans d’eau de gravières et glaisières : Orthétrum brun (''Orthetrum brunneum''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR4 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Eaux marécageuses : Chlorocordulie à taches jaunes (''Somatochlora flavomaculata''), mâle (à gauche) ; Plans d’eau subalpins et alpins : Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Habitats terrestres ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Quellen: «Die Libellen Baden-Württembergs», «Libellen schützen, Libellen fördern», naturtipps.com --&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les habitats terrestres se subdivisent selon leur fonction en sites de maturation, de chasse et de repos. Le même biotope remplit souvent les trois fonctions. Les lisières et clairières proches de l’état naturel, les haies et bosquets, les pâturages extensifs, les prairies humides et les prairies sèches, les jachères, les bords de chemin, les ourlets herbeux et les talus riches en espèces conviennent bien aux Odonates, de même que les gravières et carrières. Ces milieux terrestres doivent disposer d’une offre alimentaire en insectes suffisante. Ils peuvent se situer à plusieurs centaines de mètres ou quelques kilomètres du milieu aquatique. Les Brunettes (Sympecma spp.) ont en plus besoin d’habitats hivernaux adéquats, sous forme de jachères, de prés à litière, de lisières ou de clairières avec de l’herbe laissée sur pied.&lt;br /&gt;
L’habitat terrestre idéal permettant aux libellules des cours d’eau de chasser, se reposer et achever leur maturation, est composé d’une mosaïque de surfaces extensives bien ensoleillées et abritées du vent (p. ex. prés à litière) entre des forêts claires.&lt;br /&gt;
Pour être complète, la protection des libellules doit comprendre la mise en réseau des habitats terrestres et aquatiques. Des observations systématiques sur le Plateau ont montré que huit prairies humides exploitées de manière extensive ont été utilisées par 80% de la faune des Odonates de la région pour leur maturation, la chasse, la thermorégulation et, dans une moindre mesure, l’accouplement. On a pu montrer que quelques espèces ont survolé des forêts fermées et de larges routes. C’est la qualité écologique des habitats qui détermine leur attractivité. Les prairies en forêt exploitées de manière intensive sont fréquentées par beaucoup moins d’espèces et en beaucoup plus petit nombre d’individus que les clairières utilisées de manière extensive [[Media:Wildermuth 2010 Waldlichtungen als terrestrische Habitate.pdf|(Wildermuth, 2010; en allemand)]]. Des observations semblables ont été faites dans les Alpes [[Media:Wildermuth 2012 Ardez Extensiv genutztes Grünland.pdf|(Wildermuth, 2012 ; en allemand)]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie9 landlebensraeme hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Exemples d’habitats typiques : lisière forestière richement structurée, fortement imbriquée avec des prairies marécageuses ; forêt marécageuse claire ; prairies humides.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Micro-habitats ===&lt;br /&gt;
Les micro-habitats des milieux aquatiques, avec leur structure caractéristique spécifique constituent les habitats des larves. La végétation aquatique, les tapis de mousse, les radicelles et les petites cavités offrent un couvert aux larves, que ce soit pour guetter leurs proies ou s’abriter des prédateurs, et ils constituent de plus un substrat pour la ponte. Certaines espèces dépendent d’un type particulier de substrat sous l’eau : La Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia'') par exemple a besoin d’un fond tourbeux et de sphaignes, le Cordulégastre bidenté (''Cordulegaster bidentata'') de petites plaques de travertin (tuf calcaire) à grain fin, de boue, et de feuilles mortes, l’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'') d’un tapis de tiges, feuilles et racines des plantes aquatiques. Les éléments structuraux tels que le bois mort, les pierres et les réseaux racinaires diversifient le milieu aquatique, non seulement pour les libellules, mais pour beaucoup d’autres espèces animales – y compris les proies des larves d’Odonates.&lt;br /&gt;
L’eau doit être transparente pour permettre le développement d’une végétation riche dans un plan d’eau – en particulier s’il est profond.&lt;br /&gt;
Une végétation riveraine discontinue et richement structurée offre perchoirs, sites d’accouplement et de ponte, et abris pour l’éclosion.&lt;br /&gt;
Les ligneux structurent les milieux aquatiques. Leur densité devrait cependant rester assez faible pour les libellules qui ont besoin de chaleur et de lumière. Ils peuvent même être totalement absents des petits milieux aquatiques. Sur les plans d’eau relativement grands, quelques arbres ou buissons suffisent. Les cours d’eau doivent aussi présenter des secteurs bien ensoleillés. Une ombre continue sur les berges forme une barrière pour les libellules adultes en déplacement, qui utilisent préférentiellement les cours d’eau comme couloirs de migration7. Lorsqu’on définit le degré de boisement souhaité, il faut aussi prendre en considération d’autres espèces – oiseaux, reptiles et micromammifères. Le réchauffement trop important d’un ruisseau dans lequel est encore présent la rare Mulette épaisse (''Unio crassus'') n’est par exemple pas souhaitable. Il faudrait dans ce cas viser une densité de ligneux plus élevée que la densité idéale pour les Odonates.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie10 totholz hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Du bois mort émergeant de l’eau offre aux libellules une structure pouvant servir de perchoir et de substrat pour la ponte et l’éclosion, ainsi qu’une structure pour les larves.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres facteurs significatifs ==&lt;br /&gt;
=== Influence des conditions météorologiques ===&lt;br /&gt;
Les conditions météorologiques exercent une grande influence sur les populations de libellules. Une longue période de sécheresse provoque l’assèchement des petits plans d’eau, ce qui peut faire périr toutes les larves d’Odonates. Du mauvais temps continu pendant la période principale des émergences, des chutes de neige en été dans les Alpes, ou des gelées tardives peuvent provoquer des pertes importantes parmi les adultes. Selon les conditions météorologiques, les éclosions dans une population locale peuvent avoir lieu de façon prématurée, retardée, échelonnée ou resserrée dans le temps.&lt;br /&gt;
Les facteurs abiotiques les plus importants sont, pour les larves, la température de l’eau, pour les adultes la température de l’air et l’ensoleillement.&lt;br /&gt;
=== Influence du réchauffement climatique ===&lt;br /&gt;
L’augmentation de la température au cours des dernières décennies raccourcit la durée des stades larvaires. Dans la vallée de la Reuss, on a pu établir que les larves d’espèces habituellement semi- et partivoltines n’hivernaient plus.&lt;br /&gt;
Les libellules éclosent plus tôt et les périodes de vol sont avancées. Les stades larvaires durent moins longtemps et on assiste de plus en plus souvent à la formation de deux générations. &lt;br /&gt;
L’Aeschne des joncs (''Aeshna juncea'') et le Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'') qui occupent en Suisse surtout les régions relativement froides (Alpes, Préalpes, marais), se retirent de régions plus tempérées, la Chlorocordulie alpestre (''Somatochlora alpestris'') monte plus haut en montagne mais se heurte à un plafond car les habitats adéquats pour le développement manquent à haute altitude. Les espèces méditerranéennes et thermophiles sont en augmentation dans nos contrées.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie11 klimaerwaermung hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Das Kleine Granatauge (''Erythromma viridulum''), die Feuerlibelle (''Crocothemis erythraea'') und die Kleine Königslibelle (''Anax parthenope'') haben von der Erwärmung profitiert. Sie haben sich bei uns in den letzten 25 Jahren ausgebreitet. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fauna Indicativa ==&lt;br /&gt;
La [http://www.cscf.ch/cscf/de/home/wissenschaftliche-aktivitaten/fauna-indicativa.html Fauna Indicativa (en allemand)] présente de nombreux paramètres biologiques et écologiques pour chaque espèce de libellules et pour leurs larves – notamment fiches d’identité des marais, habitats et catégories de biotopes dans lesquels chaque espèce est présente, lien des larves avec leur biotope, zones et substrats de ponte, coexistence avec les poissons, phénologie, état trophique des milieux aquatiques, approvisionnement en eau, tolérance à la sécheresse, substrat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Littérature utilisée pour ce chapitre ==&lt;br /&gt;
▪ Die Libellen Europas (Wildermuth, H. &amp;amp; A. Martens, 2018): Le chapitre d’introduction présente l’essentiel sur l’anatomie, la biologie et l’écologie des Odonates et de leurs larves avec de superbes planches illustrées (en allemand). &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Die Libellen Baden-Württembergs, Band 1 (Sternberg, K. &amp;amp; R. Buchwald (Hrsg.), 1999): Informations détaillées sur la biologie et l’écologie (en allemand). &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ [[Media:LibellenTotalF.pdf|Protéger et favoriser les libellules (Wildermuth, H. &amp;amp; D. Küry, 2009)]]&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Pour d’autre références bibliographiques, voir [[#Littérature recommandée|Littérature recommandée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Promotion =&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
On ne peut promouvoir les Odonates qu’en conservant, valorisant et recréant leurs habitats. C’est particulièrement vrai pour les espèces spécialisées7. Le mode de vie amphibie des libellules exige de protéger et promouvoir tant leur habitat terrestre que leur habitat aquatique.&lt;br /&gt;
La brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] constitue un excellent document de base. Il y sera fait référence à plusieurs reprises dans ce qui suit [https://www.le-shop.pronatura.ch/index.php/artikeldetails/kategorie/contributions-a-la-protection-de-la-nature/artikel/proteger-et-favoriser-les-libellules.html (commander la brochure)].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mesures (générales) ==&lt;br /&gt;
=== Petits plans d’eau ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  46 Regeneration Torfgraben in Handarbeit.Schulklasse.Ambitzgi Gem. Wetzikon ZH.H.Wildermuth.20.09.2010.DSCN2443 Kopie 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Régénération manuelle d’un milieu tourbeux ; élimination par une classe de la végétation provoquant l’atterrissement. Le matériel déposé sur les bords du plan d’eau sera éliminé 2 ou 3 jours plus tard.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les plans d’eau seront traités ultérieurement sur le site internet en tant qu’habitats. La brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] présente en détail comment protéger et promouvoir différents types de plans d’eau (mares, gouilles, étangs, plans d’eau des gravières et glaisières, des marais et des régions subalpines/alpines), ainsi que les Odonates qui y vivent. Par conséquent, le présent chapitre ne traitera que l’essentiel du sujet de façon sommaire, et présentera les mesures de promotion avec des exemples.&lt;br /&gt;
Les influences extérieures doivent être évitées. Engrais et pesticides doivent être bannis à l’intérieur d’une zone-tampon la plus large possible. Il en va de même pour tous les cours d’eau qui alimentent les plans d’eau. Si on ne peut éviter la pâture des rives, elle doit être limitée dans le temps et ménager le milieu. Les milieux aquatiques abritant le développement de l’Aeschne azurée (''Aeshna caerulea''), de la Chlorocordulie arctique (''Somatochlora arctica'') de la Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia'') ou de la Chlorocordulie alpestre (''Somatochlora alpestris'') doivent être clôturés lorsque les alpages sont exploités. L’apport de feuilles accélère l’atterrissement dans les milieux aquatiques de basse altitude. Il faut donc réduire le boisement des berges lorsque c’est compatible avec les objectifs (prioritaires).&lt;br /&gt;
Lors de la '''création de nouveaux milieux aquatiques''', il faut surtout veiller à concevoir une rive longue, des profondeurs variées, et des berges plates au moins par endroits. L’aménagement des rives doit permettre un entretien économique avec des machines. La brochure de Pro Natura [https://www.le-shop.pronatura.ch/index.php/artikeldetails/kategorie/contributions-a-la-protection-de-la-nature/artikel/realiser-deau-temp-pour-les-amphibiens-menaces.html « Réaliser des plans d'eau temporaires pour les amphibiens menacés »] donne des instructions pour aménager des milieux aquatiques qui conviennent à ce groupe. Ce type de milieu permet aussi de promouvoir des espèces d’Odonates spécialisées, comme l’Ischnure naine (''Ischnura pumilio'') ou le Leste dryade (''Lestes dryas'').&lt;br /&gt;
Les plans d’eau sont soumis à une succession écologique, c’est-à-dire qu’une série de communautés végétales s’y développent à tour de rôle dans un ordre bien précis. Au cours de ce processus, les berges s’embuissonnent, le plan d’eau est envahi par la végétation et finit tôt ou tard par s’atterrir. La disparition de la dynamique naturelle des cours d’eau en Suisse empêche quasiment toute apparition de nouveaux plans d’eau ; ceux qui existent doivent donc être régulièrement entretenus. Cet entretien doit avoir lieu en automne ou en hiver et doit être défini en fonction des objectifs fixés pour l’habitat. Les mesures d’entretien suivantes sont souvent nécessaires :&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Tailler ou éliminer la végétation ligneuse riveraine&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Faucher la végétation des berges par secteurs, à savoir ne jamais entretenir toute la berge la même année&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Curer le plan d’eau ou nettoyer à la main ; des interventions de plus grande envergure sont nécessaires si le milieu est fortement atterri ou si on veut permettre à des espèces pionnières de coloniser des plans d’eau de carrières ou gravières. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plans d’eau primaires – en particulier ceux de grande taille – n’ont pas besoin d’entretien, à moins qu’ils soient altérés par les activités humaines, par exemple par le rabattement de la nappe sous-terraine, l’apport d’engrais ou le bétonnage des rives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;table border=&amp;quot;0&amp;quot;,  style=&amp;quot;font-size:108%&amp;quot;&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;td&amp;gt; '''Modèle d’entretien''' &amp;lt;br /&amp;gt; Dans le canton d’Argovie, la promotion des libellules a permis d’acquérir une grande expérience dans l’entretien des plans d’eau. La succession se déroule plus ou moins vite selon les substrats. En fauchant, en particulier au printemps, on peut la ralentir. Il faut déterminer au cas par cas les actions adéquates.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Grafik Libellen Aargau.gif&lt;br /&gt;
| text = Succession sur les plans d’eau nouvellement créés convenant aux espèces pionnières d’Odonates. &amp;lt;br /&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;Gewässergrund = Substrat; 1. Jahr = 1ère année /etc. ; Humus/Torf = tourbe ; Lehm = argile ; Sand/Kies = sable / gravier ; Pegel schwankend = Niveau variable ; geringer Bewuchs (&amp;lt; 25% Deckung), für Pionierlibellen optimal = Faible recouvrement de la végétation (&amp;lt; 25%)	Optimal pour les libellules pionnières ; mässiger Bewuchs (25-50% Deckung), für Pionierlibellen supoptimal = Recouvrement de la végétation modéré (25-50%), Suboptimal pour les libellules pionnières ; starker Bewuchs (&amp;gt;50% Deckung), für Pionierlibellen ungeeignet = Recouvrement de la végétation élevé (&amp;gt; 50%), Inadapté aux libellules pionnières &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le modèle de rotation a été développé sur la base des expériences dans les marais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modèles d’entretien s’appliquent également à d’autres types de plans d’eau.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/td&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/table&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance sur la protection des eaux (art. 41b) exige qu’un espace réservé aux eaux d’au moins 15 m depuis le rivage soit délimité autour des plans d’eau dont la zone aquatique mesure plus d’un demi hectare.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Schema Pufferzone Gewaesserufer hw.png&lt;br /&gt;
| text = Représentation schématique de l’espace réservé aux eaux autour d’un lac, d’un étang ou d’une mare. Les engrais et les produits phytosanitaires notamment sont interdits à l’intérieur des 15 m.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie12 gewaessertypen hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = '''Milieu aquatique primaire''' (œil de haut-marais) dans les Alpes, et '''milieu aquatique secondaire''' (« biotope » de protection de la nature) – déjà fortement colonisé par la végétation – sur le Plateau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cours d’eau ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  47 Jona natürlicher Flussflauf Rüti ZH 29.03.2007.H.Wildermuth.DSCN0106 Kopie 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text =  Tronçon de rivière proche de l’état naturel, habitat des Odonates des cours d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les mesures décrites dans [[Cours d’eaux#Cours d’eaux|l’article sur les cours d’eau]] (renaturation, revitalisation et remise à ciel ouvert) favorisent la présence et la dispersion des Odonates, ainsi que la mise en réseau des populations, dans les fossés, ruisseaux et rivières. (interne Links auf Fliessgewässer-Artikel).&lt;br /&gt;
Mesures d’entretien générales :&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Fauche des berges : faucher les talus une à deux fois par an et exporter le matériel. Laisser sur pied environ un tiers de la végétation. Adapter le moment de la coupe à la végétation et aux espèces présentes : premier passage en général dès mi-juin ou début juillet. Employer des outils manuels ou une faucheuse à barre de coupe ; pas de faucheuse à aspiration ni de faucheuse à fléaux (épareuse)&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Taille régulière des ligneux pendant l’hiver. Eclaircir sérieusement les tronçons qui sont boisés sans interruption. Tenir compte des exigences des autres espèces cibles.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Echelonnement spatial et temporel du nettoyage du lit et du désherbage. Limiter l’entretien à au maximum 1/3 ou 50 mètres de la longueur du cours d’eau à la fois. Entreposer le matériel éliminé au bord de l’eau pendant 2-3 jours pour permettre aux animaux de retourner à l’eau. Puis évacuer ce matériel. A réaliser en automne ou au début de l’hiver.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Combattre les néophytes&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des informations détaillées sur l’entretien des cours d’eau sont disponibles dans la brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] (p. 20 et suiv.).&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Il convient de donner suffisamment d’espace en largeur au cours d’eau lors d’une revitalisation, et de créer une grande diversité structurale. Prendre comme référence les cours d’eau naturels. Planter un nombre restreint de ligneux, et si possible sur la rive sud du cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rives lacustres===&lt;br /&gt;
Les lacs et les milieux terrestres attenants sont des écosystèmes complexes. Les mesures de protection et de promotion de la biodiversité doivent par conséquent être considérées dans un contexte global. Toutefois, des mesures simples permettent déjà d’offrir une aide efficace aux libellules – par exemple l’entretien adapté et différencié des zones riveraines.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La création de zones riveraines naturelles et richement structurées et la conservation des variations naturelles du niveau de l’eau sont des exemples de mesures générales de promotion des libellules au bord des lacs. L’entretien régulier de la végétation terrestre et la protection de la végétation riveraine de l’érosion et des débris flottants sont des mesures spécifiques. La zone d’atterrissement naturelle ne nécessite pas d’autre entretien.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
De nombreuses rives lacustres sont aménagées en dur. Il y a donc un grand potentiel pour rétablir l’état d’origine, constitué de berges plates à morphologie variée. Les actions requises à cet effet sont prescrites dans la loi sur la protection des eaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;table border=&amp;quot;0&amp;quot;,  style=&amp;quot;font-size:108%&amp;quot;&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;td&amp;gt; '''Loi sur la protection des eaux''' &amp;lt;br /&amp;gt; L’adaptation de la loi sur la protection des eaux (LEaux) en 2011 a introduit l’obligation pour les cantons d’élaborer une planification stratégique et de revitaliser les milieux aquatiques, et met des moyens fédéraux à disposition pour ce faire. Le délai pour les lacs court jusqu’à fin 2022 et les travaux pour s’y conformer doivent de ce fait être renforcés. Les connaissances sur la situation écomorphologique des eaux sont citées comme une base de planification importante par l’ordonnance sur la protection des eaux. &lt;br /&gt;
Depuis 2016, on dispose de l’aide à l’exécution de la Confédération [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/methoden-zur-untersuchung-und-beurteilung-der-seen.html « Méthodes d’analyse et d’appréciation des lacs en Suisse »] pour les relevés et l’analyse de l’écomorphologie des rives lacustres. Ce document présente la première méthode dans le cadre du [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/systeme-analyse-appreciation-lacs-suisse.html « Système d’analyse et d’appréciation des lacs en Suisse »]  publié en 2013.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/td&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/table&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe quelques exemples de revalorisation des rives lacustres.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La brochure «  Valoriser les cours d’eau et les lacs – Pour l’être humain et pour la nature » (OFEV, 2017)  présente la revalorisation des rives du lac de Morat.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Pour le lac de Zurich, il existe &lt;br /&gt;
[https://www.zh.ch/internet/de/aktuell/news/medienmitteilungen/2013/155_leitbild_zuerichsee.html le modèle « Zürichsee 2050 » (en allemand)]. L’aménagement, l’utilisation et l’accessibilité à long terme de la zone riveraine est un élément central du modèle « Zürichsee 2050 » : Le modèle montre où et comment il est possible de valoriser et créer à moyen et long terme des aires de détente pour le public et des espaces naturels pour la faune et la flore au bord du lac de Zurich. Pour faciliter la séparation spatiale, le modèle décrit des secteurs prioritaires à attribuer aux loisirs, à la valorisation de la végétation riveraine, et à la valorisation de la zone de faible profondeur.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie seen hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Rives lacustres à l’état naturel &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources ===&lt;br /&gt;
La protection et la conservation des habitats liés aux sources sont primordiales. Les sources, qui représentent souvent seulement une petite surface, ont souvent été captées, enterrées, canalisées, ou altérées d’une façon ou d’une autre – ce qui arrive parfois encore.&lt;br /&gt;
En forêt, on peut protéger et favoriser les sources en évitant de les traverser avec des véhicules, en ne les recouvrant pas de tas de branches, en ne traînant pas le bois à travers elle ni à travers les ruisseaux qui s’en écoulent, et en veillant à une composition des essences qui soit adaptée à la station.&lt;br /&gt;
Dans les marais, il faut exploiter avec précaution la zone des sources et éviter de les traverser avec des machines.&lt;br /&gt;
On dispose de peu de connaissances en Suisse sur la restauration des sources. Une liste des mesures possibles figure aux pages 18 et suivantes de la brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]]. Le dossier spécial d’aqua viva [https://www.aquaviva.ch/images/Zeitschrift/AV_Nr_3_2015/Aqua%20Viva_Zeitschrift_3_2015_Protection%20et%20revitalisation%20des%20sources%20%20projets%20et%20expriences_Stucki_f.pdf « Quellen im Fokus, Dossiers Sources »] présente des cas concrets de protection et revitalisation de sources. &lt;br /&gt;
Les liens ci-dessous offrent des informations sur les sources : &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.bve.be.ch/bve/fr/index/wasser/wasser/gewaesserqualitaet/Quellen.html Canton de Berne] &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.quellelixier.ch/ Projet sources de Bâle-Campagne et Binningen (en allemand)]&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie13 quellabfluesse hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Ecoulements de source forestier et d’un bas-marais du Plateau, habitats des deux espèces de Cordulégastres (''Cordulegaster'' spp.).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie14 quellen hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Mare fontinale et discret écoulement de source dans les Alpes, habitats de la Chlorocordulie alpestre (''Somatochlora alpestris''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Landlebensräume: Auf Feuchtgebiete, Grünland, etc verlinken, wenn diese bearbeitet sind. Momentan nichts erarbeiten. --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Poissons ===&lt;br /&gt;
Les petits plans d’eau doivent être exempts de poissons ! Eliminer les poissons des plans d’eaux dans lesquels ils ne sont pas naturellement présents. Il est toutefois difficile voire impossible d’éliminer durablement des poissons une fois qu’ils ont été introduits. &lt;br /&gt;
Si des poissons doivent vraiment être introduits dans un milieu aquatique, il ne faut le faire qu’avec des espèces présentes à l’état naturel dans ce milieu.&lt;br /&gt;
L’alevinage de jeunes truites dans les petites rivières et les ruisseaux, souvent pratiqué, doit être banni ; ces poissons aussi consomment les larves de libellules et de Salamandre tachetée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces cibles et caractéristiques ==&lt;br /&gt;
Aux pages 81-83 de la brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] figure un tableau avec les espèces cibles et caractéristiques régionales ; il constitue une base précieuse pour les projets de conservation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
Comme expliqué dans le chapitre [[#Introduction|« Promotion »]], la priorité en matière de promotion des Odonates est la valorisation des habitats. 29 espèces de libellules figurent dans [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html la liste des espèces prioritaires au niveau national]. Ces espèces requièrent impérativement des actions.&lt;br /&gt;
En collaboration avec le groupe de travail pour la conservation des Libellules de Suisse (GTCLS), le CSCF a publié [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/libellen/artenschutzblatter.html des fiches]  pour les espèces/sous-espèces listées ci-dessous. Ces fiches contiennent une courte description des espèces, des informations sur leur écologie, leur répartition, les menaces, les mesures de conservation et de promotion.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;table border=&amp;quot;0&amp;quot;,  style=&amp;quot;font-size:108%&amp;quot;&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;td&amp;gt; '''Fiches de protection''' &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Aeschne azurée (''Aeshna caerulea'')&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Aeschne subarctique (''Aeshna subarctica elisabethae'')&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Spectre paisible (Aeschne paisible) (''Boyeria irene'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Caloptéryx méridional (''Calopteryx virgo meridionalis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cériagrion délicat (Agrion délicat) (''Ceriagrion tenellum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Agrion hasté (''Coenagrion hastulatum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Épithèque à deux taches (C. à deux taches) (''Epitheca bimaculata'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Gomphe gentil (''Gomphus pulchellus'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Gomphe semblable (Gomphus similaire) (''Gomphus simillimus'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leste dryade (Leste des bois) (''Lestes dryas'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leste verdoyant (''Lestes virens vestalis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine à front blanc (''Leucorrhinia albifrons'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine à large queue (''Leucorrhinia caudalis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Néhalennie précieuse (Déesse précieuse) (''Nehalennia speciosa'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Gomphus à pinces (''Onychogomphus forcipatus unguiculatus'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ophiogomphe serpentin (Gomphus serpentin) (''Ophiogomphus cecilia'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Orthétrum à stylets blancs (''Orthetrum albistylum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Oxycordulie à corps fin (C. à corps fin) (''Oxygastra curtisii'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chlorocordulie arctique (Cordulie arctique) (''Somatochlora arctica'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Brunette sibérienne (Leste enfant) (''Sympecma paedisca'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sympétrum déprimé (Sympétrum à corps déprimé) (''Sympetrum depressiusculum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sympétrum jaune (Sympétrum jaune d'or) (''Sympetrum flaveolum '')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'')&lt;br /&gt;
&amp;lt;/td&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/table&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le canton de Zurich, il existe [https://aln.zh.ch/internet/baudirektion/aln/de/naturschutz/artenfoerderung/ap_fa.html des plans d’action (en allemand)] pour l’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'')  et la Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'').&lt;br /&gt;
Le canton de Lucerne a publié des [https://lawa.lu.ch/-/media/LAWA/Dokumente/njf/arten/leitarten/4_anhang_c.pdf?la=de-CH&amp;amp;hash=04D49BC7E1F5B4B09A96DC6D740AF88AEA1B2A3C portraits d'espèces (en allemand)] pour toutes les espèces présentes. &lt;br /&gt;
Nous recommandons les portraits d’espèces compacts de l’ouvrage « Die Libellen Europas » (en allemand). Chaque portrait renvoie à la littérature de base. Le livre « Die Libellen Baden-Württembergs Band » présente des informations détaillées pour chaque espèce (en allemand).&lt;br /&gt;
Les portraits d’espèces (en allemand) sur [https://libellenschutz.ch/arten libellenschutz.ch (en allemand)] sont également de bonnes sources d’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 2014, les observations de tous les groupes d’espèces alimentent la base de données « Virtual Data Center VDC » afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Cette base de données doit en particulier répondre aux besoins des services cantonaux de la nature. Ces données ne sont pas publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres références pour les projets de protection des espèces :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ En Allemagne, [https://ffh-anhang4.bfn.de/arten-anhang-iv-ffh-richtlinie/libellen.html l’annexe IV de la directive habitats contient 8 espèces (en allemand)] du groupe des Odonates. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ [http://www4.lubw.baden-wuerttemberg.de/servlet/is/31895/ Fiches signalétiques (en allemand)] par espèce du service de la protection de la nature du Bade-Wurtemberg LUBW. &amp;lt;br /&amp;gt;  &lt;br /&gt;
▪ [http://www.trameverteetbleue.fr/documentation/cote-recherche/syntheses-bibliographiques-especes Synthèses bibliographiques sur les traits de vie d'espèces – Odonates (France)], synthèses bibliographiques sur les traits de vie d'espèces – Odonates. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie15 prioritaereArten hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = La Néhalénnie précieuse (''Nehalennia speciosa'') et le Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'') sont deux espèces prioritaires au niveau national.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
== Listes Rouges ==&lt;br /&gt;
Selon [[#Liens généraux|la Liste Rouge des libellules actuelle  (OFEV 2002)]], 36% des 72 espèces évaluées sont menacées. Depuis la parution du premier atlas des libellules de Suisse en 1987, la situation des espèces les plus menacées s’est encore détériorée. Une nouvelle Liste Rouge est actuellement en préparation. Dès qu’elle sera publiée, nous complèterons ce chapitre avec la situation actuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--&lt;br /&gt;
Oberen Abschnitt mit dem folgenden ersetzen, sobald die neue Rote Liste veröffentlicht ist:&lt;br /&gt;
Selon la nouvelle Liste Rouge des libellules  (Monnerat et al. 2018), 34 (44%) des 77 espèces évaluées sont menacées d’une façon ou d’une autre. Depuis la parution du premier atlas des libellules de Suisse en 1987, la situation des espèces les plus menacées s’est encore détériorée : L’Agrion à lunules (''Coenagrion lunulatum'') et l’Onychogomphe à crochets (''Onychogomphus uncatus'') ont disparu (RE) depuis la parution de la première Liste Rouge (1994). La Néhalennie précieuse (''Nehalennia speciosa''), la Brunette sibérienne (''Sympecma paedisca'') et la Leucorrhine à front blanc (''Leucorrhinia albifrons'') sont en outre « en danger critique d’extinction » (CR). Le Sympétrum jaune (''Sympetrum flaveolum'') est encore venu s’ajouter à cette catégorie. D’autre part, quelques espèces se sont vues rétrogradées en raison des directives strictes de l’UICN. Au total, 9 espèces sont « en danger » (EN), 11 espèces sont « vulnérables » (VU) et 6 « potentiellement menacées » (NT). Les autres espèces se trouvent dans la catégorie « non menacées » (LC). &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt; Link auf Rote Liste &amp;lt;/span&amp;gt; --&amp;gt;&lt;br /&gt;
Selon [http://ec.europa.eu/environment/nature/conservation/species/redlist/downloads/European_dragonflies.pdf la Liste Rouge européenne], 15% des libellules sont menacées en Europe et 11% sont potentiellement menacées. Un quart des espèces montrent des effectifs en diminution et environ 10% sont en augmentation. Les données sont insuffisantes pour évaluer la situation des 12% d’espèces restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Menaces générales ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Différentes sources : «Fliedner-Kalies, T., Fliedner, H., Küchler, H., Wildermuth, H., 2011. Libellen im Kanton Schwyz, Berichte der Schwyzerischen Naturforschenden Gesellschaft. Schwyzerische Naturforschende Gesellschaft, Einsiedeln.», S. 197f.; «Libellen schützen, Libellen fördern»; «Die Libellen im Kanton Aargau»; «Die Libellen Baden-Württembergs»; Rote Liste, 2002, Flöss &amp;amp; Monnerat, 2013: Vorlesungsskript Makrozoobenthos, Odonata - Libellen --&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Rabattement de la nappe souterraine, drainage, pompage&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Apport de nutriments, eutrophisation&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Changement dans l’exploitation : intensification, abandon&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Mesures de construction dans et au bord de l’eau&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Aménagement hydraulique et modification du cours de la rivière, bétonnage des berges&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Curage du fond du lit &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Entretien inadapté ou, en cas d’atterrissement, absence d’entretien des milieux aquatiques et de la zone riveraine&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Crues extrêmes&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Boisement dense des rives&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Remblayage, dépôt de matériaux&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Pâturage intensif des zones de sources et des berges, en particulier en région alpine&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Utilisation pour les loisirs&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Remous provoqué par les bateaux à moteur : Une majorité des Gomphidés éclot près de la surface. Des vagues soudaines, causées par exemple par les bateaux à moteur submergent les animaux en train d’émerger; [[#Littérature concernant la pratique|« Die Libellen im Kanton Aargau », p. 64 sqq., 72 (en allemand)]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Brusques fluctuations de niveau dues à l’exploitation par éclusées des centrales hydrauliques&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Perte de la dynamique fluviale&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie16 unterhalt hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = A gauche : entretien de fossé inadapté. Après un curage mécanique du fond, le talus aussi été décapé. Ce cours d’eau n’est en fait qu’une rigole de drainage. A droite : l’abattage total d’un cordon boisé longeant un fossé appauvrit l’habitat.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Empoissonnement et écrevisses invasives ==&lt;br /&gt;
▪ L’empoissonnement des (petits) plans d’eau signe l’arrêt de mort de la microfaune qui les peuple.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ L’empoissonnement des cours d’eau et des grands plans d’eau avec des espèces qui ne sont pas présentes naturellement a des conséquences négatives pour les biocénoses d’origine.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La brochure [[#Littérature concernant la pratique|« Die Libellen im Kanton Aargau » (en allemand)]] accorde une grande importance au thème de l’empoissonnement. Les poissons fouisseurs sont jugés particulièrement problématiques (voir p. 39 sqq., p. 45).&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ On a jusqu’à présent accordé peu d’attention aux écrevisses exotiques invasives, comme [[#Ecologie|l’Ecrevisse calicot]] (''Orconectes immunis'' – pas encore détectée en Suisse) et l’Ecrevisse américaine (''Orconectes limosus''), qui troublent le fonds des petits plans d’eau, ont un taux de reproduction élevé et déciment totalement les larves de libellules ainsi que d’autres invertébrés des étangs et des mares (interner Link). Les écrevisses exotiques peuvent en plus transmettre le champignon pathogène provoquant la peste de l’écrevisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Suivi des mesures =&lt;br /&gt;
La brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] consacre un chapitre entier au suivi des mesures. Nous recommandons la lecture de ces cinq pages denses et synthétiques à quiconque planifie, réalise ou analyse un suivi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points suivants sont à prendre en considération :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les données disponibles et le relevé de la situation initiale avant la réalisation des mesures sont des bases importantes pour le suivi. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les espèces spécialistes et les espèces cibles définies dans la planification sont des indicateurs adéquats.  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Définir la méthode de relevé : la méthode habituelle consiste à recenser les exuvies. Elle implique d’effectuer quatre à cinq passages entre avril/mai et septembre/octobre pendant trois ans. Si l’on doit se restreindre à trois passages, environ deux tiers de l’éventail des espèces peut être détecté.  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les passages doivent avoir lieu entre 10h et 16h30 (HAEC – heure d’été), par temps ensoleillé et le moins venteux possible.  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les indices de reproduction (accouplements, vols en tandem, pontes, adultes fraîchement éclos) doivent être relevés. Les exuvies et les libellules fraîchement écloses sont les meilleures preuves du succès de reproduction dans les milieux étudiés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il vaut la peine de confier le suivi à un-e spécialiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.libellula.org/wp-content/uploads/2016/10/26_1-2_Osterwalder.pdf Le recensement d’exuvies de Gomphidés (''Gomphidae'') sur des tronçons renaturés et des bras latéraux recréés de l’Aar et de la Reuss dans le canton d’Argovie (en allemand)] est un exemple intéressant de suivi des mesures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
La biologie et l’écologie de la plupart des espèces d’Europe centrale sont très bien connues, de même que leur répartition. Les plans d’eau de petite et très petite taille par contre souffrent d’un manque d’attention, on sait par conséquent moins par quelles espèces ils sont fréquentés.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les connaissances manquent sur l’évolution des populations à long terme. Il est important de suivre la dynamique sur de longues périodes. Comment évoluent les populations et la présence de chaque espèce sur deux ou trois décennies ?&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
On ne sait pas encore non plus éliminer efficacement les poissons indésirables dans les plans d’eau. La pêche à l’aveugle ne suffit pas, car elle ne permet d’éliminer qu’une partie des poissons. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il faut multiplier les essais d’entretien alternatif – comme le pâturage – et les accompagner d’un suivi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- = Praxisbeispiele=&lt;br /&gt;
xxx --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux =&lt;br /&gt;
* Informations sur les libellules sur [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/libellen.html le site internet du CSCF] : En plus d’informations générales sur les libellules, le CSCF propose un précieux service permettant de rechercher des données et de créer des listes d’espèces.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [https://lepus.unine.ch/carto/ Serveur cartographique info fauna]&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [https://libellenschutz.ch/ libellenschutz.ch (en allemand)] est un nouveau site internet (en allemand), très instructif et bien illustré, comportant des portraits complets de toutes les espèces de libellules indigènes, y compris des informations sur les possibilités de promotion. Tous les habitats essentiels pour les libellules y sont présentés.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* Le site internet de la [http://www.libellula.org Société des Odonatologues de langue allemande (Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen, GdO ; en allemand)] contient des listes fournies de références bibliographiques. La revue Libellula (en allemand) éditée par la GdO, qui présente des contributions scientifiques, peut être téléchargée gratuitement – à l’exception de l’édition la plus récente. Une sélection de thèmes fait l’objet d’éditions spéciales, dont une partie est téléchargeable. La GdO organise chaque année un congrès.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-libellules.html Liste Rouge de 2002 ]. Une nouvelle Liste Rouge est en cours de parution.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [http://ec.europa.eu/environment/nature/conservation/species/redlist/downloads/European_dragonflies.pdf Liste Rouge européenne] &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* Le [http://www.libellenwissen.de site internet personnel de Andreas Hein (en allemand)] présente de magnifiques photos, les listes des espèces d’Europe et des pays germanophones, des informations générales sur les libellules et un outil d’aide à la détermination.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* Les critères de détermination des espèces semblables sont magnifiquement représentés dans le [https://www.libellen.tv/libellen-handbuch.html Libellen-Handbuch von Dirk Pape-Lange « Libellen-Handbuch » de Dirk Pape-Lange  (en allemand)].&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--* Auflisten, wenn App vorhanden ist: Cette application contient une clé de détermination et offre la possibilité de transmettre ses observations de libellules.--&amp;gt;&lt;br /&gt;
== Organisations ==&lt;br /&gt;
* Les odonatologues de Suisse sont réunis informellement autour des congrès annuels (organisés par le CSCF) et au sein du GTCLS. Si vous souhaitez recevoir les invitations aux congrès annuels, vous pouvez vous annoncer auprès du secrétariat du CSCF (secretariat.CSCF@unine.chinfo.fauna@unine.ch). Il n’y pas de site internet dédié.&lt;br /&gt;
* [http://www.libellula.org/ Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO)]&lt;br /&gt;
* [http://www.libellules.org/fra/fra_index.php Société française d’Odonatologie ]&lt;br /&gt;
* [https://british-dragonflies.org.uk/ British Dragonfly Society ]&lt;br /&gt;
* [http://www.sudenkorento.fi/kwiki/Etusivu Finlande : Suomen Sudenkorentoseuran verkkosivut]&lt;br /&gt;
* [http://www.brachytron.nl/ Hollande : Nederlandse Vereniging voor Libellenstudie]&lt;br /&gt;
* [http://www.odonatolosko-drustvo.si/ Slovénie : Slovensko odonatolosko drustvo]&lt;br /&gt;
* [http://sglibellen.de/ Schutzgemeinschaft Libellen in Baden-Württemberg e.V. (SGL)]&lt;br /&gt;
* [http://www.libelleninfo.de/15.html Autres organisations]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Glossaires ==&lt;br /&gt;
* [https://libellenschutz.ch/info-material/glossar « Glossaire » dans libellenschutz.ch (en allemand)]&lt;br /&gt;
* On trouve d’autres glossaires dans [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas »]] et [[#Ouvrages de détermination|« Libellen Europas – Der Bestimmungsführer »]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée = &lt;br /&gt;
== Ouvrages de référence et ouvrages généraux ==&lt;br /&gt;
* Wildermuth, H. &amp;amp; A. Martens (2018): '''Die Libellen Europas – Alle Arten von den Azoren bis zum Ural im Porträt'''. Quelle &amp;amp; Meyer, Wiebelsheim : Les 140 espèces d’Europe sont représentées. Les portraits d’espèces résument, pour chacune d’entre elles, l’ensemble des connaissances disponibles : nom et étymologie, signes distinctifs, répartition (avec cartes), habitats, développement, mœurs et comportement des larves et des adultes, période de vol et d’éclosion, menaces, mesures de protection et de promotion. Conseils pratiques pour l’observation de chaque espèce. Bibliographie exhaustive. Le chapitre introductif présente l’essentiel sur la biologie des libellules – cycle, écologie, évolution, systématique, détermination et photographie. &lt;br /&gt;
* Sternberg, K. &amp;amp; R. Buchwald (Hrsg.) (1999, 2000): '''Die Libellen Baden-Württembergs'''. Band 1 und 2, Ulmer, Stuttgart : Ce livre est ''la'' référence pour l’Europe centrale ! La partie générale livre une introduction détaillée à la biologie, à l’écologie, aux mœurs, à la reproduction, à la répartition, aux habitats et aux mesures de protection des biotopes des libellules. Les fiches signalétiques par espèces sont très complètes. La bibliographie ne prend en compte que les ouvrages parus jusqu’en 1998.&lt;br /&gt;
* Corbet P. S. (2004): '''Dragonflies – behaviour and ecology of odonata''', Revised edition. ed. Brill, Leiden : Cet ouvrage de référence exigeant et très souvent cité, de l’odonatologue le plus réputé au monde, réunit les connaissances sur l’écologie et le comportement des libellules jusqu’au tournant du siècle. Les aspects de protection de la nature ne sont cependant traités que de manière générale et peu axés sur la pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Littérature concernant la pratique ==&lt;br /&gt;
* [[Media:LibellenTotalF.pdf|Wildermuth, H. &amp;amp; D. Küry (2009): ''' «Protéger et favoriser les libellules» - Guide pratique de protection de la nature'''. Pro Natura, Bâle]] : Nous recommandons l’usage de cette brochure axée sur la pratique à quiconque a affaire à la protection ou à la promotion des libellules.&lt;br /&gt;
* [https://www.ag.ch/media/kanton_aargau/bvu/dokumente_2/umwelt__natur___landschaft/naturschutz_1/biodiversitaet_1/UAG_So_23.pdf Vonwil, G., &amp;amp; R. Osterwalder (2006): '''Die Libellen im Kanton Aargau''', Umwelt Aargau. Kontrollprogramm Natur- und Landschaftsschutz, Sondernummer. Departement Bau, Verkehr und Umwelt, Abteilung Landschaft und Gewässer, Aarau (gedruckte Version vergriffen)] : Cette intéressante brochure présente les expériences et les résultats des suivis. Nous la recommandons à toutes celles et ceux qui s’occupent de recenser, protéger ou promouvoir les libellules des plans d’eau et cours d’eau. La nécessité d’un entretien régulier des plans d’eau et l’influence des poissons – en particulier des carpes – sur les libellules sont démontrées chiffres à l’appui. On y trouve des informations détaillées sur la présence et, pour certaines d’entre elles, l’écologie des cinq espèces de Gomphidés (''Gomphidae'') : Onychogomphe à pinces (Gomphe à pinces) (''Onychogomphus forcipatus forcipatus)'', Ophiogomphe serpentin (''Ophiogomphus cecilia''), Gomphe à pattes noires (''Gomphus vulgatissimus''), Gomphe semblable (''Gomphus simillimus''), Gomphe gentil (''Gomphus pulchellus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ouvrages de détermination ==&lt;br /&gt;
* Wendler, A. &amp;amp; H. Nüss (1998): '''Libellules : guide d'identification des libellules de France, d'Europe septentrionale et centrale'''. Société française d'odonatologie. Éditeur scientifique, 2e éd. : L’ouvrage original en allemand (7ème édition), est beaucoup plus complet et richement illustré que la version française actuellement disponible. Un projet de traduction est en cours. Les commentaires ci-dessous concernent la 7ème édition allemande.&lt;br /&gt;
** Le meilleur livre de détermination, en plus d’être le moins cher ; nombreux dessins de détail et images des ailes en noir et blanc&lt;br /&gt;
** Clé de détermination dichotomique pour les adultes ; description de chaque espèce&lt;br /&gt;
** Cartes de répartition&lt;br /&gt;
** Adapté aux débutants comme aux connaisseurs&lt;br /&gt;
* Brochard, C., D. Groenendijk, E. van der Ploeg &amp;amp; T. Termaat (2012): '''Fotogids Larvenhuidjes van Libellen'''. KNNV Uitgeverij, Zeist. &lt;br /&gt;
** Excellent livre pour la détermination des exuvies.&lt;br /&gt;
** La clé de détermination est basée sur des photos qui montrent tous les détails nécessaires.&lt;br /&gt;
* Grand, D., J.-P. Boudot &amp;amp; G. Doucet (2014): '''Cahier d’identification des Libellules de France, Belgique, Luxembourg, et Suisse'''. Biotope, Mèze (collection Cahier d’identification). &lt;br /&gt;
** Livre de détermination pour les larves (exuvies) et les adultes, avec photos et dessins de bonne qualité, clé de détermination&lt;br /&gt;
* Dijkstra, K.-D.B &amp;amp; R. Lewington (Hrsg.) (2007): '''Guide des libellules de France et d’Europe'''. Delachaux et Niestlé, Paris. &lt;br /&gt;
** Guide de détermination complet pour toutes les espèces de libellules d’Europe avec descriptions d’espèces (adultes uniquement) et cartes de répartition&lt;br /&gt;
** Pas de clé de détermination dichotomique&lt;br /&gt;
** Excellents dessins en couleur&lt;br /&gt;
** Une nouvelle édition (anglaise) est en préparation&lt;br /&gt;
* Bellmann, H. (2013): '''Der Kosmos Libellenführer'''. Franck-Kosmos, Stuttgart&lt;br /&gt;
** Guide de terrain compact avec courtes descriptions d’espèces et bonnes photos&lt;br /&gt;
** Contient les espèces d’Europe centrale et méridionale&lt;br /&gt;
** Clé de détermination pour les larves et les adultes&lt;br /&gt;
** Adapté aux débutants et aux personnes intéressées par les insectes en général&lt;br /&gt;
* Heidemann H. &amp;amp; R. Seidenbusch (2002): '''Larves et exuvies des libellules de France et d’Allemagne (sauf la Corse)'''. Société française d’Odonatologie (Bois-d’Arcy).&lt;br /&gt;
** Manuel détaillé avec beaucoup de texte et de nombreux dessins de détail, toutefois un peu difficile à utiliser car texte et dessins ne sont souvent pas ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ouvrages faunistiques nationaux et suprarégionaux ==&lt;br /&gt;
* Boudot, J.-P. &amp;amp; V.J. Kalkman (eds) (2015): '''Atlas of the European dragonflies and damselflies'''. KNNV publishing, the Netherlands.&lt;br /&gt;
* Boudot, J.-P., D. Grand, H. Wildermuth &amp;amp; C. Monnerat (2017): '''Les libellules de France, Belgique, Luxembourg et Suisse'''. Biotope, Mèze (Collection Parthénope), 2e éd.&lt;br /&gt;
* Brockhaus, T., H.-J. Roland, T. Benken, K.-J. Conze, A. Günther, K.G. Leipelt, M. Lohr, A. Martens, R. Mauersberger, J. Ott, F. Suhling, F. Weihrauch &amp;amp; C. Willigalla (2015): '''Atlas der Libellen Deutschlands (Odonata)'''. Libellula Supplement 14: 1-394.&lt;br /&gt;
* Raab, R., A. Chovanec &amp;amp; J. Pennerstorfer (2006): '''Libellen Österreichs'''. Springer, Wien.&lt;br /&gt;
* Riservato, E., A. Festi, R. Fabbri, C. Grieco, S. Hardersen, G. La Porta, E. Landi, M.E. Siesa &amp;amp; C. Utzeri (2014): '''Odonata. Atlante delle libellule italiane – preliminare'''. Società Italiana per lo Studio e la Conservazione delle Libellule. Edizione Belvedere, Latina.&lt;br /&gt;
* Wildermuth, H., Y. Gonseth &amp;amp; A. Maibach (2005): Fauna Helvetica : '''Odonata – Les libellules de Suisse'''. FH11, CSCF/SES, Neuchâtel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres références et sites internet ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Monnerat, C., H. Wildermuth &amp;amp; Y. Gonseth (2018): '''Liste rouge des Libellules. Espèces menacées de Suisse'''. Office fédéral de l’environnement, Berne, et Info fauna – &lt;br /&gt;
Centre suisse de cartographie de la faune, Neuchâtel. L’environnement pratique. Aufführen, sobald die neue RL öffentlich ist --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Gonseth, Y. &amp;amp; C. Monnerat (2002): '''Liste Rouge des espèces menacées en Suisse: Libellules'''. Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage, Berne et Centre suisse de cartographie de la faune, Neuchâtel. Série OFEFP « L’environnement pratique ». &amp;lt;!-- Noch aufführen, solange die neue RL noch nicht öffentlich ist --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Une liste bibliographique très complète se trouve dans [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas »]]. &lt;br /&gt;
* Le site [https://libellenschutz.ch/info-material/literatur libellenschutz.ch] présente une liste bibliographique qui se base sur « Die Libellen Europas » et sur « Odonata – Les libellules de Suisse ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
== Transmettre ses observations ==&lt;br /&gt;
Il est très utile de transmettre ses observations d’Odonates pour leur protection et leur promotion. [http://www.cscf.ch/cscf/home/datenverwaltung/webfauna/webfauna-app.html L’application Webfaun] a a été conçue à cet effet. [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/libellen.html Le site internet du CSCF]  présente les informations pour la transmission de ses observations.&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Erwähnen, sobald App zur Verfügung steht (jetzt als verborgenen Text einfügen): Nouveauté ! Vous pouvez désormais transmettre vos observations de libellules avec l’application (Name der App). --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dans la loi ==&lt;br /&gt;
Selon [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910005/index.html  l’ordonnance sur la protection de la nature et du paysage (OPN)], 22 espèces sont protégées sur le territoire suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les libellules font vivre de belles émotions =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie22 motivation xj hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Les libellules sont inoffensives (elles ne piquent pas, contrairement à ce que certains croient), suscitent la curiosité et l’enthousiasme, et se prêtent merveilleusement à l’approche de la nature pour les enfants.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Newsletter =&lt;br /&gt;
Cet article vous a plu ? Vous pouvez vous inscrire pour recevoir notre [http://biodivers.ch/index.php/sabonner-a-la-newsletter.html newsletter mensuelle] et rester informé-e des derniers articles sur la promotion des espèces et des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Hansruedi Wildermuth || hansruedi@wildermuth.ch&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || [http://biodivers.ch/index.php/bienvenue.html Association biodivers] || info@biodivers.ch &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
| Review|| Daniel Küry || [http://www.lifescience.ch/ Life Science AG] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  Daniela Keller || [https://www.fornat.ch/ FORNAT] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  Christian Monnerat || [http://www.cscf.ch/cscf/de/home/fauna-der-schweiz/libellen.html info fauna, CSCF] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Traduction ||  Sandrine Seidel || [http://filoplume.ch/ Filoplume Traduction] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Libellules&amp;diff=11201</id>
		<title>Libellules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Libellules&amp;diff=11201"/>
				<updated>2020-07-28T10:58:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Libellen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = 60 Leucorrhinia pectoralis m H.Wildermuth 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = La Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'') est un hôte rare des fosses de tourbage dans les marais.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte || Hansruedi Wildermuth &amp;amp; [http://biodivers.ch/index.php/bienvenue.html Association biodivers]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [https://www.fornat.ch/ Daniela Keller], [http://www.lifescience.ch/ Daniel Küry] &amp;amp; [http://www.cscf.ch/cscf/de/home/fauna-der-schweiz/libellen.html Christian Monnerat]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Traduction|| [http://filoplume.ch/ Sandrine Seidel]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Avril 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
On trouve en Suisse 80 espèces de libellules (Odonata en latin)&amp;lt;!-- &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt;alt: 78 espèces et 3 sous-espèces d’Odonates (ou libellules au sens large – Odonata en latin) &amp;lt;/span&amp;gt; --&amp;gt;. Les œufs et les stades larvaires se développent dans l’eau tandis que les libellules adultes vivent en milieu terrestre, ce qui nécessite des habitats différents connectés entre eux. Les larves de toutes les espèces sont inféodées aux eaux douces. La durée du développement est propre à chaque espèce – de quelques semaines à plusieurs années. La métamorphose qui transforme l’organisme aquatique en un animal terrestre ailé est un moment particulièrement délicat de la vie des libellules ; pendant l’éclosion qui les voit s’extraire de leur exuvie (peau de la dernière mue), elles sont totalement à la merci des perturbations et des prédateurs. Les anisoptères sont de bons voiliers, très mobiles, tandis que les graciles zygoptères (demoiselles) sont beaucoup plus facilement déportés par le vent. Favoriser les Odonates implique de protéger, conserver et valoriser leurs habitats aquatiques – tels que sources, eaux courantes et plans d’eau – ainsi que leurs habitats terrestres. Les premiers doivent en principe être pauvres en nutriments, bien ensoleillés et richement structurés, les seconds doivent présenter une offre en insectes suffisante et des abris pour la maturation et le repos. Les petits plans d’eau nécessitent un entretien régulier pour rester attrayants pour les libellules. Les poissons sont les pires ennemis des libellules. Sur les 80 espèces d’Odonates présentes en Suisse, 29 sont prioritaires au niveau national et 26 disposent de [[#Protection des espèces|fiches de protection]] spécifique. &amp;lt;!--Les exemples pratiques présentent des projets concrets--&amp;gt; La brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] est une référence incontournable pour les odonatologues. On trouve les connaissances de base sur la biologie des libellules dans le livre « Die Libellen Europas » (en allemand). &lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie1 zusammenfassung hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Un anisoptère, le Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'', à gauche), et un zygoptère, le Caloptéryx éclatant (''Calopteryx splendens'', à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique et distribution en Suisse =&lt;br /&gt;
L’ordre des Odonates (Odonata) compte plus de 6000 espèces au niveau mondial. En Europe – de l’Oural aux Açores – on trouve 140 espèces, dont environ 85 espèces en Europe centrale. On distingue deux sous-ordres : les zygoptères (Zygoptera), parfois appelés demoiselles, et les anisoptères (Anisoptera), parfois appelés libellules au sens strict (nous utilisons dans cet article le terme « libellules » au sens large, pour tous les Odonates). Les 80 espèces&amp;lt;!-- 81 espèces (y. c. sous-espèces)--&amp;gt; présentes en Suisse se répartissent en 4 familles de zygoptères et 5 familles d’anisoptères : &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Lestes (''Lestidae'') 8 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Calopterygidés (''Calopterygidae'') 2 espèces et 2 sous-espèces&lt;br /&gt;
▪ Platycnemididés (''Platycnemididae'') 1 espèce &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Coenagrionidés (''Coenagrionidae'') 16 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Aeschnidés (''Aeshnidae'') 13 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Gomphidés (''Gomphidae'') 7 espèces et 1 sous-espèce&lt;br /&gt;
▪ Cordulegastridés (''Cordulegastridae'') 2 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Corduliidés (''Corduliidae'') 7 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Libellulidés (''Libellulidae'') 22 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On constate plusieurs types de distribution des libellules en Suisse : &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces montrant une aire de répartition couvrant tout le pays et présentes dans les six régions biogéographiques. Exemple : Aeschne bleue (''Aeshna cyanea'') &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces présentes sur le Plateau et dans le Jura mais absente du versant sud des Alpes et des vallées alpines. Exemples : Leste verdoyant (''Lestes virens''), Aeschne printanière (''Brachytron pratense'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces présentes uniquement au sud des Alpes. Exemples : Cordulie à corps fin (''Oxygastra curtisii''), Gomphus à pinces (''Onychogomphus forcipatus unguiculatus'') &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces en limite de leur aire de répartition, avec présence relictuelle ou disparate. Exemples : Néhalennie précieuse (''Nehalennia speciosa''), Spectre paisible (''Boyeria irene'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces à distribution boréo-alpine. Exemples : Aeschne azurée (''Aeshna caerulea''), Chlorocordulie des Alpes (''Somatochlora alpestris'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrage [[#Ouvrages faunistiques nationaux et suprarégionaux|« Odonata – les libellules de Suisse »]] brosse le portrait de toutes les espèces et sous-espèces de notre pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majorité des libellules européennes montrent une vaste répartition. Il n’existe que peu d’espèces endémiques ayant une aire de répartition très réduite, comme c’est le cas de la Cordulie splendide (''Macromia splendens'') en Europe du sud-ouest ou de la Libellule émeraude bulgare (''Somatochlora borisi'') en Europe du sud-est. La Suisse ne compte aucune espèce endémique.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie1b systematik hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = L’Aeschne affine (''Aeshna affinis'', à gauche) a besoin de plans d’eau temporaires pour se reproduire. La Chlorocordulie des Alpes (''Somatochlora alpestris'', à droite) est une espèce à distribution boréo-arctique.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie pour la pratique =&lt;br /&gt;
==Biologie==&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  14 Anax imperator mit S.striolatum w aus Tandem in Luft gefangen.14.9.2016.H.Wildermuth.P9141866 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Anax empereur (''Anax imperator'') dévorant sa proie – une femelle de Sympétrum strié (''Sympetrum striolatum''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
L’essentiel sur la biologie (y. c. écologie, développement, évolution, systématique, etc.) est décrit dans le chapitre introductif de [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas » (en allemand)]].&lt;br /&gt;
Les zygoptères (Zygoptera) et les anisoptères (Anisoptera) se distinguent par leur anatomie, mais leur cycle de vie et leurs mœurs sont fondamentalement semblables.&lt;br /&gt;
=== Cycle de développement – d’un monde à l’autre ===&lt;br /&gt;
La vie d’une libellule commence avec l’œuf. Selon l’espèce, la larve passe par 8 à 17 stades. La métamorphose, à savoir la transformation en insecte ailé, succède au dernier stade larvaire.  Pour l’éclosion (émergence) de l’adulte mature, la larve quitte l’eau et se fixe à un support solide à l’air libre. La phase de maturation, c’est-à-dire la période entre l’éclosion et la maturité sexuelle, emmène la libellule souvent bien loin du plan d’eau ayant abrité sa vie larvaire. Cette phase dure de quelques jours à plusieurs semaines, selon l’espèce. L’animal adulte, sexuellement mature, retourne à proximité de l’eau pour s’accoupler et pondre.&lt;br /&gt;
La vie des larves est dévolue à la croissance : pour elles, se nourrir est une priorité. Pour les adultes par contre, la reproduction et l’expansion sont au premier plan. Les libellules sont des insectes prédateurs qui capturent tout ce qu’ils peuvent – ce sont des opportunistes alimentaires. Les larves chassent les petits organismes aquatiques en déployant à vitesse fulgurante leur curieux masque labial équipé de pinces. Le vol des imagos nécessite beaucoup d’énergie et les femelles ont besoin de protéines pour le développement des œufs ; les adultes dépendent donc eux aussi d’une alimentation régulière. Ils chassent les moustiques, les mouches, et d’autres insectes volants, ainsi que d’autres libellules.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie2 lebenszyklus hw fr.png&lt;br /&gt;
| text = Cycle de développement&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie des libellules se déroule dans deux mondes successifs : Le milieu aquatique est le théâtre du développement des œufs et des larves, il est aussi un territoire de chasse, et sert enfin d’abri contre les prédateurs. Le milieu terrestre est utilisé pour la maturation, comme lieu de repos, et comme territoire de chasse par les adultes, et pour quelques rares espèces comme site d’hivernage, mais de façon générale il est peu spécifique. L’éclosion, la rencontre des deux sexes, l’accouplement et la ponte ont souvent lieu dans la zone de transition entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. Cette zone de transition, ainsi que le milieu aquatique, sont spécifiques pour de nombreuses espèces de libellules, à savoir que ces dernières ne se développent que dans certains types de plans d’eau ou cours d’eau, p. ex. les ruisselets et suintements de source ou les gouilles des marais. Selon les espèces, les Odonates passent l’hiver sous forme d’œufs ou de larves. Il n’y a que deux espèces indigènes qui hivernent au stade adulte (Sympecma spp.). &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
'''Œuf''' : Le stade de l’œuf dure de quelques semaines à plusieurs mois. Chez quelques espèces, ce stade survit au sec jusqu’à l’éclosion des larves. Les femelles pondent de différentes manières : soit elles insèrent les œufs dans les plantes aquatiques ou riveraines (endophytique), soit elles les dispersent à la surface de l’eau ou sur des filaments d’algues, ou alors elles les déposent sur le sol sec (exophytique). Les Cordulegastridés déposent leurs œufs dans la boue ou le sable humide des petits cours d’eau, en volant bruyamment. Une femelle libellule produit entre quelques centaines et quelques milliers d’œufs ; ces derniers ne sont fécondés qu’au moment de la ponte.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
'''Larve''' : Le stade larvaire est la plus longue étape d’une vie de libellule, à l’exception notamment des espèces du genre Sympecma. Selon les espèces, il dure entre quelques semaines et cinq ou six ans. Les espèces qui supportent un assèchement temporaire du milieu aquatique sont peu nombreuses (p. ex. Libellule déprimée Libellula depressa). Les délicates larves de zygoptères sont particulièrement sensibles à l’assèchement de leur plan d’eau.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = 9 Ausschleudern Fangmaske Grosslibelle. Zeichnung HW aus einer Publikation 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Larve d’anisoptère déployant son masque ; en haut : vue latérale ; en bas : vue de dessous. 1 masque replié, 2 masque à moitié déployé, 3 masque complètement déployé.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie3 larven hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Larve de zygoptère (Caloptéryx vierge, ''Calopteryx virgo'', à gauche). Larve d’anisoptère (Spectre paisible, ''Boyeria irene'', à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie4 schlupf hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Eclosion d’un anisoptère (Leucorrhine à gros thorax, ''Leucorrhinia pectoralis'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie5 exuvien hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Exuvie d’un anisoptère (Aeschne des joncs, ''Aeshna juncea'', à gauche) et d’un zygoptère (Leste fiancé, ''Lestes sponsa'', à droite). On distingue le masque replié sous la tête.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
'''Imago''' : L’éclosion de la libellule adulte est un moment très délicat de sa vie, car elle est alors complètement à la merci des prédateurs et des caprices météorologiques. L’émergence de l’adulte hors de l’exuvie (la peau du dernier stade larvaire) dure, selon les espèces, entre une demi-heure et plusieurs heures, et se déroule à l’interface entre l’eau et la terre. Les animaux adultes, appelés imagos, ont besoin d’habitats terrestres appropriés pour chasser, se reposer et achever leur maturation. Ils se retrouvent au bord de l’eau pour l’accouplement et la ponte.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie6 eiablage hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Endophytische (Hufeisen-Azurjungfer, ''Coenagrion puella'', links) und exophytische (Spitzenfleck, ''Libellula fulva'', rechts) Eiablage.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les espèces qui accomplissent leur cycle en une année sont appelées '''univoltines''', celles qui le font sur deux ans '''semivoltines''' et celles qui ont un cycle encore plus long '''partivoltines'''. Les espèces qui produisent deux générations par an sont dites '''bivoltines'''. On distingue les espèces printanières des espèces estivales en fonction de la période d’éclosion : de fin avril à mai pour les premières (période d’éclosion courte), de juin à mi-août pour les secondes (période d’éclosion étendue).&lt;br /&gt;
Les paramètres biologiques de chaque espèce sont rassemblés dans la [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]]. Pour la protection et la promotion des espèces, il est important de connaître les dates de leur période larvaire, par exemple, et de savoir si leurs œufs résistent à la sécheresse. Les [https://libellenschutz.ch/arten diagrammes des périodes de vol (en allemand)] de toutes les espèces ont été créés à partir des données du CSCF. Elles ont été actualisées à partir des données du CSCF. Les textes se basent sur [[#Ouvrages faunistiques nationaux et suprarégionaux|« Odonata – les libellules de Suisse »]] et sur [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Libellen Europas »]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''exuvies''' jouent un rôle particulier – et extrêmement important – en faunistique et pour les suivis. Ces mues abandonnées après l’éclosion des adultes peuvent être déterminées jusqu’à l’espèce et leur présence constitue une preuve indiscutable qu’une libellule a achevé son développement dans le site en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ecologie ==&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = 19 Kalikokrebs (Oronyctes immunis) Foto Karsten Grabow 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = L’écrevisse [http://www.fachdokumente.lubw.baden-wuerttemberg.de/servlet/is/115831/01_Kalikokrebse_am_Oberrhein.pdf?command=downloadContent&amp;amp;filename=01_Kalikokrebse_am_Oberrhein.pdf calicot (''Orconectes immunis'') (en allemand)], introduite et invasive, qui se reproduit et se disperse rapidement, trouble l’eau et peut complètement éliminer la microfaune aquatique d’un étang ou d’une mare – et également des marais. Elle n’est pas encore présente en Suisse mais cause déjà des problèmes dans le fossé rhénan.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des critères écologiques permettent de distinguer deux groupes d’Odonates : les espèces euryèces et les espèces sténoèces. Les premières peuvent se développer dans des plans d’eau variés (p. ex. Agrion jouvencelle ''Coenagrion puella''), au contraire des secondes qui sont inféodées à un seul type de milieu aquatique (p. ex. Agrion de Mercure ''Coenagrion mercuriale'').&lt;br /&gt;
Les espèces pionnières (à stratégie r) sont extrêmement mobiles, colonisent rapidement les plans d’eau nouveaux ou récemment aménagés et produisent de nombreux descendants (p. ex. Libellule déprimée ''Libellula depressa''). Elles sont supplantées plus tard par d’autres espèces. Les espèces à stratégie K s’installent dès lors qu’un plan d’eau est plus « mature », c’est-à-dire lorsque la végétation a poursuivi son développement. Ces espèces ont souvent des populations plus durables et produisent proportionnellement peu de descendants (p. ex. Libellule fauve ''Libellula fulva'').&lt;br /&gt;
Certaines espèces d’anisoptères patrouillent en ne se posant quasiment jamais, d’autres chassent à l’affût et surveillent leur territoire depuis un perchoir.&lt;br /&gt;
Les libellules – en particulier les anisoptères – sont capables de réguler activement leur température. Elles augmentent la température de leur corps en restant posées au soleil ou en faisant trembler leurs muscles. Par forte chaleur, elles volent dans des secteurs ombragés ou restent posées à l’ombre, complètement inactives.&lt;br /&gt;
Les plus grands ennemis des larves sont les poissons, et rarement certains oiseaux d’eau, ainsi que les larves de libellules plus grandes. Les libellules en train d’émerger ou juste écloses sont avant tout les victimes de passereaux. De même, les zygoptères adultes sont des proies convoitées par les oiseaux, tandis que les anisoptères sont trop rapides et trop agiles pour la plupart d’entre eux. Les araignées, les fourmis et les grenouilles comptent aussi au rang des prédateurs. Les écrevisses introduites peuvent représenter une sérieuse menace pour les libellules. &amp;lt;!-- interner Verweis auf Krebse, wenn vorliegend --&amp;gt;&amp;lt;!--L’exemple de l'Ecrevisse calicot (Oronectes immunis) l’illustre bien. Cette écrevisse invasive, à reproduction et dispersion rapides, trouble l’eau et peut complètement éliminer la microfaune aquatique d’un étang ou d’une mare.--&amp;gt; L’article [[Media:Ott 2017 Neozoen Rheinland.pdf|«Invasive Krebse und ihre Wirkungen auf Libellen» (Ott, 2018 ; en allemand)]] montre l’influence des écrevisses invasives sur la faune des Odonates.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie7 oekologie hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = L’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'', à gauche) est une espèce sténoèce tandis que la Libellule déprimée (''Libellula depressa'', à droite) a typiquement adopté une stratégie r. D&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
=== Coexistence avec les poissons ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  20 Lehmweiher mit Fischen und Anax imperator.Rüti Eschenbach.HWildermuth.DSCN2219 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text =  Etang à fond argileux abritant la progéniture de poissons introduits (Gardon ''Rutilus rutilus''), survolé par un mâle d’Anax empereur (''Anax imperator''). Les larves de libellules n’ont aucune chance de parvenir à maturité dans ces conditions.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les libellules ne peuvent coexister avec les poissons que dans les plans d’eau relativement grands et bien végétalisés – les étangs avec une végétation aquatique dense et plusieurs espèces de poissons en faible densité étant les plus favorables. Lorsque des poissons – en particulier des Cyprinidés – sont introduits dans des petits plans d’eau, ils s’y reproduisent rapidement et dévorent la plus grande partie des jeunes stades des amphibiens et la majorité de la faune invertébrée ; la biocénose s’appauvrit. Dans les étangs abritant des populations denses, les poissons sont tellement affamés qu’ils consomment tout ce qui passe à leur portée. Les écrevisses invasives ont le même effet dévastateur (Verweis auf flusskrebse.ch). Les poissons fouisseurs (p. ex. la Carpe commune ''Cyprinus carpio'') provoquent de la turbidité dans le milieu et altèrent ainsi la végétation aquatique, les Carpes de roseau (''Ctenopharyngodon idella'') l’endommagent directement en consommant les plantes aquatiques.&lt;br /&gt;
Les larves des espèces d’Odonates qui cohabitent avec les poissons ont un abdomen avec de longs dards et des épines dorsales. Les solides épines dorsales de la Leucorrhine à large queue (''Leucorrhinia caudalis'') promettent quelques ennuis aux poissons qui les avaleraient.&lt;br /&gt;
La Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'') ne dispose que de faibles épines dorsales et son activité est diurne, ce qui en fait une proie facile pour les poissons. Elle n’est tout simplement pas adaptée à une coexistence avec les poissons dans les petits plans d’eau des tourbières.&lt;br /&gt;
Une [[Media:Wildermuth 2011 Elritzen und Libellen.pdf| étude de longue durée sur neuf petits étangs marécageux du Plateau (Wildermuth, 2011 ; en allemand)]] a montré que le nombre d’espèces de libellules et leur succès de développement – mesurés par le nombre d’exuvies – étaient significativement plus faibles dans les plans d’eau hébergeant des vairons et des poissons rouges que dans des plans d’eau exempts de poissons.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]] présente des données sur la coexistence dans la colonne « Fische » (poissons).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mobilité et migration ===&lt;br /&gt;
Les anisoptères sont d’excellents voiliers et peuvent parcourir des grandes distances lors de migrations semblables à celles des oiseaux, ou en se dispersant. Il existe cependant aussi des espèces plutôt sédentaires, comme l’Aeschne isocèle (''Aeshna isoceles'') ; d’autres espèces au contraire – l’Aeschne mixte (''Aeshna mixta'') par exemple – se dispersent loin à la ronde. Les zygoptères quant à eux sont beaucoup moins mobiles, mais sont facilement entraînés par le vent. Certaines espèces sont en permanence à la recherche d’habitats adéquats, comme c’est le cas de l’Ischnure naine (''Ischnura pumilio'') et du Leste barbare (''Lestes barbarus''), tandis que d’autres restent généralement à proximité des plans d’eau de reproduction, telles le Cériagrion délicat (''Ceriagrion tenellum'') et la Néhalennie précieuse (''Nehalennia speciosa''). Les Odonates adultes peuvent avoir un grand rayon d’action et se déplacer plusieurs fois par jour entre leurs habitats de repos, de chasse et de reproduction ; les habitats où les adultes des deux sexes se rencontrent et s’accouplent peuvent se trouver loin des sites de ponte et de développement larvaire. Le livre [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas » (en allemand)]] contient des informations sur la mobilité et sur les migrations de nombreuses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Odonates en migration volent soit à proximité du sol (jusque vers 4 m), soit beaucoup plus haut (souvent à plus de 15 m du sol). Dans le premier cas, ils utilisent essentiellement les éléments linéaires du paysage : lisières, haies, talus, bords des chemins et des champs, bandes de roseaux, routes et cours d’eau. L’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'') par exemple, se disperse principalement le long de petits ruisseaux et de fossés humides, sur de courtes distances. Les dispersions sur de plus grandes distances sont rares, et dans ce cas il traverse aussi les champs et prairies de grande étendue.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie8 mobilitaet hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = L’Ischnure naine (''Ischnura pumilio'') est un zygoptère mobile (à gauche), au contraire du Cériagrion délicat (''Ceriagrion tenellum''), zygoptère plutôt sédentaire (à droite). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fluctuations ===&lt;br /&gt;
Les populations d’Odonates sont soumises à de fortes variations naturelles ou anthropogènes, qui ont pour origine des facteurs abiotiques ou biotiques, exogènes ou endogènes. La plupart du temps, il s’agit d’une conjonction de plusieurs facteurs. Des fluctuations d’un facteur 5 à 10 d’une année à l’autre n’ont rien d’exceptionnel. Le coauteur de cet article, H. Wildermuth, suit l’évolution d’une population de Leucorrhines à gros thorax (''L. pectoralis'') d’un marais de l’Oberland zurichois depuis plus de 40 ans.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie grafik Lpecotoralis DL fr.png&lt;br /&gt;
| text = Emergences menées à terme de la Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'') dans deux fosses de tourbage du paysage de drumlins de l’Oberland zurichois (données non publiées de H. Wildermuth). &amp;lt;!-- (oben Gewässer Nr. 4, unten Gewässer Nr. 7d) --&amp;gt; &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Media:Grafik L.pect.Gew- 4-Exu 1984-2008 hw fr.pdf|Agrandir le graphique de gauche]] [[Media:Grafik L.pect.Gew. 7d-Exu 1984-2008 hw fr.pdf|Agrandir le graphique de droite]]&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les exuvies ont été récoltées et dénombrées chaque année sur six petits plans d’eau bien visibles, pendant la période d’émergence. Le nombre d’émergences réussies a énormément fluctué, tant d’une année à l’autre pour un même plan d’eau qu’entre les plans d’eau lors d’une même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
=== Milieux aquatiques ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  25 Quelle Randen SH.H.Wildermuth.H.Wildermuth.DSCN6477 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Suintement de source dans le Jura (canton de Schaffhouse, Randen). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les Odonates sont indéfectiblement liés aux milieux aquatiques dans lesquels les larves se développent. Afin que celles-ci puissent se développer jusqu’à l’éclosion, il faut que soient présentes les conditions structurales adéquates, spécifiques à chaque espèce – et qu’on connaît relativement bien pour de nombreuses espèces.&lt;br /&gt;
On distingue fondamentalement les habitats naturels ('''habitats primaires''') de ceux qui sont conditionnés par une activité humaine ('''habitats secondaires'''). Les milieux aquatiques naturels sont les cours d’eau, zones alluviales et rives lacustres intacts, ainsi que les hauts-marais avec gouilles, cuvettes et rigoles. Les milieux aquatiques secondaires – créés par l’être humain ou modifiés par leur exploitation – comprennent, outre les ruisseaux, tronçons de rivières et rives lacustres bétonnés : les fossés de drainages et d’irrigation, les canaux, les fosses de tourbage, les lacs de retenue, les étangs de gravières, les étangs de jardin, et ceux créés à des fins de protection de la nature. Les ruisseaux et rivières froids à cours rapide de moyenne et haute montagne, les étangs dépourvus de végétation, les lacs alpins et les suintements fontinaux au-dessus de la limite naturelle des arbres ne conviennent pas aux Odonates. Cela ne signifie pas pour autant que ces habitats sont inintéressants pour d’autres groupes d’espèces et qu’ils ne méritent d’être protégés! &lt;br /&gt;
Les sources, les [[Cours d’eaux#Cours d’eaux|cours d’eau]] et les eaux stagnantes sont des milieux aquatiques de premier ordre. Il y a différentes manières de les classer et de les définir. Dans une approche pratique de la protection de la nature, le document [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] décrit huit types d’habitats, la Liste Rouge quant à elle en distingue quatre, et la [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]] suit une subdivision plus fine.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milieux aquatiques variés occupés par les Odonates se distinguent par leurs facteurs '''abiotiques''' et '''biotiques'''.&lt;br /&gt;
Les '''facteurs abiotiques''' sont :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les dimensions : taille, profondeurs, surface, périmètre, pente des berges&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les propriétés du sol : rocher, cailloux, gravier, sable, limon, débris végétaux, tourbe&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ L’approvisionnement en eau : permanent ou temporaire, fluctuations du débit et du niveau&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les conditions de température, variations journalières et saisonnières importantes ou faibles&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les propriétés du courant, y compris à petite échelle&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La chimie de l’eau : La plupart des espèces préfèrent des milieux aquatiques mésotrophes, acides à légèrement basiques, quelques espèces – mais rares – étant adaptées à des conditions plutôt oligotrophes. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''facteurs biotiques''' sont :&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La végétation : plantes sur les rives (ligneux, roseaux, etc.)&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les plantes aquatiques aux différentes profondeurs&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La disponibilité des proies&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les prédateurs ; surtout poissons et écrevisses&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Exigences écologiques principales''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans les '''cours d’eau''', les larves de libellules ne peuvent occuper que les endroits à faible courant ; c’est là que se déposent sable, limon et débris végétaux, ou que se trouvent les plantes aquatiques et les radicelles des arbres poussant sur les berges. Pour que les libellules colonisent durablement les ruisseaux et les fossés, ils doivent être alimentés en eau toute l’année. Les larves de libellules ne peuvent pas se développer dans les cours d’eau toujours froids ni dans les rivières à courant rapide avec un substrat rocheux ou en éboulis, sans cesse remanié. Les ruisseaux dans les forêts fermées et le long des lisières ombragées manquent de soleil pour accueillir des libellules. La diversité structurale (notamment les propriétés du courant) et la qualité de l’eau (notamment la teneur en oxygène) déterminent au premier chef si un cours d’eau convient Odonates. Les autres paramètres importants sont l’ensoleillement, une surface d’eau offrant une vue dégagée, la température de l’eau et des talus richement structurés.&lt;br /&gt;
Les libellules n’occupent que la zone de bordure des '''lacs''. La configuration des rives et la végétation déterminent combien d’espèces d’Odonates, et lesquelles, peuvent se développer. Les facteurs décisifs sont la topographie des rives (longueur, pente, relief), le substrat (rocher, éboulis, gravier, sable, boue) la végétation (prairies aquatiques, ceinture de plantes à feuilles flottantes ; ceintures de roseaux et de laîches, hautes ou basses, denses ou lâches) et l’alimentation en eau (constante, réglée, avec changement périodique). Les lacs de barrage et de montagne dépourvus de végétation ne permettent pas le développement des Odonates.&lt;br /&gt;
Les larves de libellules peuvent coloniser toutes les zones des '''petits plans d’eau'''. &lt;br /&gt;
Elles privilégient des types de plans d’eau différents selon les exigences écologiques propres à leur espèce. Les paramètres importants communs à toutes les espèces sont la teneur en nutriments, l’ensoleillement, la richesse structurale et les micro-habitats (p. ex. substrat, racines, plantes aquatiques), la diversité morphologique (p. ex. berge plate, long périmètre, profondeurs différentes) ainsi que les espèces concurrentes et prédatrices.&lt;br /&gt;
Plus un plan d’eau est grand, plus nombreuses sont les espèces d’Odonates qu’il peut accueillir. Mais ce nombre dépend toutefois beaucoup de la configuration structurale et végétale de l’étang – et donc aussi du stade de succession. Que cela ne dissuade cependant pas de créer et entretenir des petits plans d’eau, car beaucoup d’espèces n’ont pas besoin de milieux aquatiques de grande taille pour se reproduire avec succès. En outre, les petits plans d’eau – même les étangs de jardins et de terrains de golf – densifient le réseau de biotopes, et la création d’un nouvel habitat aquatique favorise de nombreuses autres espèces.&lt;br /&gt;
Des informations plus détaillées concernant les habitats sont présentées dans [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]]. Les exigences de chaque espèce sont réunies dans « Die Libellen Europas » (en allemand). La [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]] présente des informations détaillées sur les exigences abiotiques essentielles des libellules, informations qui peuvent servir à évaluer un habitat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exemples de représentants typiques de différents habitats ===&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR1 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Ruisseaux et fossés en contexte de prairies : Caloptéryx vierge ''Calopteryx virgo'', femelle (à gauche) ; Ruisseaux de source : Cordulégastre bidenté (''Cordulegaster bidentata''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR2 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Rivières : Onychogomphe à pinces (Gomphe à pinces) ''Onychogomphus forcipatus forcipatus'', mâle (à gauche) ; Lacs et rivages lacustres : Spectre paisible (''Boyeria irene''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR3 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Petits plans d’eau : Sympétrum strié (''Sympetrum striolatum''), mâle (à gauche) ; Plans d’eau de gravières et glaisières : Orthétrum brun (''Orthetrum brunneum''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR4 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Eaux marécageuses : Chlorocordulie à taches jaunes (''Somatochlora flavomaculata''), mâle (à gauche) ; Plans d’eau subalpins et alpins : Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Habitats terrestres ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Quellen: «Die Libellen Baden-Württembergs», «Libellen schützen, Libellen fördern», naturtipps.com --&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les habitats terrestres se subdivisent selon leur fonction en sites de maturation, de chasse et de repos. Le même biotope remplit souvent les trois fonctions. Les lisières et clairières proches de l’état naturel, les haies et bosquets, les pâturages extensifs, les prairies humides et les prairies sèches, les jachères, les bords de chemin, les ourlets herbeux et les talus riches en espèces conviennent bien aux Odonates, de même que les gravières et carrières. Ces milieux terrestres doivent disposer d’une offre alimentaire en insectes suffisante. Ils peuvent se situer à plusieurs centaines de mètres ou quelques kilomètres du milieu aquatique. Les Brunettes (Sympecma spp.) ont en plus besoin d’habitats hivernaux adéquats, sous forme de jachères, de prés à litière, de lisières ou de clairières avec de l’herbe laissée sur pied.&lt;br /&gt;
L’habitat terrestre idéal permettant aux libellules des cours d’eau de chasser, se reposer et achever leur maturation, est composé d’une mosaïque de surfaces extensives bien ensoleillées et abritées du vent (p. ex. prés à litière) entre des forêts claires.&lt;br /&gt;
Pour être complète, la protection des libellules doit comprendre la mise en réseau des habitats terrestres et aquatiques. Des observations systématiques sur le Plateau ont montré que huit prairies humides exploitées de manière extensive ont été utilisées par 80% de la faune des Odonates de la région pour leur maturation, la chasse, la thermorégulation et, dans une moindre mesure, l’accouplement. On a pu montrer que quelques espèces ont survolé des forêts fermées et de larges routes. C’est la qualité écologique des habitats qui détermine leur attractivité. Les prairies en forêt exploitées de manière intensive sont fréquentées par beaucoup moins d’espèces et en beaucoup plus petit nombre d’individus que les clairières utilisées de manière extensive [[Media:Wildermuth 2010 Waldlichtungen als terrestrische Habitate.pdf|(Wildermuth, 2010; en allemand)]]. Des observations semblables ont été faites dans les Alpes [[Media:Wildermuth 2012 Ardez Extensiv genutztes Grünland.pdf|(Wildermuth, 2012 ; en allemand)]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie9 landlebensraeme hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Exemples d’habitats typiques : lisière forestière richement structurée, fortement imbriquée avec des prairies marécageuses ; forêt marécageuse claire ; prairies humides.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Micro-habitats ===&lt;br /&gt;
Les micro-habitats des milieux aquatiques, avec leur structure caractéristique spécifique constituent les habitats des larves. La végétation aquatique, les tapis de mousse, les radicelles et les petites cavités offrent un couvert aux larves, que ce soit pour guetter leurs proies ou s’abriter des prédateurs, et ils constituent de plus un substrat pour la ponte. Certaines espèces dépendent d’un type particulier de substrat sous l’eau : La Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia'') par exemple a besoin d’un fond tourbeux et de sphaignes, le Cordulégastre bidenté (''Cordulegaster bidentata'') de petites plaques de travertin (tuf calcaire) à grain fin, de boue, et de feuilles mortes, l’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'') d’un tapis de tiges, feuilles et racines des plantes aquatiques. Les éléments structuraux tels que le bois mort, les pierres et les réseaux racinaires diversifient le milieu aquatique, non seulement pour les libellules, mais pour beaucoup d’autres espèces animales – y compris les proies des larves d’Odonates.&lt;br /&gt;
L’eau doit être transparente pour permettre le développement d’une végétation riche dans un plan d’eau – en particulier s’il est profond.&lt;br /&gt;
Une végétation riveraine discontinue et richement structurée offre perchoirs, sites d’accouplement et de ponte, et abris pour l’éclosion.&lt;br /&gt;
Les ligneux structurent les milieux aquatiques. Leur densité devrait cependant rester assez faible pour les libellules qui ont besoin de chaleur et de lumière. Ils peuvent même être totalement absents des petits milieux aquatiques. Sur les plans d’eau relativement grands, quelques arbres ou buissons suffisent. Les cours d’eau doivent aussi présenter des secteurs bien ensoleillés. Une ombre continue sur les berges forme une barrière pour les libellules adultes en déplacement, qui utilisent préférentiellement les cours d’eau comme couloirs de migration7. Lorsqu’on définit le degré de boisement souhaité, il faut aussi prendre en considération d’autres espèces – oiseaux, reptiles et micromammifères. Le réchauffement trop important d’un ruisseau dans lequel est encore présent la rare Mulette épaisse (''Unio crassus'') n’est par exemple pas souhaitable. Il faudrait dans ce cas viser une densité de ligneux plus élevée que la densité idéale pour les Odonates.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie10 totholz hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Du bois mort émergeant de l’eau offre aux libellules une structure pouvant servir de perchoir et de substrat pour la ponte et l’éclosion, ainsi qu’une structure pour les larves.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres facteurs significatifs ==&lt;br /&gt;
=== Influence des conditions météorologiques ===&lt;br /&gt;
Les conditions météorologiques exercent une grande influence sur les populations de libellules. Une longue période de sécheresse provoque l’assèchement des petits plans d’eau, ce qui peut faire périr toutes les larves d’Odonates. Du mauvais temps continu pendant la période principale des émergences, des chutes de neige en été dans les Alpes, ou des gelées tardives peuvent provoquer des pertes importantes parmi les adultes. Selon les conditions météorologiques, les éclosions dans une population locale peuvent avoir lieu de façon prématurée, retardée, échelonnée ou resserrée dans le temps.&lt;br /&gt;
Les facteurs abiotiques les plus importants sont, pour les larves, la température de l’eau, pour les adultes la température de l’air et l’ensoleillement.&lt;br /&gt;
=== Influence du réchauffement climatique ===&lt;br /&gt;
L’augmentation de la température au cours des dernières décennies raccourcit la durée des stades larvaires. Dans la vallée de la Reuss, on a pu établir que les larves d’espèces habituellement semi- et partivoltines n’hivernaient plus.&lt;br /&gt;
Les libellules éclosent plus tôt et les périodes de vol sont avancées. Les stades larvaires durent moins longtemps et on assiste de plus en plus souvent à la formation de deux générations. &lt;br /&gt;
L’Aeschne des joncs (''Aeshna juncea'') et le Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'') qui occupent en Suisse surtout les régions relativement froides (Alpes, Préalpes, marais), se retirent de régions plus tempérées, la Chlorocordulie alpestre (''Somatochlora alpestris'') monte plus haut en montagne mais se heurte à un plafond car les habitats adéquats pour le développement manquent à haute altitude. Les espèces méditerranéennes et thermophiles sont en augmentation dans nos contrées.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie11 klimaerwaermung hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Das Kleine Granatauge (''Erythromma viridulum''), die Feuerlibelle (''Crocothemis erythraea'') und die Kleine Königslibelle (''Anax parthenope'') haben von der Erwärmung profitiert. Sie haben sich bei uns in den letzten 25 Jahren ausgebreitet. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fauna Indicativa ==&lt;br /&gt;
La [http://www.cscf.ch/cscf/de/home/wissenschaftliche-aktivitaten/fauna-indicativa.html Fauna Indicativa (en allemand)] présente de nombreux paramètres biologiques et écologiques pour chaque espèce de libellules et pour leurs larves – notamment fiches d’identité des marais, habitats et catégories de biotopes dans lesquels chaque espèce est présente, lien des larves avec leur biotope, zones et substrats de ponte, coexistence avec les poissons, phénologie, état trophique des milieux aquatiques, approvisionnement en eau, tolérance à la sécheresse, substrat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Littérature utilisée pour ce chapitre ==&lt;br /&gt;
▪ Die Libellen Europas (Wildermuth, H. &amp;amp; A. Martens, 2018): Le chapitre d’introduction présente l’essentiel sur l’anatomie, la biologie et l’écologie des Odonates et de leurs larves avec de superbes planches illustrées (en allemand). &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Die Libellen Baden-Württembergs, Band 1 (Sternberg, K. &amp;amp; R. Buchwald (Hrsg.), 1999): Informations détaillées sur la biologie et l’écologie (en allemand). &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ [[Media:LibellenTotalF.pdf|Protéger et favoriser les libellules (Wildermuth, H. &amp;amp; D. Küry, 2009)]]&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Pour d’autre références bibliographiques, voir [[#Littérature recommandée|Littérature recommandée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Promotion =&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
On ne peut promouvoir les Odonates qu’en conservant, valorisant et recréant leurs habitats. C’est particulièrement vrai pour les espèces spécialisées7. Le mode de vie amphibie des libellules exige de protéger et promouvoir tant leur habitat terrestre que leur habitat aquatique.&lt;br /&gt;
La brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] constitue un excellent document de base. Il y sera fait référence à plusieurs reprises dans ce qui suit [https://www.le-shop.pronatura.ch/index.php/artikeldetails/kategorie/contributions-a-la-protection-de-la-nature/artikel/proteger-et-favoriser-les-libellules.html (commander la brochure)].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mesures (générales) ==&lt;br /&gt;
=== Petits plans d’eau ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  46 Regeneration Torfgraben in Handarbeit.Schulklasse.Ambitzgi Gem. Wetzikon ZH.H.Wildermuth.20.09.2010.DSCN2443 Kopie 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Régénération manuelle d’un milieu tourbeux ; élimination par une classe de la végétation provoquant l’atterrissement. Le matériel déposé sur les bords du plan d’eau sera éliminé 2 ou 3 jours plus tard.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les plans d’eau seront traités ultérieurement sur le site internet en tant qu’habitats. La brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] présente en détail comment protéger et promouvoir différents types de plans d’eau (mares, gouilles, étangs, plans d’eau des gravières et glaisières, des marais et des régions subalpines/alpines), ainsi que les Odonates qui y vivent. Par conséquent, le présent chapitre ne traitera que l’essentiel du sujet de façon sommaire, et présentera les mesures de promotion avec des exemples.&lt;br /&gt;
Les influences extérieures doivent être évitées. Engrais et pesticides doivent être bannis à l’intérieur d’une zone-tampon la plus large possible. Il en va de même pour tous les cours d’eau qui alimentent les plans d’eau. Si on ne peut éviter la pâture des rives, elle doit être limitée dans le temps et ménager le milieu. Les milieux aquatiques abritant le développement de l’Aeschne azurée (''Aeshna caerulea''), de la Chlorocordulie arctique (''Somatochlora arctica'') de la Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia'') ou de la Chlorocordulie alpestre (''Somatochlora alpestris'') doivent être clôturés lorsque les alpages sont exploités. L’apport de feuilles accélère l’atterrissement dans les milieux aquatiques de basse altitude. Il faut donc réduire le boisement des berges lorsque c’est compatible avec les objectifs (prioritaires).&lt;br /&gt;
Lors de la '''création de nouveaux milieux aquatiques''', il faut surtout veiller à concevoir une rive longue, des profondeurs variées, et des berges plates au moins par endroits. L’aménagement des rives doit permettre un entretien économique avec des machines. La brochure de Pro Natura [https://www.le-shop.pronatura.ch/index.php/artikeldetails/kategorie/contributions-a-la-protection-de-la-nature/artikel/realiser-deau-temp-pour-les-amphibiens-menaces.html « Réaliser des plans d'eau temporaires pour les amphibiens menacés »] donne des instructions pour aménager des milieux aquatiques qui conviennent à ce groupe. Ce type de milieu permet aussi de promouvoir des espèces d’Odonates spécialisées, comme l’Ischnure naine (''Ischnura pumilio'') ou le Leste dryade (''Lestes dryas'').&lt;br /&gt;
Les plans d’eau sont soumis à une succession écologique, c’est-à-dire qu’une série de communautés végétales s’y développent à tour de rôle dans un ordre bien précis. Au cours de ce processus, les berges s’embuissonnent, le plan d’eau est envahi par la végétation et finit tôt ou tard par s’atterrir. La disparition de la dynamique naturelle des cours d’eau en Suisse empêche quasiment toute apparition de nouveaux plans d’eau ; ceux qui existent doivent donc être régulièrement entretenus. Cet entretien doit avoir lieu en automne ou en hiver et doit être défini en fonction des objectifs fixés pour l’habitat. Les mesures d’entretien suivantes sont souvent nécessaires :&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Tailler ou éliminer la végétation ligneuse riveraine&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Faucher la végétation des berges par secteurs, à savoir ne jamais entretenir toute la berge la même année&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Curer le plan d’eau ou nettoyer à la main ; des interventions de plus grande envergure sont nécessaires si le milieu est fortement atterri ou si on veut permettre à des espèces pionnières de coloniser des plans d’eau de carrières ou gravières. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plans d’eau primaires – en particulier ceux de grande taille – n’ont pas besoin d’entretien, à moins qu’ils soient altérés par les activités humaines, par exemple par le rabattement de la nappe sous-terraine, l’apport d’engrais ou le bétonnage des rives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;table border=&amp;quot;0&amp;quot;,  style=&amp;quot;font-size:108%&amp;quot;&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;td&amp;gt; '''Modèle d’entretien''' &amp;lt;br /&amp;gt; Dans le canton d’Argovie, la promotion des libellules a permis d’acquérir une grande expérience dans l’entretien des plans d’eau. La succession se déroule plus ou moins vite selon les substrats. En fauchant, en particulier au printemps, on peut la ralentir. Il faut déterminer au cas par cas les actions adéquates.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Grafik Libellen Aargau.gif&lt;br /&gt;
| text = Succession sur les plans d’eau nouvellement créés convenant aux espèces pionnières d’Odonates. &amp;lt;br /&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;Gewässergrund = Substrat; 1. Jahr = 1ère année /etc. ; Humus/Torf = tourbe ; Lehm = argile ; Sand/Kies = sable / gravier ; Pegel schwankend = Niveau variable ; geringer Bewuchs (&amp;lt; 25% Deckung), für Pionierlibellen optimal = Faible recouvrement de la végétation (&amp;lt; 25%)	Optimal pour les libellules pionnières ; mässiger Bewuchs (25-50% Deckung), für Pionierlibellen supoptimal = Recouvrement de la végétation modéré (25-50%), Suboptimal pour les libellules pionnières ; starker Bewuchs (&amp;gt;50% Deckung), für Pionierlibellen ungeeignet = Recouvrement de la végétation élevé (&amp;gt; 50%), Inadapté aux libellules pionnières &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le modèle de rotation a été développé sur la base des expériences dans les marais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modèles d’entretien s’appliquent également à d’autres types de plans d’eau.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/td&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/table&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance sur la protection des eaux (art. 41b) exige qu’un espace réservé aux eaux d’au moins 15 m depuis le rivage soit délimité autour des plans d’eau dont la zone aquatique mesure plus d’un demi hectare.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Schema Pufferzone Gewaesserufer hw.png&lt;br /&gt;
| text = Représentation schématique de l’espace réservé aux eaux autour d’un lac, d’un étang ou d’une mare. Les engrais et les produits phytosanitaires notamment sont interdits à l’intérieur des 15 m.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie12 gewaessertypen hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = '''Milieu aquatique primaire''' (œil de haut-marais) dans les Alpes, et '''milieu aquatique secondaire''' (« biotope » de protection de la nature) – déjà fortement colonisé par la végétation – sur le Plateau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cours d’eau ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  47 Jona natürlicher Flussflauf Rüti ZH 29.03.2007.H.Wildermuth.DSCN0106 Kopie 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text =  Tronçon de rivière proche de l’état naturel, habitat des Odonates des cours d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les mesures décrites dans [[Cours d’eaux#Cours d’eaux|l’article sur les cours d’eau]] (renaturation, revitalisation et remise à ciel ouvert) favorisent la présence et la dispersion des Odonates, ainsi que la mise en réseau des populations, dans les fossés, ruisseaux et rivières. (interne Links auf Fliessgewässer-Artikel).&lt;br /&gt;
Mesures d’entretien générales :&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Fauche des berges : faucher les talus une à deux fois par an et exporter le matériel. Laisser sur pied environ un tiers de la végétation. Adapter le moment de la coupe à la végétation et aux espèces présentes : premier passage en général dès mi-juin ou début juillet. Employer des outils manuels ou une faucheuse à barre de coupe ; pas de faucheuse à aspiration ni de faucheuse à fléaux (épareuse)&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Taille régulière des ligneux pendant l’hiver. Eclaircir sérieusement les tronçons qui sont boisés sans interruption. Tenir compte des exigences des autres espèces cibles.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Echelonnement spatial et temporel du nettoyage du lit et du désherbage. Limiter l’entretien à au maximum 1/3 ou 50 mètres de la longueur du cours d’eau à la fois. Entreposer le matériel éliminé au bord de l’eau pendant 2-3 jours pour permettre aux animaux de retourner à l’eau. Puis évacuer ce matériel. A réaliser en automne ou au début de l’hiver.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Combattre les néophytes&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des informations détaillées sur l’entretien des cours d’eau sont disponibles dans la brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] (p. 20 et suiv.).&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Il convient de donner suffisamment d’espace en largeur au cours d’eau lors d’une revitalisation, et de créer une grande diversité structurale. Prendre comme référence les cours d’eau naturels. Planter un nombre restreint de ligneux, et si possible sur la rive sud du cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rives lacustres===&lt;br /&gt;
Les lacs et les milieux terrestres attenants sont des écosystèmes complexes. Les mesures de protection et de promotion de la biodiversité doivent par conséquent être considérées dans un contexte global. Toutefois, des mesures simples permettent déjà d’offrir une aide efficace aux libellules – par exemple l’entretien adapté et différencié des zones riveraines.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La création de zones riveraines naturelles et richement structurées et la conservation des variations naturelles du niveau de l’eau sont des exemples de mesures générales de promotion des libellules au bord des lacs. L’entretien régulier de la végétation terrestre et la protection de la végétation riveraine de l’érosion et des débris flottants sont des mesures spécifiques. La zone d’atterrissement naturelle ne nécessite pas d’autre entretien.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
De nombreuses rives lacustres sont aménagées en dur. Il y a donc un grand potentiel pour rétablir l’état d’origine, constitué de berges plates à morphologie variée. Les actions requises à cet effet sont prescrites dans la loi sur la protection des eaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;table border=&amp;quot;0&amp;quot;,  style=&amp;quot;font-size:108%&amp;quot;&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;td&amp;gt; '''Loi sur la protection des eaux''' &amp;lt;br /&amp;gt; L’adaptation de la loi sur la protection des eaux (LEaux) en 2011 a introduit l’obligation pour les cantons d’élaborer une planification stratégique et de revitaliser les milieux aquatiques, et met des moyens fédéraux à disposition pour ce faire. Le délai pour les lacs court jusqu’à fin 2022 et les travaux pour s’y conformer doivent de ce fait être renforcés. Les connaissances sur la situation écomorphologique des eaux sont citées comme une base de planification importante par l’ordonnance sur la protection des eaux. &lt;br /&gt;
Depuis 2016, on dispose de l’aide à l’exécution de la Confédération [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/methoden-zur-untersuchung-und-beurteilung-der-seen.html « Méthodes d’analyse et d’appréciation des lacs en Suisse »] pour les relevés et l’analyse de l’écomorphologie des rives lacustres. Ce document présente la première méthode dans le cadre du [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/systeme-analyse-appreciation-lacs-suisse.html « Système d’analyse et d’appréciation des lacs en Suisse »]  publié en 2013.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/td&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/table&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe quelques exemples de revalorisation des rives lacustres.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La brochure «  Valoriser les cours d’eau et les lacs – Pour l’être humain et pour la nature » (OFEV, 2017)  présente la revalorisation des rives du lac de Morat.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Pour le lac de Zurich, il existe &lt;br /&gt;
[https://www.zh.ch/internet/de/aktuell/news/medienmitteilungen/2013/155_leitbild_zuerichsee.html le modèle « Zürichsee 2050 » (en allemand)]. L’aménagement, l’utilisation et l’accessibilité à long terme de la zone riveraine est un élément central du modèle « Zürichsee 2050 » : Le modèle montre où et comment il est possible de valoriser et créer à moyen et long terme des aires de détente pour le public et des espaces naturels pour la faune et la flore au bord du lac de Zurich. Pour faciliter la séparation spatiale, le modèle décrit des secteurs prioritaires à attribuer aux loisirs, à la valorisation de la végétation riveraine, et à la valorisation de la zone de faible profondeur.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie seen hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Rives lacustres à l’état naturel &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources ===&lt;br /&gt;
La protection et la conservation des habitats liés aux sources sont primordiales. Les sources, qui représentent souvent seulement une petite surface, ont souvent été captées, enterrées, canalisées, ou altérées d’une façon ou d’une autre – ce qui arrive parfois encore.&lt;br /&gt;
En forêt, on peut protéger et favoriser les sources en évitant de les traverser avec des véhicules, en ne les recouvrant pas de tas de branches, en ne traînant pas le bois à travers elle ni à travers les ruisseaux qui s’en écoulent, et en veillant à une composition des essences qui soit adaptée à la station.&lt;br /&gt;
Dans les marais, il faut exploiter avec précaution la zone des sources et éviter de les traverser avec des machines.&lt;br /&gt;
On dispose de peu de connaissances en Suisse sur la restauration des sources. Une liste des mesures possibles figure aux pages 18 et suivantes de la brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]]. Le dossier spécial d’aqua viva [https://www.aquaviva.ch/images/Zeitschrift/AV_Nr_3_2015/Aqua%20Viva_Zeitschrift_3_2015_Protection%20et%20revitalisation%20des%20sources%20%20projets%20et%20expriences_Stucki_f.pdf « Quellen im Fokus, Dossiers Sources »] présente des cas concrets de protection et revitalisation de sources. &lt;br /&gt;
Les liens ci-dessous offrent des informations sur les sources : &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.bve.be.ch/bve/fr/index/wasser/wasser/gewaesserqualitaet/Quellen.html Canton de Berne] &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.quellelixier.ch/ Projet sources de Bâle-Campagne et Binningen (en allemand)]&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie13 quellabfluesse hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Ecoulements de source forestier et d’un bas-marais du Plateau, habitats des deux espèces de Cordulégastres (''Cordulegaster'' spp.).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie14 quellen hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Mare fontinale et discret écoulement de source dans les Alpes, habitats de la Chlorocordulie alpestre (''Somatochlora alpestris''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Landlebensräume: Auf Feuchtgebiete, Grünland, etc verlinken, wenn diese bearbeitet sind. Momentan nichts erarbeiten. --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Poissons ===&lt;br /&gt;
Les petits plans d’eau doivent être exempts de poissons ! Eliminer les poissons des plans d’eaux dans lesquels ils ne sont pas naturellement présents. Il est toutefois difficile voire impossible d’éliminer durablement des poissons une fois qu’ils ont été introduits. &lt;br /&gt;
Si des poissons doivent vraiment être introduits dans un milieu aquatique, il ne faut le faire qu’avec des espèces présentes à l’état naturel dans ce milieu.&lt;br /&gt;
L’alevinage de jeunes truites dans les petites rivières et les ruisseaux, souvent pratiqué, doit être banni ; ces poissons aussi consomment les larves de libellules et de Salamandre tachetée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces cibles et caractéristiques ==&lt;br /&gt;
Aux pages 81-83 de la brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] figure un tableau avec les espèces cibles et caractéristiques régionales ; il constitue une base précieuse pour les projets de conservation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
Comme expliqué dans le chapitre [[#Introduction|« Promotion »]], la priorité en matière de promotion des Odonates est la valorisation des habitats. 29 espèces de libellules figurent dans [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html la liste des espèces prioritaires au niveau national]. Ces espèces requièrent impérativement des actions.&lt;br /&gt;
En collaboration avec le groupe de travail pour la conservation des Libellules de Suisse (GTCLS), le CSCF a publié [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/libellen/artenschutzblatter.html des fiches]  pour les espèces/sous-espèces listées ci-dessous. Ces fiches contiennent une courte description des espèces, des informations sur leur écologie, leur répartition, les menaces, les mesures de conservation et de promotion.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;table border=&amp;quot;0&amp;quot;,  style=&amp;quot;font-size:108%&amp;quot;&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;td&amp;gt; '''Fiches de protection''' &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Aeschne azurée (''Aeshna caerulea'')&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Aeschne subarctique (''Aeshna subarctica elisabethae'')&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Spectre paisible (Aeschne paisible) (''Boyeria irene'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Caloptéryx méridional (''Calopteryx virgo meridionalis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cériagrion délicat (Agrion délicat) (''Ceriagrion tenellum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Agrion hasté (''Coenagrion hastulatum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Épithèque à deux taches (C. à deux taches) (''Epitheca bimaculata'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Gomphe gentil (''Gomphus pulchellus'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Gomphe semblable (Gomphus similaire) (''Gomphus simillimus'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leste dryade (Leste des bois) (''Lestes dryas'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leste verdoyant (''Lestes virens vestalis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine à front blanc (''Leucorrhinia albifrons'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine à large queue (''Leucorrhinia caudalis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Néhalennie précieuse (Déesse précieuse) (''Nehalennia speciosa'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Gomphus à pinces (''Onychogomphus forcipatus unguiculatus'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ophiogomphe serpentin (Gomphus serpentin) (''Ophiogomphus cecilia'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Orthétrum à stylets blancs (''Orthetrum albistylum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Oxycordulie à corps fin (C. à corps fin) (''Oxygastra curtisii'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chlorocordulie arctique (Cordulie arctique) (''Somatochlora arctica'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Brunette sibérienne (Leste enfant) (''Sympecma paedisca'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sympétrum déprimé (Sympétrum à corps déprimé) (''Sympetrum depressiusculum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sympétrum jaune (Sympétrum jaune d'or) (''Sympetrum flaveolum '')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'')&lt;br /&gt;
&amp;lt;/td&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/table&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le canton de Zurich, il existe [https://aln.zh.ch/internet/baudirektion/aln/de/naturschutz/artenfoerderung/ap_fa.html des plans d’action (en allemand)] pour l’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'')  et la Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'').&lt;br /&gt;
Le canton de Lucerne a pubblié des [https://lawa.lu.ch/-/media/LAWA/Dokumente/njf/arten/leitarten/4_anhang_c.pdf?la=de-CH&amp;amp;hash=04D49BC7E1F5B4B09A96DC6D740AF88AEA1B2A3C portraits d'espèces (en allemand)] pour toutes les espèces présentes. &lt;br /&gt;
Nous recommandons les portraits d’espèces compacts de l’ouvrage « Die Libellen Europas » (en allemand). Chaque portrait renvoie à la littérature de base. Le livre « Die Libellen Baden-Württembergs Band » présente des informations détaillées pour chaque espèce (en allemand).&lt;br /&gt;
Les portraits d’espèces (en allemand) sur [https://libellenschutz.ch/arten libellenschutz.ch (en allemand)] sont également de bonnes sources d’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 2014, les observations de tous les groupes d’espèces alimentent la base de données « Virtual Data Center VDC » afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Cette base de données doit en particulier répondre aux besoins des services cantonaux de la nature. Ces données ne sont pas publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres références pour les projets de protection des espèces :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ En Allemagne, [https://ffh-anhang4.bfn.de/arten-anhang-iv-ffh-richtlinie/libellen.html l’annexe IV de la directive habitats contient 8 espèces (en allemand)] du groupe des Odonates. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ [http://www4.lubw.baden-wuerttemberg.de/servlet/is/31895/ Fiches signalétiques (en allemand)] par espèce du service de la protection de la nature du Bade-Wurtemberg LUBW. &amp;lt;br /&amp;gt;  &lt;br /&gt;
▪ [http://www.trameverteetbleue.fr/documentation/cote-recherche/syntheses-bibliographiques-especes Synthèses bibliographiques sur les traits de vie d'espèces – Odonates (France)], synthèses bibliographiques sur les traits de vie d'espèces – Odonates. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie15 prioritaereArten hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = La Néhalénnie précieuse (''Nehalennia speciosa'') et le Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'') sont deux espèces prioritaires au niveau national.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
== Listes Rouges ==&lt;br /&gt;
Selon [[#Liens généraux|la Liste Rouge des libellules actuelle  (OFEV 2002)]], 36% des 72 espèces évaluées sont menacées. Depuis la parution du premier atlas des libellules de Suisse en 1987, la situation des espèces les plus menacées s’est encore détériorée. Une nouvelle Liste Rouge est actuellement en préparation. Dès qu’elle sera publiée, nous complèterons ce chapitre avec la situation actuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--&lt;br /&gt;
Oberen Abschnitt mit dem folgenden ersetzen, sobald die neue Rote Liste veröffentlicht ist:&lt;br /&gt;
Selon la nouvelle Liste Rouge des libellules  (Monnerat et al. 2018), 34 (44%) des 77 espèces évaluées sont menacées d’une façon ou d’une autre. Depuis la parution du premier atlas des libellules de Suisse en 1987, la situation des espèces les plus menacées s’est encore détériorée : L’Agrion à lunules (''Coenagrion lunulatum'') et l’Onychogomphe à crochets (''Onychogomphus uncatus'') ont disparu (RE) depuis la parution de la première Liste Rouge (1994). La Néhalennie précieuse (''Nehalennia speciosa''), la Brunette sibérienne (''Sympecma paedisca'') et la Leucorrhine à front blanc (''Leucorrhinia albifrons'') sont en outre « en danger critique d’extinction » (CR). Le Sympétrum jaune (''Sympetrum flaveolum'') est encore venu s’ajouter à cette catégorie. D’autre part, quelques espèces se sont vues rétrogradées en raison des directives strictes de l’UICN. Au total, 9 espèces sont « en danger » (EN), 11 espèces sont « vulnérables » (VU) et 6 « potentiellement menacées » (NT). Les autres espèces se trouvent dans la catégorie « non menacées » (LC). &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt; Link auf Rote Liste &amp;lt;/span&amp;gt; --&amp;gt;&lt;br /&gt;
Selon [http://ec.europa.eu/environment/nature/conservation/species/redlist/downloads/European_dragonflies.pdf la Liste Rouge européenne], 15% des libellules sont menacées en Europe et 11% sont potentiellement menacées. Un quart des espèces montrent des effectifs en diminution et environ 10% sont en augmentation. Les données sont insuffisantes pour évaluer la situation des 12% d’espèces restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Menaces générales ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Différentes sources : «Fliedner-Kalies, T., Fliedner, H., Küchler, H., Wildermuth, H., 2011. Libellen im Kanton Schwyz, Berichte der Schwyzerischen Naturforschenden Gesellschaft. Schwyzerische Naturforschende Gesellschaft, Einsiedeln.», S. 197f.; «Libellen schützen, Libellen fördern»; «Die Libellen im Kanton Aargau»; «Die Libellen Baden-Württembergs»; Rote Liste, 2002, Flöss &amp;amp; Monnerat, 2013: Vorlesungsskript Makrozoobenthos, Odonata - Libellen --&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Rabattement de la nappe souterraine, drainage, pompage&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Apport de nutriments, eutrophisation&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Changement dans l’exploitation : intensification, abandon&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Mesures de construction dans et au bord de l’eau&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Aménagement hydraulique et modification du cours de la rivière, bétonnage des berges&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Curage du fond du lit &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Entretien inadapté ou, en cas d’atterrissement, absence d’entretien des milieux aquatiques et de la zone riveraine&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Crues extrêmes&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Boisement dense des rives&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Remblayage, dépôt de matériaux&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Pâturage intensif des zones de sources et des berges, en particulier en région alpine&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Utilisation pour les loisirs&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Remous provoqué par les bateaux à moteur : Une majorité des Gomphidés éclot près de la surface. Des vagues soudaines, causées par exemple par les bateaux à moteur submergent les animaux en train d’émerger; [[#Littérature concernant la pratique|« Die Libellen im Kanton Aargau », p. 64 sqq., 72 (en allemand)]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Brusques fluctuations de niveau dues à l’exploitation par éclusées des centrales hydrauliques&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Perte de la dynamique fluviale&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie16 unterhalt hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = A gauche : entretien de fossé inadapté. Après un curage mécanique du fond, le talus aussi été décapé. Ce cours d’eau n’est en fait qu’une rigole de drainage. A droite : l’abattage total d’un cordon boisé longeant un fossé appauvrit l’habitat.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Empoissonnement et écrevisses invasives ==&lt;br /&gt;
▪ L’empoissonnement des (petits) plans d’eau signe l’arrêt de mort de la microfaune qui les peuple.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ L’empoissonnement des cours d’eau et des grands plans d’eau avec des espèces qui ne sont pas présentes naturellement a des conséquences négatives pour les biocénoses d’origine.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La brochure [[#Littérature concernant la pratique|« Die Libellen im Kanton Aargau » (en allemand)]] accorde une grande importance au thème de l’empoissonnement. Les poissons fouisseurs sont jugés particulièrement problématiques (voir p. 39 sqq., p. 45).&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ On a jusqu’à présent accordé peu d’attention aux écrevisses exotiques invasives, comme [[#Ecologie|l’Ecrevisse calicot]] (''Orconectes immunis'' – pas encore détectée en Suisse) et l’Ecrevisse américaine (''Orconectes limosus''), qui troublent le fonds des petits plans d’eau, ont un taux de reproduction élevé et déciment totalement les larves de libellules ainsi que d’autres invertébrés des étangs et des mares (interner Link). Les écrevisses exotiques peuvent en plus transmettre le champignon pathogène provoquant la peste de l’écrevisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Suivi des mesures =&lt;br /&gt;
La brochure [[Media:LibellenTotalF.pdf|« Protéger et favoriser les libellules »]] consacre un chapitre entier au suivi des mesures. Nous recommandons la lecture de ces cinq pages denses et synthétiques à quiconque planifie, réalise ou analyse un suivi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points suivants sont à prendre en considération :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les données disponibles et le relevé de la situation initiale avant la réalisation des mesures sont des bases importantes pour le suivi. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les espèces spécialistes et les espèces cibles définies dans la planification sont des indicateurs adéquats.  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Définir la méthode de relevé : la méthode habituelle consiste à recenser les exuvies. Elle implique d’effectuer quatre à cinq passages entre avril/mai et septembre/octobre pendant trois ans. Si l’on doit se restreindre à trois passages, environ deux tiers de l’éventail des espèces peut être détecté.  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les passages doivent avoir lieu entre 10h et 16h30 (HAEC – heure d’été), par temps ensoleillé et le moins venteux possible.  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les indices de reproduction (accouplements, vols en tandem, pontes, adultes fraîchement éclos) doivent être relevés. Les exuvies et les libellules fraîchement écloses sont les meilleures preuves du succès de reproduction dans les milieux étudiés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il vaut la peine de confier le suivi à un-e spécialiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.libellula.org/wp-content/uploads/2016/10/26_1-2_Osterwalder.pdf Le recensement d’exuvies de Gomphidés (''Gomphidae'') sur des tronçons renaturés et des bras latéraux recréés de l’Aar et de la Reuss dans le canton d’Argovie (en allemand)] est un exemple intéressant de suivi des mesures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
La biologie et l’écologie de la plupart des espèces d’Europe centrale sont très bien connues, de même que leur répartition. Les plans d’eau de petite et très petite taille par contre souffrent d’un manque d’attention, on sait par conséquent moins par quelles espèces ils sont fréquentés.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les connaissances manquent sur l’évolution des populations à long terme. Il est important de suivre la dynamique sur de longues périodes. Comment évoluent les populations et la présence de chaque espèce sur deux ou trois décennies ?&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
On ne sait pas encore non plus éliminer efficacement les poissons indésirables dans les plans d’eau. La pêche à l’aveugle ne suffit pas, car elle ne permet d’éliminer qu’une partie des poissons. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il faut multiplier les essais d’entretien alternatif – comme le pâturage – et les accompagner d’un suivi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- = Praxisbeispiele=&lt;br /&gt;
xxx --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux =&lt;br /&gt;
* Informations sur les libellules sur [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/libellen.html le site internet du CSCF] : En plus d’informations générales sur les libellules, le CSCF propose un précieux service permettant de rechercher des données et de créer des listes d’espèces.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [https://lepus.unine.ch/carto/ Serveur cartographique info fauna]&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [https://libellenschutz.ch/ libellenschutz.ch (en allemand)] est un nouveau site internet (en allemand), très instructif et bien illustré, comportant des portraits complets de toutes les espèces de libellules indigènes, y compris des informations sur les possibilités de promotion. Tous les habitats essentiels pour les libellules y sont présentés.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* Le site internet de la [http://www.libellula.org Société des Odonatologues de langue allemande (Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen, GdO ; en allemand)] contient des listes fournies de références bibliographiques. La revue Libellula (en allemand) éditée par la GdO, qui présente des contributions scientifiques, peut être téléchargée gratuitement – à l’exception de l’édition la plus récente. Une sélection de thèmes fait l’objet d’éditions spéciales, dont une partie est téléchargeable. La GdO organise chaque année un congrès.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-libellules.html Liste Rouge de 2002 ]. Une nouvelle Liste Rouge est en cours de parution.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [http://ec.europa.eu/environment/nature/conservation/species/redlist/downloads/European_dragonflies.pdf Liste Rouge européenne] &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* Le [http://www.libellenwissen.de site internet personnel de Andreas Hein (en allemand)] présente de magnifiques photos, les listes des espèces d’Europe et des pays germanophones, des informations générales sur les libellules et un outil d’aide à la détermination.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* Les critères de détermination des espèces semblables sont magnifiquement représentés dans le [https://www.libellen.tv/libellen-handbuch.html Libellen-Handbuch von Dirk Pape-Lange « Libellen-Handbuch » de Dirk Pape-Lange  (en allemand)].&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--* Auflisten, wenn App vorhanden ist: Cette application contient une clé de détermination et offre la possibilité de transmettre ses observations de libellules.--&amp;gt;&lt;br /&gt;
== Organisations ==&lt;br /&gt;
* Les odonatologues de Suisse sont réunis informellement autour des congrès annuels (organisés par le CSCF) et au sein du GTCLS. Si vous souhaitez recevoir les invitations aux congrès annuels, vous pouvez vous annoncer auprès du secrétariat du CSCF (secretariat.CSCF@unine.chinfo.fauna@unine.ch). Il n’y pas de site internet dédié.&lt;br /&gt;
* [http://www.libellula.org/ Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO)]&lt;br /&gt;
* [http://www.libellules.org/fra/fra_index.php Société française d’Odonatologie ]&lt;br /&gt;
* [https://british-dragonflies.org.uk/ British Dragonfly Society ]&lt;br /&gt;
* [http://www.sudenkorento.fi/kwiki/Etusivu Finlande : Suomen Sudenkorentoseuran verkkosivut]&lt;br /&gt;
* [http://www.brachytron.nl/ Hollande : Nederlandse Vereniging voor Libellenstudie]&lt;br /&gt;
* [http://www.odonatolosko-drustvo.si/ Slovénie : Slovensko odonatolosko drustvo]&lt;br /&gt;
* [http://sglibellen.de/ Schutzgemeinschaft Libellen in Baden-Württemberg e.V. (SGL)]&lt;br /&gt;
* [http://www.libelleninfo.de/15.html Autres organisations]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Glossaires ==&lt;br /&gt;
* [https://libellenschutz.ch/info-material/glossar « Glossaire » dans libellenschutz.ch (en allemand)]&lt;br /&gt;
* On trouve d’autres glossaires dans [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas »]] et [[#Ouvrages de détermination|« Libellen Europas – Der Bestimmungsführer »]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée = &lt;br /&gt;
== Ouvrages de référence et ouvrages généraux ==&lt;br /&gt;
* Wildermuth, H. &amp;amp; A. Martens (2018): '''Die Libellen Europas – Alle Arten von den Azoren bis zum Ural im Porträt'''. Quelle &amp;amp; Meyer, Wiebelsheim : Les 140 espèces d’Europe sont représentées. Les portraits d’espèces résument, pour chacune d’entre elles, l’ensemble des connaissances disponibles : nom et étymologie, signes distinctifs, répartition (avec cartes), habitats, développement, mœurs et comportement des larves et des adultes, période de vol et d’éclosion, menaces, mesures de protection et de promotion. Conseils pratiques pour l’observation de chaque espèce. Bibliographie exhaustive. Le chapitre introductif présente l’essentiel sur la biologie des libellules – cycle, écologie, évolution, systématique, détermination et photographie. &lt;br /&gt;
* Sternberg, K. &amp;amp; R. Buchwald (Hrsg.) (1999, 2000): '''Die Libellen Baden-Württembergs'''. Band 1 und 2, Ulmer, Stuttgart : Ce livre est ''la'' référence pour l’Europe centrale ! La partie générale livre une introduction détaillée à la biologie, à l’écologie, aux mœurs, à la reproduction, à la répartition, aux habitats et aux mesures de protection des biotopes des libellules. Les fiches signalétiques par espèces sont très complètes. La bibliographie ne prend en compte que les ouvrages parus jusqu’en 1998.&lt;br /&gt;
* Corbet P. S. (2004): '''Dragonflies – behaviour and ecology of odonata''', Revised edition. ed. Brill, Leiden : Cet ouvrage de référence exigeant et très souvent cité, de l’odonatologue le plus réputé au monde, réunit les connaissances sur l’écologie et le comportement des libellules jusqu’au tournant du siècle. Les aspects de protection de la nature ne sont cependant traités que de manière générale et peu axés sur la pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Littérature concernant la pratique ==&lt;br /&gt;
* [[Media:LibellenTotalF.pdf|Wildermuth, H. &amp;amp; D. Küry (2009): ''' «Protéger et favoriser les libellules» - Guide pratique de protection de la nature'''. Pro Natura, Bâle]] : Nous recommandons l’usage de cette brochure axée sur la pratique à quiconque a affaire à la protection ou à la promotion des libellules.&lt;br /&gt;
* [https://www.ag.ch/media/kanton_aargau/bvu/dokumente_2/umwelt__natur___landschaft/naturschutz_1/biodiversitaet_1/UAG_So_23.pdf Vonwil, G., &amp;amp; R. Osterwalder (2006): '''Die Libellen im Kanton Aargau''', Umwelt Aargau. Kontrollprogramm Natur- und Landschaftsschutz, Sondernummer. Departement Bau, Verkehr und Umwelt, Abteilung Landschaft und Gewässer, Aarau (gedruckte Version vergriffen)] : Cette intéressante brochure présente les expériences et les résultats des suivis. Nous la recommandons à toutes celles et ceux qui s’occupent de recenser, protéger ou promouvoir les libellules des plans d’eau et cours d’eau. La nécessité d’un entretien régulier des plans d’eau et l’influence des poissons – en particulier des carpes – sur les libellules sont démontrées chiffres à l’appui. On y trouve des informations détaillées sur la présence et, pour certaines d’entre elles, l’écologie des cinq espèces de Gomphidés (''Gomphidae'') : Onychogomphe à pinces (Gomphe à pinces) (''Onychogomphus forcipatus forcipatus)'', Ophiogomphe serpentin (''Ophiogomphus cecilia''), Gomphe à pattes noires (''Gomphus vulgatissimus''), Gomphe semblable (''Gomphus simillimus''), Gomphe gentil (''Gomphus pulchellus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ouvrages de détermination ==&lt;br /&gt;
* Wendler, A. &amp;amp; H. Nüss (1998): '''Libellules : guide d'identification des libellules de France, d'Europe septentrionale et centrale'''. Société française d'odonatologie. Éditeur scientifique, 2e éd. : L’ouvrage original en allemand (7ème édition), est beaucoup plus complet et richement illustré que la version française actuellement disponible. Un projet de traduction est en cours. Les commentaires ci-dessous concernent la 7ème édition allemande.&lt;br /&gt;
** Le meilleur livre de détermination, en plus d’être le moins cher ; nombreux dessins de détail et images des ailes en noir et blanc&lt;br /&gt;
** Clé de détermination dichotomique pour les adultes ; description de chaque espèce&lt;br /&gt;
** Cartes de répartition&lt;br /&gt;
** Adapté aux débutants comme aux connaisseurs&lt;br /&gt;
* Brochard, C., D. Groenendijk, E. van der Ploeg &amp;amp; T. Termaat (2012): '''Fotogids Larvenhuidjes van Libellen'''. KNNV Uitgeverij, Zeist. &lt;br /&gt;
** Excellent livre pour la détermination des exuvies.&lt;br /&gt;
** La clé de détermination est basée sur des photos qui montrent tous les détails nécessaires.&lt;br /&gt;
* Grand, D., J.-P. Boudot &amp;amp; G. Doucet (2014): '''Cahier d’identification des Libellules de France, Belgique, Luxembourg, et Suisse'''. Biotope, Mèze (collection Cahier d’identification). &lt;br /&gt;
** Livre de détermination pour les larves (exuvies) et les adultes, avec photos et dessins de bonne qualité, clé de détermination&lt;br /&gt;
* Dijkstra, K.-D.B &amp;amp; R. Lewington (Hrsg.) (2007): '''Guide des libellules de France et d’Europe'''. Delachaux et Niestlé, Paris. &lt;br /&gt;
** Guide de détermination complet pour toutes les espèces de libellules d’Europe avec descriptions d’espèces (adultes uniquement) et cartes de répartition&lt;br /&gt;
** Pas de clé de détermination dichotomique&lt;br /&gt;
** Excellents dessins en couleur&lt;br /&gt;
** Une nouvelle édition (anglaise) est en préparation&lt;br /&gt;
* Bellmann, H. (2013): '''Der Kosmos Libellenführer'''. Franck-Kosmos, Stuttgart&lt;br /&gt;
** Guide de terrain compact avec courtes descriptions d’espèces et bonnes photos&lt;br /&gt;
** Contient les espèces d’Europe centrale et méridionale&lt;br /&gt;
** Clé de détermination pour les larves et les adultes&lt;br /&gt;
** Adapté aux débutants et aux personnes intéressées par les insectes en général&lt;br /&gt;
* Heidemann H. &amp;amp; R. Seidenbusch (2002): '''Larves et exuvies des libellules de France et d’Allemagne (sauf la Corse)'''. Société française d’Odonatologie (Bois-d’Arcy).&lt;br /&gt;
** Manuel détaillé avec beaucoup de texte et de nombreux dessins de détail, toutefois un peu difficile à utiliser car texte et dessins ne sont souvent pas ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ouvrages faunistiques nationaux et suprarégionaux ==&lt;br /&gt;
* Boudot, J.-P. &amp;amp; V.J. Kalkman (eds) (2015): '''Atlas of the European dragonflies and damselflies'''. KNNV publishing, the Netherlands.&lt;br /&gt;
* Boudot, J.-P., D. Grand, H. Wildermuth &amp;amp; C. Monnerat (2017): '''Les libellules de France, Belgique, Luxembourg et Suisse'''. Biotope, Mèze (Collection Parthénope), 2e éd.&lt;br /&gt;
* Brockhaus, T., H.-J. Roland, T. Benken, K.-J. Conze, A. Günther, K.G. Leipelt, M. Lohr, A. Martens, R. Mauersberger, J. Ott, F. Suhling, F. Weihrauch &amp;amp; C. Willigalla (2015): '''Atlas der Libellen Deutschlands (Odonata)'''. Libellula Supplement 14: 1-394.&lt;br /&gt;
* Raab, R., A. Chovanec &amp;amp; J. Pennerstorfer (2006): '''Libellen Österreichs'''. Springer, Wien.&lt;br /&gt;
* Riservato, E., A. Festi, R. Fabbri, C. Grieco, S. Hardersen, G. La Porta, E. Landi, M.E. Siesa &amp;amp; C. Utzeri (2014): '''Odonata. Atlante delle libellule italiane – preliminare'''. Società Italiana per lo Studio e la Conservazione delle Libellule. Edizione Belvedere, Latina.&lt;br /&gt;
* Wildermuth, H., Y. Gonseth &amp;amp; A. Maibach (2005): Fauna Helvetica : '''Odonata – Les libellules de Suisse'''. FH11, CSCF/SES, Neuchâtel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres références et sites internet ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Monnerat, C., H. Wildermuth &amp;amp; Y. Gonseth (2018): '''Liste rouge des Libellules. Espèces menacées de Suisse'''. Office fédéral de l’environnement, Berne, et Info fauna – &lt;br /&gt;
Centre suisse de cartographie de la faune, Neuchâtel. L’environnement pratique. Aufführen, sobald die neue RL öffentlich ist --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Gonseth, Y. &amp;amp; C. Monnerat (2002): '''Liste Rouge des espèces menacées en Suisse: Libellules'''. Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage, Berne et Centre suisse de cartographie de la faune, Neuchâtel. Série OFEFP « L’environnement pratique ». &amp;lt;!-- Noch aufführen, solange die neue RL noch nicht öffentlich ist --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Une liste bibliographique très complète se trouve dans [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas »]]. &lt;br /&gt;
* Le site [https://libellenschutz.ch/info-material/literatur libellenschutz.ch] présente une liste bibliographique qui se base sur « Die Libellen Europas » et sur « Odonata – Les libellules de Suisse ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
== Transmettre ses observations ==&lt;br /&gt;
Il est très utile de transmettre ses observations d’Odonates pour leur protection et leur promotion. [http://www.cscf.ch/cscf/home/datenverwaltung/webfauna/webfauna-app.html L’application Webfaun] a a été conçue à cet effet. [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/libellen.html Le site internet du CSCF]  présente les informations pour la transmission de ses observations.&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Erwähnen, sobald App zur Verfügung steht (jetzt als verborgenen Text einfügen): Nouveauté ! Vous pouvez désormais transmettre vos observations de libellules avec l’application (Name der App). --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dans la loi ==&lt;br /&gt;
Selon [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910005/index.html  l’ordonnance sur la protection de la nature et du paysage (OPN)], 22 espèces sont protégées sur le territoire suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les libellules font vivre de belles émotions =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie22 motivation xj hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Les libellules sont inoffensives (elles ne piquent pas, contrairement à ce que certains croient), suscitent la curiosité et l’enthousiasme, et se prêtent merveilleusement à l’approche de la nature pour les enfants.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Newsletter =&lt;br /&gt;
Cet article vous a plu ? Vous pouvez vous inscrire pour recevoir notre [http://biodivers.ch/index.php/sabonner-a-la-newsletter.html newsletter mensuelle] et rester informé-e des derniers articles sur la promotion des espèces et des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Hansruedi Wildermuth || hansruedi@wildermuth.ch&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || [http://biodivers.ch/index.php/bienvenue.html Association biodivers] || info@biodivers.ch &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
| Review|| Daniel Küry || [http://www.lifescience.ch/ Life Science AG] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  Daniela Keller || [https://www.fornat.ch/ FORNAT] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  Christian Monnerat || [http://www.cscf.ch/cscf/de/home/fauna-der-schweiz/libellen.html info fauna, CSCF] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Traduction ||  Sandrine Seidel || [http://filoplume.ch/ Filoplume Traduction] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Reptiles&amp;diff=11200</id>
		<title>Reptiles</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Reptiles&amp;diff=11200"/>
				<updated>2020-07-28T10:30:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Reptilien]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = Ringelnatter_Natrix_natrix_Portrait_1_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Après l’accouplement, la Couleuvre à collier (''Natrix natrix'') pond ses œufs dans les tas de compost et de litière, et dans d’autres endroits humides qui se réchauffent rapidement.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte || [http://biodivers.ch/index.php/willkommen.html Association biodivers]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Collaboration || [http://www.karch.ch/karch/de/home/die-karch/team/andreas-meyer.html Andreas&amp;amp;nbsp;Meyer]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Traduction|| [http://filoplume.ch/ Sandrine Seidel]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication|| Juin 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie_1.png&lt;br /&gt;
| text = Le Lézard agile peuple des habitats variés : lisières, talus de chemin de fer, ourlets des haies et berges des cours d’eau. La présence de secteurs inutilisés et de petites structures joue un rôle important. A droite, une mosaïque à petite échelle de forêt et de prairies maigres, intéressante pour le Lézard agile.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve en Suisse 15 espèces de reptiles. Elles occupent des habitats très différents les uns des autres. Les territoires doivent offrir des sites ensoleillés, des cachettes, des quartiers d’hiver adéquats, des lieux de pontes et des zones de chasse. Les reptiles ont besoin d’habitats en mosaïque et le désordre leur est favorable. On peut mettre en œuvre des mesures de protection et de promotion pour les orvets et les lézards presque partout, y compris à très petite échelle. Au contraire, les projets visant la promotion ciblée des espèces de serpents doivent intervenir là où les espèces en question sont encore présentes, ou alors là où la probabilité d’une immigration spontanée est élevée. Des mesures à grande échelle sont nécessaires pour les espèces fortement menacées – [[Renaturation et revitalisation#Renaturation et revitalisation|revitalisation de cours d’eau]], création d’habitats pionniers – tandis que les espèces moins exigeantes peuvent déjà être soutenues à moindre frais. La concurrence entre le Lézard des murailles et le Lézard agile est à prendre en compte lors de projets de promotion de ce dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les reptiles forment le groupe le plus menacé parmi les Vertébrés. Ce sont surtout les espèces inféodées aux milieux de plaine (en-dessous d’env. 1000 m) et qui, par conséquent, souffrent le plus de l’intensification de l’agriculture et du mitage du territoire, qui sont menacées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
Les reptiles de Suisse font partie de l’ordre des Squamates (Squamata), qui comprend les serpents (Serpentes ou Ophidia) et les lézards (Sauria). Seule la Cistude d’Europe (''Emys orbicularis'') fait partie de l’ordre des Tortues (Testudines). 16 espèces indigènes, une espèce introduite et une espèce réintroduite sont présentes chez nous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le site suivant présente de plus amples informations sur la systématique: &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien/systematische-ubersicht.html Centre Suisse de Coordination pour la Protection des Amphibiens et Reptiles de Suisse (karch)]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- ▪ [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Reptilien Wikipedia, Wikipedia, systématique des reptiles] (en allemand) --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Stuktur_Ina_Blanke_Ausschnitt_96_dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Les reptiles ont besoin d’habitats en mosaïque, désordonnés et chaotiques, comportant de nombreuses structures, comme ce tas de branches entouré de hautes herbes qui offre des sites ensoleillés et des abris et cachettes.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
Les reptiles occupent des habitats très variés : forêts, zones humides, [[Cours d’eau#Cours d’eau|cours d’eau]], terrains agricoles, talus ferroviaires et routiers, pâturages d’altitude, etc. La température corporelle idéale se situe entre 25° C et 32° C. L’existence d’habitats ensoleillés à microclimat chaud est donc le facteur clé pour la présence de ces animaux poïkilothermes. On ne les trouvera pas dans les paysages agricoles intensifs structuralement pauvres, ni dans les forêts denses, ni aux expositions nord-est ou à l’ombre, ni au-dessus de 3000 m d’altitude. L’habitat doit présenter des sites ensoleillés, des abris, de la nourriture, des sites de ponte ou de gestation et des [http://www.karch.ch/karch/home/spannendes--wissenswertes/amphibien--reptilien-im-winter.html quartiers d’hiver]. Plus l’offre est dense et plus les structures sont organisées en mosaïque, meilleure est la qualité de l’habitat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les microstructures – telles que murs en pierres sèches, murgiers, tas de bois, [[Haie#Haie|haies]], ourlets herbeux non fauchés – revêtent une énorme importance pour les reptiles.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[http://www.karch.ch/karch/home/lebensraume.html Informations sur les habitats des reptiles.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples d’habitats pour les reptiles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = reptilien_galerie_2_96_dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Haie avec ourlet herbeux non fauché (à gauche) et mosaïque d’herbages extensifs et d’éléments structuraux variés (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = reptilien_galerie_3.png&lt;br /&gt;
| text = Gravière et pâturage à structure variée.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = reptilien_galerie_4.png&lt;br /&gt;
| text = Forêt marécageuse fortement éclaircie accueillant la Couleuvre à collier (''Natrix natrix'') et le Lézard vivipare (''Zootoca vivipara'' (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = reptilien_galerie_5.png&lt;br /&gt;
| text = A gauche : Les talus le long des routes sont des éléments de connexion importants, pour autant qu’ils soient structuralement riches et entretenus de façon adéquate ; à droite : talus diversifié et ensoleillé comprenant un mur en pierres sèches, des groupes de buissons, des buissons isolés, et des hautes herbes.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = reptilien_galerie_6.png&lt;br /&gt;
| text = Les secteurs rocailleux en altitude sont des habitats très favorables aux reptiles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Reproduction et migration ==&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = Kreuzotter_Meyer_001_96_dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Kaum ist der Schnee weg, sonnen sich die Kreuzottern.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activité printanière des reptiles commence à peu près en même temps que celle des amphibiens, quand la température atteint environ 5 °C. Dix espèces de reptiles indigènes sont ovipares, six sont ovovivipares (le Lézard vivipare (''Zootoca vivipara''), les deux espèces d’orvet, la Coronelle lisse (''Coronella austriaca''), les deux espèces de vipères (''Vipera berus'', ''Vipera aspis'')). Les espèces ovipares pondent en juin ou juillet, quelques semaines après l’accouplement, dans un substrat humide et lâche (p. ex. sous une dalle en pierre ou dans une cavité creusée par leurs soins) ou dans de la matière organique en voie de décomposition. Le moment de l’éclosion des œufs dépend de l’espèce et de la température. Les femelles des espèces ovovivipares quant à elles se mettent en quête de sites ensoleillés pendant leur gestation. Les jeunes naissent entre fin juillet et septembre, ou même en octobre, selon la température et l’altitude.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement aux amphibiens, les reptiles ne montrent pas de comportement migrateur marqué et restent habituellement dans une zone de quelques kilomètres autour de leurs quartiers d’hiver, la plupart du temps même beaucoup plus près. La répartition de beaucoup d’espèces de reptiles est ainsi souvent régionale ou locale, et ces espèces se montrent relativement résistantes aux effets de l’isolement écologique. Les lézards sont particulièrement sédentaires et ne se déplacent en moyenne que de quelques centaines de mètres. Au contraire, un grand espace vital est nécessaire aux serpents.&lt;br /&gt;
Informations supplémentaires sur [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien/reptilienarten-der-schweiz.html la biologie et l’écologie de chaque espèce.]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = COAU_Habitat_Dirk_002_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les murs en pierres sèches sont des structures et des habitats importants.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement au cas des amphibiens, les mesures ou paquets de mesures en faveur des reptiles ne sont normalement pas spécifiques à chaque espèce, ou seulement peu ; les revalorisations entreprises profitent souvent de manière équivalente à toutes les espèces présentes.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La fiche pratique [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les reptiles »]] du karch est une excellente base pour la promotion des reptiles, dont nous recommandons vivement la lecture à toutes et tous.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les mesures suivantes, d’ordre général, sont profitables aux reptiles:&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Conservation ou rétablissement de la dynamique naturelle des [[cours d’eau#cours d’eau|cours d’eau]] &lt;br /&gt;
* Extensification de l’agriculture&lt;br /&gt;
* Promotion des bosquets champêtres, des [[Haie#Haie|haies]] et des lisières richement structurées&lt;br /&gt;
* Création de forêts claires et conservation des surfaces ouvertes en forêt&lt;br /&gt;
* Maintien des zones ouvertes dans les carrières et gravières et entretien de ces sites&lt;br /&gt;
* Entretien des bords de route favorable aux reptiles&lt;br /&gt;
* Aménagement de microstructures dans toutes les situations qui s’y prêtent (attention aux exigences du Lézard agile (''Lacerta agilis'') ! Voir ci-dessous)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Concurrence entre Lézard agile et Lézard des murailles'''&lt;br /&gt;
Le Lézard des murailles (''Podarcis muralis'') a été introduit à partir du sud dans de nombreuses régions de Suisse ; une éviction du Lézard agile par cette espèce est donc à éviter. Par conséquent, il faut en général renoncer à l’aménagement de structures en pierres si l’on désire favoriser le Lézard agile. Les autres microstructures posent en revanche moins de problèmes. D’autres informations à ce sujet sont disponibles dans la [[#Brochure de la Fondation Albert Koechlin|brochure de la Fondation Albert Koechlin]] (pp. 9 et 32). &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie de promotion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Conserver intacts les habitats, respectivement revaloriser les habitats perturbés tout en les étendant&lt;br /&gt;
* La priorité absolue est aux mesures sur tout le Plateau et dans le Jura, ainsi que régionalement dans les Préalpes et les Alpes. Beaucoup d’habitats se trouvent en dehors des réserves naturelles, p. ex. dans les agglomérations, le long des voies de communication, dans la zone agricole ou en forêt.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Mettre les mesures en œuvre à proximité des populations existantes (de quelques centaines de mètres à 2 km au maximum), en particulier pour les serpents.&lt;br /&gt;
* Le karch travaille à définir pour chaque canton des biotopes à reptiles d’importance nationale (BRIN). En cas de projet de conservation d’une certaine importance – spécialement s’il comporte des serpents comme espèces-cibles – veuillez prendre contact avant toute chose avec les représentants régionaux du karch ou le service de la protection de la nature compétent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Informations sur le site du karch ==&lt;br /&gt;
Le site internet du karch met à disposition une foule d’informations concrètes concernant la promotion des reptiles:&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien-fordern/in-der-landwirtschaft.html Conservation des reptiles dans l'agriculture]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien-fordern/im-wald.html Conservation des reptiles en forêt]. Le WSL a publié l’article [https://www.waldwissen.net/wald/tiere/reptilien_amphibien_fische/wsl_reptilien/index_FR « Les reptiles en forêt – lézarder en cachette »] sur waldwissen.net.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien-fordern/in-feuchtgebieten.html Conservation des reptiles dans les zones humides]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien-fordern/an-fliessgewassern.html Conserver les reptiles le long des cours d'eau]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien-fordern/im-siedlungsraum.html Conservation des reptiles dans les espaces urbains]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien-fordern/hauskatzen-und-reptilien.html Les chats et les reptiles]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/karch/home/spannendes--wissenswertes/aussetzen-und-ansiedeln.html Introduction de reptiles]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Eléments structuraux ==&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = Steinhaufen_Mauern_AKS_Graf_001_96_dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Un murgier, exemple de ces microstructures si importantes pour les reptiles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les éléments qui structurent le milieu sont d’une importance capitale pour les reptiles. Ils sont particulièrement précieux lorsque leur présence est déjà ancienne :  &lt;br /&gt;
* Haies et bosquets champêtres et riverains avec arbustes épineux et ourlets de hautes herbes&lt;br /&gt;
* Biotopes de lisière (en particulier talus) en bordure de forêt et des surfaces agricoles exploitées, le long des chemins et des routes ainsi qu’au bord des rivières&lt;br /&gt;
* Microstructures du paysage cultivé traditionnel, en particulier, murgiers, parapets, et murs en pierres sèches&lt;br /&gt;
* Tas de bois mort et de résidus de fauche de toute sorte&lt;br /&gt;
* Constructions de toute sorte en maçonnerie sèche, comme les anciennes digues de protection contre les crues, le tout-venant le long des voies ferrées et des routes, de même que certains gabions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le karch a élaboré des [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien-fordern/praxismerkblatter.html notices] sur les murgiers, les niches pierreuses, les gabions, les tas et piles de bois et les sites de ponte. La [[#Brochure de la Fondation Albert Koechlin|brochure de la Fondation Albert Koechlin]] contient des informations détaillées sur les microstructures. Le canton de Lucerne a produit les fiches [https://lawa.lu.ch/download/download_njf/arten &amp;quot;Eiablageplätze für die Ringelnatter (''Natrix natrix'')&amp;quot; und &amp;quot;Lebensraumaufwertungen für die Ringelnatter (''Natrix natrix'')&amp;quot;] (en allemand). Ne débarrasser ou déplacer les sites de ponte qu’en avril, mai et octobre, périodes où ils n’abritent ni animaux hivernants ni œufs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = reptilien_galerie_9.png&lt;br /&gt;
| text = Litière – de roseaux notamment – disposée en tas pour que la Couleuvre à collier (''Natrix natrix'') puisse y pondre. Les roseaux sont coupés en deux ou en trois avant d’être entassés. Les serpents adoptent déjà les tas l’année d’après. La température est pour cela décisive : elle doit demeurer constante entre 24 et 27 degrés.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Murs en pierres sèches ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Steinhaufen_Mauern_AKS_Meyer_009 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Vieux mur en pierres sèches &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les murs en pierres sèches sont des habitats précieux pour les reptiles. S’ils sont construits correctement, ils perdurent des décennies, voire des siècles. Les références ci-dessous contiennent des informations sur leur construction et leur entretien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Fiches pratiques'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.birdlife.ch/sites/default/files/documents/fiches_pratiques/mursdepierres.pdf Association Suisse pour la Protection des Oiseaux ASPO / BirdLife Suisse (2003) : Murs de pierres sèches]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [https://assets.wwf.ch/downloads/gemeinden_lebendige_grenzen_mit_trockenmauern.pdf WWF Schweiz (2009): Aktionsanleitung Gemeinden - Lebendige Grenzen mit Trockenmauern] (en allemand)&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = Bau_Trockenmauer_96_dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = La construction d’un mur en pierres sèches exige un savoir-faire spécialisé &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Livres'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les ouvrages ci-dessous fournissent une foule d’informations à qui désire construire lui-même un mur en pierres sèches ou approfondir ses connaissances à ce sujet:&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Hassenstein, M., Tufnell, R., Ducommun, A., Pelagatti, D., 2003. Murs de pierres sèches : manuel pour la construction et la réfection, [5e éd.]. ed. P. Haupt, Berne. Ce livret décrit l’utilisation des murs en pierres sèches pour la protection du patrimoine et du paysage et explique le déroulement concret de la construction de ces ouvrages de manière abondamment illustrée.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Stiftung UmweltEinsatz Schweiz, 2015. Trockenmauern: Grundlagen, Bauanleitung, Bedeutung, 2. Auflage. ed. Haupt, Bern. [http://www.trockenmauerbuch.ch/ Site internet du livre]. « Trockenmauern » est un ouvrage de référence comprenant textes, photos et illustrations sur la construction, l’origine et l’importance des murs en pierres sèches. Il transmet des connaissances pointues sur l’histoire, la culture, le patrimoine bâti et l’écologie, ainsi que sur des thèmes particuliers comme le paysage en mutation, les murs en pierres sèches en tant qu’habitat pour la flore et la faune, ou le vin issus des coteaux raides. L’ouvrage n’existe pas en français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Autres informations'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [https://svtsm.ch/fr/front Fédération Suisse des maçons en pierre sèche FSMPS]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revaloriser les vignobles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-500px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Steinlinsen_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Niches pierreuses comme éléments structurant un vignoble&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les vignobles abritent souvent une grande richesse en espèces et en individus. On trouve quelques conseils concernant l’entretien des vignes dans la notice pratique du karch [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les reptiles »]]. Ulrich Schulte a compilé un [http://www.landschafft.rlp.de/Internet/global/themen.nsf/b81d6f06b181d7e7c1256e920051ac19/3468016d5462621cc1257b57003e62cd/$FILE/10_Schulte_Reptilienschutz_im_Weinberg.pdf exposé sur la protection des reptiles dans les vignes (2013)] avec des dessins détaillés (en allemand).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Prendre en compte les reptiles lors de travaux de construction et lors de mesures d’assainissement ==&lt;br /&gt;
Le site internet du karch présente une information consistante sur la [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien-fordern/an-verkehrswegen.html conservation des reptiles le long des voies de communication]. Les documents ci-dessous sont utiles en complément :  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/583/dHash/70c649432b5d5bbbcbbee6668717df961b61b95f/?tu=0 Riede, J. et al. (2006): Vernetzung von Lebensräumen bei der Gestaltung von Verkehrsträgern]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Document très complet comprenant des informations générales pour la planification des voies de communication et ce à quoi il faut faire attention pour chaque groupe d’espèces, dont les reptiles et les amphibiens. N’existe qu’en allemand – seul le résumé est traduit en français. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Rhighetti, A. et al. (2008): Fauna gerechte Sanierung von bestehenden Gewässerdurchlässen]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rapport détaillé avec photos, dessins et exemples pratiques, ainsi que coûts et bénéfices des mesures d’adaptation des voûtages en faveur de nombreux groupes d’espèces, dont les reptiles et les amphibiens. N’existe qu’en allemand – seul le résumé est traduit en français. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principes d’entretien ==&lt;br /&gt;
Sous le terme d’entretien sont comprises des mesures intervenant en surface. Ce qui suit correspond quasiment point par point au tableau « Entretien des biotopes à reptiles – le plus important, en bref » de la notice pratique [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les reptiles »]] (karch, 2012).&lt;br /&gt;
* Privilégier la période de novembre à février pour les travaux d’entretien, car les reptiles sont alors inactifs. &lt;br /&gt;
* Veiller à garder un ensoleillement optimal : un habitat à reptiles doit dans l’ensemble être ensoleillé. Au besoin, rabattre ou éclaircir les ligneux à croissance rapide et projetant une ombre importante (plus d’infos sur [[Haie/Entretien et soins#Haie/Entretien et soins|l’entretien des haies]]). Entasser sur place le matériel coupé, mais pas aux endroits pauvres en substances nutritives et de grande valeur écologique. Eliminer d’abord les essences non adaptées à la station comme les épicéas (qui font de l’ombre toute l’année) ; épargner les feuillus âgés ; conserver les buissons bas (hauteur maximale 150 cm, idéalement moins) et les groupes de buissons ; le recouvrement idéal de la strate arbustive se situe entre 10 et 25%.&lt;br /&gt;
* Favoriser les ourlets herbacés et les bandes herbeuses : un feutrage d’herbes sèches offre aux reptiles de meilleures possibilités de cachettes et des conditions idéales pour leur thermorégulation ! Conserver des ourlets sans fumure aux abords des petites structures, mais aussi des pâturages, prairies, vignes, forêts, talus, cours d’eau, etc. Ne faucher ces ourlets que tous les trois à cinq ans, dès fin octobre ou novembre. Une fauche annuelle, partielle et alternée, est aussi envisageable. On peut aussi laisser de nombreuses surfaces en friche, et seulement rabattre les ligneux au besoin, de sorte à maintenir leur recouvrement à un maximum de 25%.&lt;br /&gt;
* Pâture : le pâturage peut prévenir l’embuissonnement et le reboisement naturel. Pour l’heure toutefois, il n’existe pas de connaissances suffisantes spécifiques aux reptiles en ce qui concerne l’intensité de la pâture, mais il est probablement avantageux de la maintenir la plus faible possible au-dessus du niveau minimum nécessaire. Pour trouver l’intensité de pâture optimale, commencer avec peu de bétail et augmenter petit à petit au besoin. Une pâture trop intensive laisse peu de hautes herbes et par conséquent ne convient pas aux populations de reptiles. Dans ce cas, il est judicieux de délimiter des endroits temporairement exclus de la pâture (p. ex. quelques mètres de large faisant tampon entre la lisière et le pâturage ou au bord des petites structures).&lt;br /&gt;
* Fauche : ne pas faucher les prairies et les prairies sèches dans les environs ou au bord des petites structures, ou les faucher extensivement uniquement, de préférence avec une faucheuse à barre de coupe et pas avant fin octobre. Hauteur de coupe : 10 à 15 cm. Une fauche alternée est souvent judicieuse.&lt;br /&gt;
* Entretien des petites structures: aussi peu d’entretien que possible, mais éviter l’ombrage et maintenir des ourlets herbeux bien marqués. Les structures peuvent, voire devraient, être colonisées par la végétation (graminées et autres plantes herbacées), et en partie aussi par des buissons. Rabattre ou supprimer uniquement les ligneux amenant de l’ombre. Utiliser les branches et autres produits de coupe pour en faire des tas aux endroits appropriés. En outre, les murs de pierres sèches tombant en ruine offrent aux reptiles des possibilités de cachettes idéales. Éviter l’ombrage ! Si la remise en état d’un mur s’avère indispensable, privilégier un système de construction à sec, si nécessaire sous la conduite d’un expert. Ne jamais jointoyer les pierres ni injecter de béton ! Effectuer ces travaux de préférence lors de la période d’activité des reptiles, qui peuvent ainsi s’enfuir. Du point de vue de la protection des reptiles, la destruction contrôlée d’un ouvrage de maçonnerie et la construction d’un nouveau mur à proximité est préférable à une rénovation !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La brochure [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=2&amp;amp;cad=rja&amp;amp;uact=8&amp;amp;ved=0ahUKEwiK7aGt7rPZAhWLORQKHbAHAW0QFggtMAE&amp;amp;url=https%3A%2F%2Fagridea.abacuscity.ch%2Fabauserimage%2FAgridea_2_Free%2F1440_2_D.pdf&amp;amp;usg=AOvVaw0V2mb1Q0L9yKU78Rq6rIIW Techniques de récolte des prairies et diversité des espèces (Agridea 2011)] donne des conseils pour épargner la microfaune. L’essentiel en est résumé ici :&lt;br /&gt;
* Entretien minimal&lt;br /&gt;
* Utilisation échelonnée&lt;br /&gt;
* Fauche de l’intérieur vers l’extérieur. En cas de fauche en bandes, laisser sur pied la dernière bande. En cas de fauche de l’extérieur vers l’intérieur, laisser le centre non fauché.&lt;br /&gt;
* Renoncer aux conditionneurs ainsi qu’aux broyeurs et aux dispositifs d’aspiration ; utiliser une faucheuse à barre de coupe&lt;br /&gt;
* Régler la hauteur de coupe de manière à ce que les chaumes mesurent (8-)/10-12 cm.&lt;br /&gt;
* Faucher par beau temps le matin tôt (avant 7h) ou tard le soir (après 18h) (Remarque : Le moment optimal pour faucher – en regard des reptiles – dépend de la station, de la saison et des conditions météorologiques du moment. P. ex. avant le lever du soleil par beau temps, toute la journée par temps couvert.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principes régissant les mesures de revalorisation ==&lt;br /&gt;
Les mesures qui concernent des quartiers d’hiver connus ou potentiels doivent être réalisées durant la période estivale. Exemples :&lt;br /&gt;
* Réparation d’un mur en pierres sèches&lt;br /&gt;
* Remise en eau d’un marais abritant des Vipères péliades (''Vipera berus''). Des solutions concrètes possibles sont présentées dans [https://www.lfu.bayern.de/natur/artenhilfsprogramme_zoologie/kreuzotter/doc/moorrenaturierung_und_kreuzotter.pdf &amp;quot;Wasserstandserhöhungen bei der Moorrenaturierung und Kreuzotterschutz&amp;quot; (Völkl, 2010)] (en allemand).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Moorregeneration_xj_zugeschnitten 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = La régénération des marais abritant la Vipère péliade est à entreprendre en (fin d’) été/début d’automne, période où les animaux sont actifs. Dans les cas où les mesures ne peuvent être réalisées qu’en hiver, attendre le printemps pour la mise en eau. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Délocalisations et repeuplements ==&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = Emys_orbicularis_Urs_Jost_001_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = La cistude d’Europe (''Emys orbicularis''), notre seule tortue indigène, bénéficie de projets de conservation en Suisse romande et au Tessin. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut arriver que des habitats à reptiles soient dégradés ou détruits dans le cadre de projets, et qu’il faille donc leur offrir un habitat de substitution. Les délocalisations constituent une possibilité. Soulignons ici que ce procédé est à éviter autant que faire se peut, parce que les chances de succès sont faibles en regard de l’important travail que cela nécessite / parce que la survie à long terme de la population dans un nouvel habitat ne peut quasiment pas être garantie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les aspects suivants sont à prendre en considération lors de délocalisations :&lt;br /&gt;
* Elles sont réservées aux spécialistes et doivent toujours être entreprises en concertation avec le karch, ou avec son concours&lt;br /&gt;
* Elles nécessitent une autorisation du service cantonal de protection de la nature&lt;br /&gt;
* Elles nécessitent un travail conséquent (capture des animaux, aménagement dans les temps de l’habitat de substitution)&lt;br /&gt;
* Elles ne sont donc pertinentes que si on a à disposition un habitat de substitution de taille suffisante, non occupé, pourtant de grande valeur écologique et au stade adéquat&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La délocalisation est une thématique complexe que nous souhaitons traiter de façon plus complète ultérieurement. En attendant, nous vous présentons ci-dessous les références importantes (en allemand) :&lt;br /&gt;
* Le NABU de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a tenu en 2015 un congrès portant sur les thèmes implantation et délocalisation. Les résultats du congrès sont réunis dans le cahier thématique [http://shop.laurenti.de/product_info.php?products_id=1020 « Hachtel, M., Göcking, C., Menke, N., Schulte, U., Schwartze, M., Wedding, K., 2017. Um- und Wiederansiedlung von Amphibien und Reptilien. Beispiele, Probleme, Lösungsansätze 296 Seiten (Themenheft). »]. &lt;br /&gt;
* Brandt, I., Haack, A., 2012. Bebauungsplan Groß Borstel 25. Maßnahmen zur Umsiedelung des im Gebiet nachgewiesenen Zauneidechsenvorkommens (Report). Seebauer | Wegers und Partner GbR.&lt;br /&gt;
* Grimm, E., 2012. Reptilien in der Praxis. Kartierung, Umsiedlung und Monitoring von Zaun- und Mauereidechse. Protokoll. Hessische Vereinigung für Naturschutz und Landschaftspflege e. V. (HVNL).&lt;br /&gt;
* Schulte, U., 2015. Zur Problematik der Umsiedlung von Reptilien – am Beispiel der Mauereidechse (Vortrag), Tagung „Um- und Wiederansiedlung von Amphibien und Reptilien. NABU NRW Landesfachausschuss Amphibien- und Reptilienschutz.&lt;br /&gt;
* Tschopp, A., Im Auftrag der Stadt Luzern, 2014. Altlastentechnische Sanierung Schiessplätze Allmend. Naturschutzfachliche Baubegleitung - Abfangen von Reptilien und Amphibien als begleitende Naturschutzmassnahme. Auswertungsbericht (Report). carabus Naturschutzbüro.&lt;br /&gt;
* Veith, M., Schulte, U., 2013a. Zur Problematik von Umsiedlungen ‐ am Beispiel von Eidechsenpopulationen. Artenschutz in der Praxis – Erfahrungen mit Ersatzquartieren und der Umsiedlung von streng geschützten Arten, Ökologisches Kolloquium S. 47-54.&lt;br /&gt;
* Veith, M., Schulte, U., 2013b. Zur Problematik von Umsiedlungen‐ am Beispiel von Eidechsenpopulationen ‐ Allgemeine und spezielle Aspekte (Vortrag), Ökologisches Kolloquium. Bundesamt für Gewässerkunde Deutschland.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’OFEV a publié un document important pour les mesures de substitution, sous la forme du guide [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/paysage/publications-etudes/publications/reconstitution-et-remplacement-en-protection-de-la-nature-et-du-paysage.html « Reconstitution et remplacement en protection de la nature et du paysage »] (voir bibliographie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = reptilien_galerie_10.png&lt;br /&gt;
| text = Différentes méthodes de capture ont été testées lors des travaux d’assainissement et de renaturation de la place de tir de l’Allmend lucernois, et un matériel varié a été utilisé pour attraper les reptiles (à droite). Jeunes couleuvres à collier (''Natrix natrix'' ; à gauche).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous renvoyons aux informations données par le karch au sujet [http://www.karch.ch/karch/home/spannendes--wissenswertes/aussetzen-und-ansiedeln.html du lâcher et de l’implantation] des reptiles (et des amphibiens).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Protection des espèces=&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = reptilien_galerie_7.png&lt;br /&gt;
| text = La Vipère péliade (''Vipera berus'') et la Couleuvre vipérine (''Natrix maura'') sont deux des espèces prioritaires au niveau national.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Onze espèces de reptiles figurent sur la [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaire au niveau national] et ont un besoin accru de protection. L’estimation du degré de ce besoin se base sur la [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-reptiles.html  Liste rouge des reptiles menacés de Suisse (2005)], les adaptations spécifiques sur l’expertise des spécialistes.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données du projet « Virtual Data Center VDC » centralise depuis 2014 les observations de tous les groupes d’organismes, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets touchant à la protection de la nature. Cette base de données est en particulier prévue pour répondre aux besoins des services cantonaux. Ces données ne sont pas publiques.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs organismes ont publié des fiches d’information et des mesures de promotion pour des espèces particulières de reptiles:&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Le karch a conçu des [http://www.karch.ch/karch/home/reptilien/reptilienarten-der-schweiz.html fiches signalétiques] pour toutes les espèces de reptiles de Suisse &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Des informations détaillées sur la [http://kbnl.ch/fr/nl-praxis/biotop-und-artenschutz/ promotion de la Coronelle lisse (''Coronella austriaca'') (2006)] ont été réunies à l’occasion d’un atelier. Le [https://aln.zh.ch/internet/baudirektion/aln/de/naturschutz/artenfoerderung/ap_fa/schlingnatter.html plan d’action Coronelle lisse du canton de Zurich] (en allemand) est aussi pris en compte. La publication [http://shop.laurenti.de/product_info.php?products_id=1001 Die Schlingnatter (2017)] (en allemand) regroupe toutes les connaissances sur cette espèce. Les aspects de promotion y sont traités de manière très générale.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ L’office fédéral de la protection de la nature d’Allemagne gère un guide internet des reptiles [https://ffh-anhang4.bfn.de/arten-anhang-iv-ffh-richtlinie/reptilien.html Internethandbuch Reptilien] , qui comprend des indications sur les mesures de conservation pour chaque espèce, des liens, des références bibliographiques et de projets concernant la Couleuvre d’Esculape (''Zamenis longissimus''), la Cistude d’Europe (''Emys orbicularis''), le Lézard des murailles (''Podarcis muralis''), le Lézard vert (''Lacerta viridis''), la Coronelle lisse (''Coronella austriaca''), la Couleuvre tesselée (''Natrix tessellata'') et le Lézard agile (''Lacerta agilis''). (En allemand) &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ La [http://www.trameverteetbleue.fr Trame verte et bleue (France)] contient des portraits du [http://www.trameverteetbleue.fr/documentation/cote-recherche/syntheses-bibliographiques-especes/lezard-vivipare-zootoca-vivipara Lézard vivipare (''Zootoca vivipara'')] et de la [http://www.trameverteetbleue.fr/documentation/cote-recherche/syntheses-bibliographiques-especes/vipere-peliade-vipera-berus Vipère péliade (''Vipera berus'')] (Synthèses bibliographiques sur les traits de vie d'espèces).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ L’office de la nature, de l’environnement et de la protection des consommateurs du Land allemand de Nord-Rhénanie-Westphalie a publié des [http://artenschutz.naturschutzinformationen.nrw.de/artenschutz/de/massn/gruppe/amph_rept fiches signalétiques pour trois espèces de reptiles] qui contiennent de nombreuses indications pratiques pour leur promotion. (En allemand)&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Du côté de la Bavière, on trouve la publication [https://www.google.ch/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=&amp;amp;esrc=s&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=2&amp;amp;cad=rja&amp;amp;uact=8&amp;amp;ved=0ahUKEwib0a20q7fZAhVFbRQKHZbuAYMQFggtMAE&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.naturpark-bayer-wald.de%2Ftw%2FKreuzotter%2Fstmug_kreuzotter.pdf&amp;amp;usg=AOvVaw268LM4lc71FOp_v4bEk_Ie Die Kreuzotter in Bayern - Erfolgreicher Artenschutz] (en allemand)&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Brochure et site internet sur le Lézard agile de la Fondation Albert Koechlin, Lucerne (en allemand) : voir le chapitre suivant&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Brochure de la Fondation Albert Koechlin==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Zauneidechse_AKS_Meyer_002_96_dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = La promotion du Lézard agile (''Lacerta agilis'') bénéficie depuis peu d’une brochure – en allemand – donnant des indications détaillées.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La Fondation Albert Koechlin souhaite promouvoir le Lézard agile en Suisse centrale. Elle a lancé un projet dans ce sens, publié la brochure [https://www.zauneidechse.ch/downloads-shop/ «Fördermassnahmen für die Zauneidechse»] (en allemand) et mis en ligne le site [https://www.zauneidechse.ch/ zauneidechse.ch]. Ces deux sources livrent une information étendue sur la biologie et l’écologie du Lézard agile, de nombreux conseils pratiques pour la promotion de l’espèce dans ses différents habitats ainsi que des magnifiques illustrations et de nombreuses photos.&lt;br /&gt;
Les indications au sujet de l’aménagement et de l’entretien de microstructures sont particulièrement détaillées et clairement illustrées.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Menaces=&lt;br /&gt;
Les causes principales du recul des reptiles sont les suivantes :&lt;br /&gt;
* Disparition des dynamiques paysagères qui créent des habitats naturels pionniers, telles que les crues, les coulées de boue, les chutes de pierres et les avalanches&lt;br /&gt;
* Assombrissement des forêts par abandon de l’exploitation ou reboisement&lt;br /&gt;
* Intensification de l’agriculture : fauche inadéquate et trop intensive, usage de biocides et de substances nocives&lt;br /&gt;
* Destruction des microstructures comme les murs en pierres sèches, les murgiers, les niches pierreuses, les tas de bois mort – mais aussi des haies, cuvettes, fossés, bandes et ourlets herbeux&lt;br /&gt;
* Embuissonnement et boisement, en particulier des prairies et pâturages secs, et également d’autres surfaces agricoles et alpages anciennement exploités, surtout en montagne&lt;br /&gt;
* Friches et microstructures en nombre insuffisant dans les zones agricole et urbaine&lt;br /&gt;
* Connectivité des habitats insuffisante&lt;br /&gt;
* Trafic routier&lt;br /&gt;
* Mise à mort par les chats domestiques et les humains&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = reptilien_galerie_8.png&lt;br /&gt;
| text = Obstacles infranchissables et entretien inapproprié représentent autant de dangers pour les reptiles le long des voies de chemin de fer. Les gabions constituent une bonne solution en lieu et place des ouvrages en dur (sur l’image avec une Vipère aspic (''Vipera aspis'')).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- =Ce qu’on ignore encore=&lt;br /&gt;
* Mise en réseau des populations, isolement écologique&lt;br /&gt;
* Intensité de pâture favorable aux reptiles&lt;br /&gt;
 --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Exemples pratiques=&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-500px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Schlingnatter_Coronella_austriaca_001_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = On peut favoriser la Coronelle lisse (''Coronella austriaca'') en construisant des murs en pierres sèches et en aménageant des niches pierreuses et des rampes à reptiles, par exemple.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
===Promotion du Lézard agile (''Lacerta agilis'')===&lt;br /&gt;
* [http://www.burgdorf.birdlife.ch/assets/PDF/DAMMPROJEKT-2013-.pdf Exemple pratique d’aménagements locaux, de microstructures et de haies pour la promotion des reptiles et des oiseaux] (en allemand) &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [[#Broschüre der Albert Koechlin Stiftung|Projet de conservation du Lézard agile de la Fondation Albert Koechlin, Lucerne]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Promotion de la Cistude d’Europe (''Emys orbicularis'')===&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-500px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Emys_orbicularis_Urs_Jost_001_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Des projets de réintroduction de la Cistude d’Europe (''Emys orbicularis'') sont en cours dans quelques cantons &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des [http://karch.ch/karch/home/reptilien/reptilienarten-der-schweiz/europaische-sumpfschildkrote/wiederansiedlung-sumpfschildkrot.html projets de réintroduction]de la Cistude d’Europe sont en cours dans les cantons de Genève, de Neuchâtel et du Tessin. Ces projets ont un caractère pilote et font l’objet d’un suivi scientifique rapproché. Il faut attendre les résultats de ce suivi pour savoir s’il est pertinent de lancer d’autres projets de réintroduction. Il est impératif de respecter les [http://www.unine.ch/files/live/sites/karch/files/Doc_a_telecharger/Schutz_Reptilien/Lignes_directrices_Cons_Emys.pdf lignes directrices de la Confédération et du karch]. Le site internet de [http://swissemys.ch/ SwissEmys] (en allemand) donne également des informations détaillées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Projets divers===&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--  ▪ [http://www.naturnetz-unteramt.net/aktuell/115-natur-neben-dem-gleis-die-ergebnisse Natur neben dem Gleis] &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt; Andrin fragen &amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt; Links funktionieren nicht und ich habe die Seiten nicht gefunden. Daher dieses Projekt nicht aufführen&amp;lt;/span&amp;gt; Le projet [http://rosenundreptilien.ch/konzept/konzept.html Rosen &amp;amp; Reptilien] de la Fondation Wirtschaft &amp;amp; Ökologie aménage des habitats permanents sous la forme de murgiers pour favoriser les reptiles, qu’elle garnit de variétés de roses indigènes rares ou menacées. [http://rosenundreptilien.ch/resources/Konzept_Endversion.pdf Le programme de protection des espèces « Rosen &amp;amp; Reptilien »] décrit en détail l’aménagement des murgiers et la plantation (en allemand). &amp;lt;br /&amp;gt; --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Ces dernières années, [https://www.birdlife-zuerich.ch/projekte-service/100xzuerinatur/projektliste/ 12 vignobles ont fait l'objet d'une revalorisation écologique] dans le cadre du projet 100xZüriNatur de [https://www.birdlife-zuerich.ch/home/ BirdLife Zürich] (état février 2018). Les reptiles sont parmi les principaux bénéficiaires des mesures, telles que la construction de murs en pierres sèches (en allemand).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux =&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/ Centre Suisse de Coordination pour la Protection des Amphibiens et Reptiles de Suisse (karch)]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://lepus.unine.ch/carto/ CSCF Infofauna: serveur cartographique des espèces animales de Suisse]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/files/live/sites/karch/files/Doc_a_telecharger/Rote_Listen/Liste%20rouge%20reptiles%202005%20f.pdf OFEV (2005) : Liste rouge des espèces menacées en Suisse : reptiles]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.skn-reptilien.ch/DGHT-Schweiz/index.html Deutsche Gesellschaft für Herpetologie &amp;amp; Terrarienkunde (DGHT): Landesgruppe Schweiz]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt; Link funktioniert nicht mehr, deshalb ausgeblendet&amp;lt;/span&amp;gt; * [http://www.karch.ch/karch/de/home/glossar-und-links/links.html Autres liens nationaux et internationaux sur le site du karch]&amp;lt;br /&amp;gt; --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* La maison d’édition [http://shop.laurenti.de/ Laurenti, spécialisée dans l’herpétologie et la mammalogie] a publié de nombreux ouvrages sur les reptiles, dont plusieurs monographies consacrées à des espèces  (-&amp;gt; supplément de la revue Zeitschrift für Feldherpetologie). (En allemand)&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.arc-trust.org/index.html Amphibian and Reptile Conservation]: organisation caritative écossaise de protection des amphibiens et des reptiles, et éditrice de: [https://www.arc-trust.org/Handlers/Download.ashx?IDMF=ca8c7414-fb47-4a9a-8883-8ae97268d261 The Reptile Habitat Management Handbook (2011)] (En anglais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Glossaire et autres liens ==&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/karch/home/glossar.html Le glossaire amphibiens et reptiles du karch]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.schulte-gutachten.net/site/publikationen/ Dr. Ulrich Schulte : publications] : Ulrich Schulte est un expert de la promotion des reptiles et des amphibiens. Il a publié de nombreux articles sur ce thème, dont une partie peuvent être téléchargés. (en allemand) &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://biofotoquiz.ch/biofotoquiz/?domain=standard&amp;amp;classID=20 Biofotoquiz : amphibiens &amp;amp; reptiles]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les reptiles à l’école ==&lt;br /&gt;
* [http://www.karch.ch/karch/home/aktivitaten/unterrichtsmaterialien/reptilien.html info fauna, karch : matériel pédagogique]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Littérature recommandée= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Ouvrages de références et généraux ==&lt;br /&gt;
* Meyer, A. et al. (2009). Auf Schlangenspuren und Krötenpfaden. Amphibien und Reptilien der Schweiz. Haupt Verlag&lt;br /&gt;
* Berney, Ch. (2001), Unsere Reptilien. Museum Basel.&lt;br /&gt;
* Hofer, U. et al, (2001). Die Reptilien der Schweiz&lt;br /&gt;
* Glandt, D. (2015). Die Amphibien und Reptilien Europas. Alle Arten im Porträt. Quelle &amp;amp; Meyer&lt;br /&gt;
* Kwet, A. (2015). Reptilien und Amphibien Europas, 224 Arten mit Verbreitungskarten, Kosmos&lt;br /&gt;
* Laufer, H., Fritz, K., Sowig, P. (2007). Die Amphibien und Reptilien Baden-Württembergs. Ulmer, Stuttgart.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Littérature concernant la pratique ==&lt;br /&gt;
* Centre Suisse de Coordination pour la Protection des Amphibiens et Reptiles de Suisse (karch), (2012). Notice pratique [http://www.karch.ch/files/live/sites/karch/files/Doc_a_telecharger/Praxismerkblaetter/Reptilien/Proteger%20et%20favoriser%20les%20reptiles.pdf  « Protéger et favoriser les reptiles indigènes »] (fiche de mesures) &lt;br /&gt;
* [[#Brochure de la Fondation Albert Koechlin|Site internet et brochure de la Fondation Albert Koechlin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Ouvrages de détermination ==&lt;br /&gt;
* Glandt, D., 2011. Grundkurs Amphibien- und Reptilienbestimmung: Beobachten, Erfassen und Bestimmen aller europäischen Arten, Quelle &amp;amp; Meyer Bestimmungsbücher. Quelle &amp;amp; Meyer, Wiebelsheim. (En allemand) Ouvrage méthodologique. Traite (presque) toutes les espèces d’Europe et des îles atlantiques voisines. Une clé illustrée très complète et des photos détaillées permettent une détermination certaine.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.birdlife.ch/de/birdlife_shop&amp;amp;func=cat&amp;amp;catid=2 Cigler, H. &amp;amp; Dusej, G. (2002). Miniguide « Reptiles de Suisse ». Ed. BirdLife Suisse] Guide compact et maniable comprenant les informations les plus importantes sur les reptiles indigènes &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://feldherpetologie.de/feldherpetologie/literatur/ Liste d'ouvrages de détermination européens sur le site de la Société allemande d'herpétologie (DGHT)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
▪ [http://www.amphibienschutz.de/literatur/index.html Bibliographie pour les herpétologues de terrain : base de données des ouvrages sur la biologie, l'écologie et la faunistique des amphibiens et reptiles des pays germanophones à partir de 1954] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--zu eingeschränkte Bibligraphie. Diese deshalb nicht anzeigen: [http://www.akademie-landesforschung.de/arbeitskreise/amphibien-und-reptilien/ Literaturliste der Akademie für ökologische Landesforschung e. V. in Münster (D) zu Amphibien und Reptilien]--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
== Transmettre ses observations de reptiles ==&lt;br /&gt;
Transmettre ses [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=de  observations de reptiles ] est très utile à leur protection et à leur promotion.  L’application [http://www.cscf.ch/cscf/home/datenverwaltung/webfauna/webfauna-app.html Webfauna] a été conçue à cet effet. Le site internet du [http://www.karch.ch/karch/home/beobachtung-melden.html karch] indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dans la loi ==&lt;br /&gt;
Selon l’ordonnance sur la protection de la nature et du paysage (OPN), toutes les espèces de reptiles sont protégées. La notice pratique [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les reptiles »]] présente plus de détails concernant leur protection légale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Newsletter =&lt;br /&gt;
Cet article vous a plu ? Vous pouvez vous inscrire pour recevoir notre [http://biodivers.ch/index.php/sabonner-a-la-newsletter.html newsletter mensuelle] et rester informé-e de la parution des derniers articles sur la promotion des espèces et des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [https://www.biodivers.ch Association biodivers]|| info@biodivers.ch&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Collaboration  || [http://www.karch.ch/karch/de/home/die-karch/team/andreas-meyer.html Andreas&amp;amp;nbsp;Meyer] || [http://www.karch.ch Centre Suisse de Coordination pour la Protection des Amphibiens et Reptiles de Suisse (karch)]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Traduction ||  Sandrine Seidel || [http://filoplume.ch/ Filoplume Traduction] &lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Petits_plans_d%E2%80%99eau/Types_de_plans_d%E2%80%99eau_et_ouvrages_techniques&amp;diff=11199</id>
		<title>Petits plans d’eau/Types de plans d’eau et ouvrages techniques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Petits_plans_d%E2%80%99eau/Types_de_plans_d%E2%80%99eau_et_ouvrages_techniques&amp;diff=11199"/>
				<updated>2020-07-28T10:05:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Stillgewässer/Bautypen und technische Einrichtungen]]&lt;br /&gt;
=Types de plans d’eau=&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Stillgewaesser_Galerie10.png&lt;br /&gt;
| text = Un barrage retient l’eau dans cet étang&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Informations_de_base « Informations de base »] aborde les différents types de plans d’eau naturels et artificiels. De façon très générale, on distingue les ouvrages de type « '''retenue''' », « '''plan d’eau issu d’un dragage''' » et « '''plan d’eau approvisionné en eau''' ». Plus largement, l’installation du plan d’eau dans la nappe phréatique ou sur un sol imperméable, le type [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Notions_d%E2%80%99%C3%A9cologie_utiles_pour_la_pratique#Hydrologie d’approvisionnement en eau] et la nécessité ou non d’une imperméabilisation sont des éléments qui jouent un rôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au printemps 2019, une enquête a été menée auprès de plusieurs spécialistes des petits plans d’eau (cf. ci-dessous). '''L’importance des eaux souterraines''' a été soulignée à plusieurs reprises, et le fait qu’il faut privilégier des '''plans d’eau sans imperméabilisation'''. Les priorités suivantes doivent être respectées pour l’aménagement de plans d’eau :&lt;br /&gt;
* Priorité n°1 : plans d’eau liés aux eaux souterraines, plans d’eau de type retenue&lt;br /&gt;
* Priorité n°2 : plans d’eau issus de dragage dans une station humide, ou plans d’eau dû à l’eau excédentaire de sources, de fontaines, de marais (sans imperméabilisation)&lt;br /&gt;
* Priorité n°3 : plans d’eau avec imperméabilisation&lt;br /&gt;
* Priorité n°4 : plans d’eau dans les bassins de rétention sur les côtés des rivières. Les plans d’eau dans les [https://biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Types_de_plans_d%E2%80%99eau_et_ouvrages_techniques#Plans_d.E2.80.99eau_cr.C3.A9.C3.A9s_par_apport_d.E2.80.99eau bassins de rétention frontaux] ne sont pas conseillés.&lt;br /&gt;
Il vaut la peine d’investir un peu plus de temps pour choisir l’endroit et clarifier ce qui doit l’être pour pouvoir aménager des plans d’eau sans imperméabilisation artificielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Plans d’eau créés par retenue=&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--- Gesucht: Foto von Einbau eines Schachts, anderer technischer Einrichtung (Wehr, …; SKW fragen) ---&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Stillgewaesser_Galerie11.png&lt;br /&gt;
| text = Les dépressions peuvent être mises en eau grâce à des puits, des plaques déversoirs, des palissades en bois ou des digues. En haut à gauche : inondation d’un fossé au moyen d’une palissade en bois ; en haut à droite : création d’un plan d’eau au moyen d’une digue en argile. Le niveau d’eau est réglable par un puits ; en bas : rehaussement d’un mur existant, réglable par une plaque.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le paysage, on peut voir un grand nombre de cuvettes qui sont drainées ou asséchées par des fossés. Si on laisse l’eau s’accumuler dans ces dépressions en obturant ou en détruisant les drains, on peut aménager des plans d’eau de diverses tailles. Le chapitre &amp;lt;!---[https://biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Types_de_plans_d%E2%80%99eau_et_ouvrages_techniques#Ouvrages_techniques---&amp;gt;« Ouvrages techniques » (en cours d’élaboration) présente en détail ces installations, sur la base des [https://biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Exemples_pratiques exemples pratiques] (mis à jour au fur et à mesure). Le choix du type de construction dépend de la situation sur place et des objectifs, notamment si on doit pouvoir réguler le plan d’eau ou non. En cas de besoin, il faut faire appel à un ou une spécialiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Plans d’eau créés par dragage (sans imperméabilisation)=&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Stillgewaesser_Galerie12.png&lt;br /&gt;
| text = Construction d’un étang sur un sous-sol imperméable (argile).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Créer un plan d’eau par dragage nécessite [https://www.biodivers.ch/de/index.php/petits_plans_d%E2%80%99eau/Cr%C3%A9ation_de_nouveaux_plans_d%E2%80%99eau#Travaux_pr.C3.A9paratoires_et_planification d’examiner au préalable le niveau qu’il aura, ainsi que ses variations, s’il s’agit d’un plan d’eau connecté à la nappe phréatique, ou d’analyser la structure du sol s’il s’agit d’un plan d’eau à fond imperméable]. Dans le premier cas, les données livrées par les cartes des eaux souterraines sont en général trop peu précises, et sans mesures (pluriannuelles), on ne connaît pas la fourchette des variations saisonnières. Les services des eaux compétents disposent souvent de données de mesures, au moins pour les nappes importantes. Les plans d’eau alimentés par la nappe ne s’atterrissent et ne s’eutrophisent que lentement (pour autant que la nappe soit pauvre en nutriments), raison pour laquelle il faut en créer un plus grand nombre. (cf. [https://biodivers.ch/de/index.php/petits_plans_d%E2%80%99eau/Types_de_plans_d%E2%80%99eau_et_ouvrages_techniques#Enqu.C3.AAte_sur_la_construction_de_petits_plans_d.E2.80.99eau enquête auprès des spécialistes]). Ils ne doivent cependant pas se trouver dans la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es zone d’influence du marnage].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!---{{Fotos-links-400px&lt;br /&gt;
| bilddatei = 145_4582_r1 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour les étangs connectés à la nappe, il faut déterminer le niveau de celle-ci et ses variations saisonnières, soit par des mesures avec un piézomètre soit au moyen d’un forage.&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
---&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;!---2. Priorität: Ev. irgendwo erwähnen, wo welcher Bautyp angewendet werden kann (keine abschliessende Aufzählung): In Kiesgruben i. d. R. mit Abdichtung: Im Moor Aufstau, Graben ohne Abdichtung, … ---&amp;gt; &lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = gww Thur.png&lt;br /&gt;
| text = Plan d’eau alluvial connecté à l’aquifère avec variation du niveau comprise entre 1 m et 1,5 m. Le plan d’eau est prévu de telle façon qu’il soit permanent (en connaissant les variations du niveau de la nappe on peut aussi aménager des plans d’eau statiques).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt; Schaffung / Erhalt lichter, unterschiedlich strukturierter Bestände = Création / conservation de peuplements clairsemés à structure variée; Auengewässer, angeschlossen an Grundwasser = Plan d’eau alluvial, connecté à la nappe phréatique; Q1 nach Initialmassnahmen = Q1 selon mesures initiales; Q91 Wasserspiegel heute = Q91 niveau d’eau actuel &amp;lt;!--- Sohle Thur 99/00 = ??---&amp;gt;; ca. 15-20 m = env. 15-20 m. &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Plans d’eau créés par apport d’eau=&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Stillgewaesser_Galerie13.png&lt;br /&gt;
| text = Dans la région du Mürgelibrunnen, à la limite des cantons de Berne et de Soleure, une partie de la pluie qui tombe ici en abondance s’écoule dans un système composé de plusieurs plans d’eau avant de déboucher dans un fossé. Depuis quelques années, l’eau excédentaire est captée par un puits réglable et conduite dans une prairie adjacente, où elle alimente plusieurs plans d’eau de faible profondeur, récents pour certains. Description des photos, d’en haut à gauche à en bas à droite : prise d’eau dans l’étang supérieur ; nouveau puits ; dispositif de réglage à l’intérieur du puits (l’alimentation peut être interrompue), alimentation dans la prairie inférieure ; cuvettes et creux inondés (certains existaient déjà, d’autres ont été en partie recreusés).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’alimentation en eau peut se faire de différentes façons. Quand elle est liée à des cours d’eau, on distingue entre les plans d’eau '''alimentés directement par le flux de la rivière''' et les plans d’eau '''alimentés par une dérivation du cours d’eau'''. Les plans d’eau peuvent aussi être approvisionnés par des trop-pleins de fontaines ou de prises d’eau, ou par '''l’eau excédentaire qui s’écoule des marais'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de plans d’eau alimentés par dérivation d’un cours d’eau, on doit prendre en compte différents éléments tels que le dosage de l’approvisionnement, la protection contre les crues, les débits résiduels, les grilles à poissons, la pêche, la qualité de l’eau, etc. Ils doivent par conséquent être planifiés et le cas échéant mis en oeuvre de concert avec des spécialistes. Ils nécessitent une autorisation et en général une concession. L’ouvrage « Mares et étangs » décrit (dès la p. 315, voir [https://biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Informations_de_base#Litt.C3.A9rature_recommand.C3.A9e « Littérature recommandée »)] les plans d’eau alimentés par dérivation d’un cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant aux pIans d’eau alimentés directement par des cours d’eau naturels ou proches de l’état naturel, il faut y renoncer, pour différentes raisons (modification de la dynamique, régime de charriage et continuité, réchauffement de l’eau, risque de crue, dommages possibles à la flore et à la faune). Dans le cas de cours d’eau artificiels, notamment des fossés à faible déclivité, une mise en eau peut en revanche amener une plus-value écologique. Nous abordons ce thème dans l’article sur les marais et zones humides (en cours d’élaboration).&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&amp;lt;!--- «Mares et étangs», S. 315&lt;br /&gt;
Beschreibung: Schematische Darstellung eines Gewässers im Nebenschluss mit den erforderlichen Einrichtungen (aus «Mares et étangs: «Schéma de principe d’une alimentation par dérivation de cours d’eau et aménagements nécessaires.)---&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Stillgewaesser_Galerie14.png&lt;br /&gt;
| text = L’ancien « étang Sagi » est alimenté par dérivation d’un ruisseau forestier. Ce plan d’eau, auparavant monotone et qui ne présentait aucun intérêt écologique avec son lit en béton, a été transformé en un système diversifié composé de deux plans d’eau et d’une zone étendue de faible profondeur. Il est alimenté en eau par une vanne, réglable. Photos d’en haut à gauche : ancien étang, prise d’eau dans le ruisseau, vanne pour le réglage de l’arrivée d’eau (la petite ouverture dans le mur en béton laisse passer au maximum 3,3 litres par minute), ruisseau proche de l’état naturel qui amène l’eau aux étangs, deux plans d’eau amont (le deuxième est très peu profond), grand plan d’eau aval.&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&amp;lt;!---&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = &lt;br /&gt;
| text = &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt; Grafik (&amp;quot;Sagiweiher.GIF&amp;quot;)muss angepasst werden&amp;lt;/span&amp;gt; L’illustration montre la situation actuelle avec le ruisseau et les étangs. Le plus grand d’entre eux a une fonction récréative (pêche, chemin, places de grillades), les autres sont dédiés à la protection de la nature. Le plus petit (à l’ouest) a été aménagé pour la rainette, encore présente dans les environs. Auparavant, il n’y avait qu’un grand étang, profond et inintéressant sur le plan écologique.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt; Anpassung Damm = Digue adaptée; Weg tw. mit Holzstegen = Chemin, partiellement sur ponton; Extensivwiese nicht betretbar = Prairie extensive non accessible; Wieses mit Feuerstelle und Sitzmöglichkeiten = Prairie avec foyers et bancs; Neue Weiherlandschaft = Nouveau réseau d’étangs; Hochwasserentlastung = Déversoir de crue; Fassungs- und Dotierbauwerk = Ouvrages de captage / ouvrage de répartition; Extensivwiese betretbar = Prairie extensive accessible; Hüenerbach = Ruisseau Hüener &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}---&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Tout petits plans d’eau=&lt;br /&gt;
Il est parfois possible d’avoir un grand impact à très peu de frais. Une sente peu utilisée ou un fossé le long d’une route forestière peuvent par exemple être inondés avec une retenue toute simple, en accord avec le forestier, ou on peut légèrement sur-creuser le pied d’une falaise où l’eau ruisselle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Stillgewaesser_Galerie15.png&lt;br /&gt;
| text = Mare forestière à Sonneur à ventre jaune, creusée à la main sur sol argileux&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;!---2. Priorität: Praxismerkblätter&lt;br /&gt;
▪	Naturama, BirdLife Aargau, [Datum unbekannt]. Praxismerkblatt Unkengewässer.&lt;br /&gt;
▪	Weitere---&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Techniques d’imperméabilisation=&lt;br /&gt;
Ce chapitre présente les différentes techniques possibles pour étancher le fonds, avec leurs avantages et leurs inconvénients. La démarche concernant les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Cr%C3%A9ation_de_nouveaux_plans_d%E2%80%99eau#Travaux_pr.C3.A9paratoires_et_planification travaux préparatoires et la planification] suit les mêmes principes que pour les plans d’eau sans imperméabilisation. Le point supplémentaire à prendre en compte concerne la structure des différentes couches. On ne peut pas trop faire dans le détail pour donner leur [https://biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Notions_d%E2%80%99%C3%A9cologie_utiles_pour_la_pratique#Morphologie forme aux étangs] à étanchéité artificielle, contrairement à ceux sur substrat naturel, et leurs forme et taille ne peuvent plus être modifiées après coup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Enquête sur la construction de petits plans d’eau==&lt;br /&gt;
Début 2019, l’association biodivers a conduit une enquête téléphonique auprès de 15 spécialistes sur leurs expériences avec la construction d’étangs. Les résultats de cette enquête sont présentés ci-après.&lt;br /&gt;
Les constats importants, déjà mentionnés plus haut, sont les suivants :&lt;br /&gt;
* Il faut privilégier les plans d’eau non étanches à ceux qui sont étanches&lt;br /&gt;
* Les étangs connectés à la nappe sont des plans d’eau de grande valeur&lt;br /&gt;
* La recherche et le choix d’un emplacement sont des étapes importantes de la planification.&lt;br /&gt;
Plusieurs spécialistes ont aussi souligné que les plans d’eau doivent si possible être créés par l’aménagement d’une retenue. Quelques-uns font dépendre le choix des matériaux à utiliser pour l’imperméabilisation entre autres de l’intégration dans le paysage, en particulier si du béton ou des bacs en plastique sont employés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents types d’imperméabilisation sont traités en détail ci-dessous. L’enquête sur les priorités et les expériences livre une image claire. Les '''feuilles de caoutchouc''' ont fait leurs preuves et c’est le moyen le plus souvent utilisé. Ces dernières années, de plus en plus '''d’étangs en béton''' ont été construits, souvent en combinaison avec des feuilles. Les bâches en PVC, souvent utilisées par le passé, ne sont plus employées. Tous les autres types d’imperméabilisation artificielle sont déconseillés. La plupart des personnes interrogées ont fait de mauvaises expériences avec de l’argile apportée d’ailleurs. L’argile est indiquée si le niveau d’eau est permanent. Partout où de l’argile apportée de l’extérieur s’assèche, des fissures se forment et elle devient perméable, surtout aux endroits où elle a été appliquée en couches trop fines. Deux personnes ont en revanche fait de bonnes expériences avec de l’argile et soulignent l’importance de sa qualité et de bien la travailler, surtout dans la zone où le niveau d’eau fluctue (et soulignent aussi l’importance du sous-sol, de l’épaisseur des couches et de l’application de l’argile). Les nattes de bentonite et la boue pressée ont été majoritairement sources de mauvaises expériences. On a créé peu de plans d’eau stabilisés à la chaux jusqu’à maintenant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dernières années, on a surtout créé des plans d’eau vidangeables. On recommande d’aménager une vidange lorsque c’est possible sur les nouveaux plans d’eau imperméabilisés : en effet ces étangs sont plus faciles à entretenir et s’atterrissent beaucoup moins vite. On peut en retirer facilement les poissons indésirables et surtout, les milieux aquatiques qui s’assèchent temporairement et les espèces qui y sont liées [https://biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Informations_de_base#Nombre_et_.C3.A9tat sont devenus rares dans nos paysages].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Feuille de caoutchouc (EPDM)== &lt;br /&gt;
Comme mentionné plus haut, cette feuille est de loin le matériau le plus fréquemment utilisé pour l’étanchéité (EPDM = Ethylen-Propolymer-Dien-Monomer). Les expériences sont très positives : la matière a une longue durée de vie, est très élastique, résistante aux UV, aux racines, et il n’y a pas de problème avec les rongeurs. La feuille de caoutchouc convient aussi particulièrement bien pour les plans d’eau temporaires, car un &amp;lt;!---#interner Link auf Technische Einrichtungen:[https://biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Types_de_plans_d%E2%80%99eau_et_ouvrages_techniques#Ouvrages_techniques]---&amp;gt;dispositif de vidange peut être monté facilement.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs classes de solidité selon le fournisseur (1.1, 1.2, 1.3, 1.5, ou 2.0 mm). Les spécialistes utilisent des épaisseurs différentes. La plupart emploient les feuilles de moindre solidité (1.1 mm), d’autres utilisent des feuilles de 1.5 ou 2 mm d’épaisseur. Il serait intéressant de récolter les expériences concernant [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Types_de_plans_d%E2%80%99eau_et_ouvrages_techniques#Structure_en_couches_pour_les_plans_d.E2.80.99eau_sur_b.C3.A2ches la durée de vie et la robustesse lors des travaux d’entretien].&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Communiquez à info@biodivers.ch vos expériences personnelles concernant la durée de vie et la solidité des feuilles de caoutchouc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on applique des feuilles confectionnées à l’avance, il n’y a pas de restriction quant aux températures lors de l’installation. Il faut par contre des températures positives si on doit souder les feuilles pour les poser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bâches en PVC==&lt;br /&gt;
Ces bâches ne sont plus employées aujourd’hui, nous n’abordons donc pas ce sujet.&lt;br /&gt;
&amp;lt;!---2. Priorität: siehe Word-File---&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Béton==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = DSC03346 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Création d’un étang avec une feuille de caoutchouc et une mince couche de béton par-dessus.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a longtemps qu’on construit des étangs bétonnés, à l’initiative de Heinz Durrer dans la région bâloise par exemple. Ces étangs comportent environ 20 cm d’épaisseur de béton. Selon la publication de Heinz Durrer de 2014&amp;lt;sup&amp;gt;1&amp;lt;/sup&amp;gt;, la structure est composée de deux couches : 5 cm de béton maigre et par-dessus, 15-20 cm de béton armé ou 20 cm de béton pompé ou de béton fibreux non armé – sans joints de dilatation (cf. ci-dessous). Ses 20 étangs ont été créés dans la période allant de 1965 à 1999. Il utilise un peu de gravier ou d’argile comme substrat. Les étangs ne peuvent pas être vidangés et sont donc soumis à un entretien régulier, notamment ceux qui sont alimentés par une eau riche en nutriments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;sup&amp;gt;1&amp;lt;/sup&amp;gt; Heinz Durrer, 2014. Amphibienschutz im siedlungsnahen Raum um Basel (CH) (40 Jahre Erfahrung in Bau und Pﬂege von Weiherbiotopen). Mitteilungen der Naturforschenden Gesellschaften beider Basel 15, S. 51-76.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dernières années, on a parfois construit des plans d’eau combinant feuille de caoutchouc et (fine) couche de béton pour promouvoir les espèces pionnières. Les strates sont dans ce cas structurées en une alternance non-tissé/feuille/non-tissé/ béton/ petite quantité de substrat. Ce dernier se compose de tout-venant, matériel excavé, gravier natif, ou lentilles provenant de bossages (pour de plus amples informations concernant le substrat, voir [https://biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Types_de_plans_d%E2%80%99eau_et_ouvrages_techniques#Structure_en_couches_pour_les_plans_d.E2.80.99eau_sur_b.C3.A2ches « Structure des strates »]). Ce type d’aménagement conserve son caractère pionnier durant longtemps, nécessite peu d’entretien et est plus avantageux qu’un étang exclusivement bétonné.&amp;lt;!--- gemäss Silvia in Überarbeitung und alte Version nicht erwähnen: La fiche [http://www.unine.ch/files/live/sites/karch/files/Doc_a_telecharger/Weiherbau/Notice%20plans%20d_eau%20betonnes.pdf « Notices pratiques pour l’aménagement de plans d’eau bétonnés en faveur des batraciens menacés »] et---&amp;gt; La brochure [[Media:Pellet 2013 ProNatura Realiser plans deau temporaires amphibiens.pdf|« Réaliser des plans d’eau temporaires pour les amphibiens menacés – Guide pratique »]] donnent d’autres informations à ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après notre enquête téléphonique, les couches de béton ont une épaisseur qui varie de 5 à 20 cm. Egale ou supérieure à 12 cm, la couche de béton peut être parcourue par une petite pelle mécanique. Les étangs bétonnés peuvent être construits de sorte à pouvoir être vidés. La construction des étangs à feuille bétonnés coûte un peu plus cher que celle des étangs à feuille traditionnels, mais l’entretien demande beaucoup moins de travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de prendre en considération les différentes propriétés du béton, raison pour laquelle il est important de faire appel à des spécialistes :&lt;br /&gt;
* Tous les types de béton ne conviennent pas. Le béton maigre et le béton fibreux (renforcé par des fibres d’acier) sont adaptés, mais pas le béton de revêtement (surtout si la couche de béton sur les berges n’est pas complètement recouverte) ni le béton filtrant (qui favorise la croissance de la végétation et se brise facilement).&lt;br /&gt;
* La surface de béton ne doit pas être lisse mais montrer une certaine rugosité, sinon les fraîchement métamorphosées peuvent y rester collées.&lt;br /&gt;
* Le béton est sensible à la température et forme des fissures, raison pour laquelle on doit en général poser des joints. Les étangs à feuille bétonnés avec une fine couche de 5 cm de béton ne nécessitent pas de joints, car le béton n’a pas besoin d’être imperméable (c’est la feuille qui joue ce rôle)&lt;br /&gt;
* Le béton n’est pas complètement imperméable&lt;br /&gt;
* Il ne faut pas employer d’adjuvants pour les plans d’eau à vocation de protection de la nature (liants rapides, retardateurs de prise)&lt;br /&gt;
* En raison de valeurs de pH élevées, les étangs bétonnés récemment créés devraient être rincés 2 à 3 fois, et l’eau correctement éliminée (le pH de l’eau doit être inférieur à 9).&lt;br /&gt;
* On ne peut pas travailler le béton lorsqu’il gèle. En cas de forte chaleur, une couverture humide est nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nattes de bentonite et bentonite==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = IMG_4559 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = La pose des grandes nattes de bentonite requiert l’engagement de machines adaptées.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bentonite est un minéral argileux d’origine volcanique. Son composant principal est le minéral bentonite de sodium, qui est majoritairement constitué de montmorillonite. La bentonite, pulvérulente, gonfle lorsqu’elle est mélangée au matériau du sol. La bentonite pulvérulente est contenue dans le non-tissé (synthétique) des nattes de bentonites, qu’on obtient en rouleaux.&lt;br /&gt;
A une exception près, les expériences avec les nattes de bentonite sont mauvaises. Si on veut vraiment employer cette technique, les spécialistes recommandent de ne l’utiliser que pour des plans d’eau permanents avec arrivée d’eau. Les nattes deviennent perméables en séchant, et de plus elles n’offrent pas une grande résistance aux racines, qui peuvent donc les traverser.&lt;br /&gt;
Plus personne n’utilise de bentonite en poudre, nous n’abordons donc pas ce sujet.&lt;br /&gt;
On trouve sur [http://bentonit.de/ Bentonit.de] des informations complètes sur les nattes de bentonite et la bentonite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Argile (terre glaise)==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!---{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = &lt;br /&gt;
| text = Créer un plan d’eau avec de l’argile requiert une grande expérience et des connaissances spécialisées pour qu’il reste imperméable à long terme.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Foto suchen ---&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il faut distinguer les plans d’eau créés sur de l’argile existante de ceux créés sur de l’argile importée sur le site. Dans le premier cas, on peut creuser les étangs les plus divers – des mares peu profondes grandes ou petites, des cuvettes inondables, et des mares avec écoulement temporaire – qui fonctionnent très bien dans de nombreux endroits et qui sont précieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on importe de l’argile à des fins d’imperméabilisation, le succès de la construction des plans d’eau dépend des facteurs présentés ci-après. Dans la plupart des cas, on peut dire que l’argile ne convient que pour les plans d’eau permanents (en particulier en présence d’un affluent).   Des fissures apparaissent partout où l’argile n’est pas en permanence humide. La couche d’argile doit être épaisse d’1 m, et le sous-sol lui-même ne doit pas être trop perméable, car sinon l’argile peut s’assécher par en dessous. Lorsqu’on travaille l’argile, il faut prendre garde à ce qu’elle ne puisse jamais sécher. Il faut donc la travailler rapidement ou la mouiller régulièrement, et remplir rapidement un plan d’eau nouvellement créé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’argile doit être de bonne qualité et ne doit pas contenir de pierres ou d’inclusions. Il n’existe pas de définition de la qualité de l’argile, mais on peut la tester de la manière suivante : elle colle aux doigts, on peut en façonner des petites boules ou saucisses (jusqu’à la moitié de la largeur d’un crayon) sans que des fissures ne se forment. Si on les lance contre un mur, elles doivent y rester collées. L’argile ne doit contenir qu’une faible proportion de sable. De plus, la consistance est importante (plastique, façonnable, semblable à l’argile des potiers). Le matériau ne doit pas contenir de grumeaux, car ceux-ci ne seront que trop peu écrasés lors du travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’argile doit être apposée par couche de 30 cm d’épaisseur, et bien compactée. Le rouleau compresseur Rammax est la machine par excellence pour ce genre de travaux. Les cylindres laissent leur empreinte dans l’argile, dans laquelle l’humidité peut s’accumuler. Un simple lissage n’est pas suffisant. Les berges doivent être aménagées de sorte à être plates, sinon elles ne peuvent pas être compactées par le rouleau. On peut acheter de l’argile dans les briqueteries (cher) ou s’en procurer via les entreprises de construction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La végétation des plans d’eau sur argile est vigoureuse, ce qui entraîne la nécessité d’un entretien fréquent. Attention : à chaque entretien mécanique, la couche d’argile s’affaiblit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le service de la protection de la nature du canton de Zurich a rassemblé les expériences de construction d’étangs sur de l’argile dans le document [[Media:Loeffel etal 2009 Praxishilfe Amphibienlaichgewaesser.pdf|« Praxishilfe zur Aufwertung und Neuschaffung von Laichgewässern für Amphibien » (en allemand)]]: Sur 52 plans d’eau nouvellement créées ou revalorisés, 22 ont été imperméabilisés avec de l’argile. En raison d’une étanchéité insuffisante, de nombreux étangs ont dû faire l’objet d’une réfection. Pour certains, on a remplacé l’imperméabilisation par des bâches après quelques années, ou on a remis de l’argile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les désavantages de cette forme d’imperméabilisation font qu’on ne la recommande que pour les plans d’eau profonds et de grande taille alimentés en eau. Les coûts sont élevés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le guide pratique [[Media:Pellet 2013 ProNatura Realiser plans deau temporaires amphibiens.pdf|« Réaliser des plans d’eau temporaires pour les amphibiens menacés – Guide pratique »]] recommande, pour promouvoir la Grenouille agile et les tritons, une combinaison de feuille de caoutchouc avec un substrat argileux ou de la terre maigre (voir page 17). Il reste à déterminer si on veut amener un substrat qui favorise la croissance des plantes ou si on veut laisser plus de temps à un plan d’eau pour que la végétation se développe comme souhaité (cf. manque de plans d’eau oligotrophes au chapitre [https://biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Informations_de_base#Nombre_et_.C3.A9tat « Informations de base »].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Boue pressée==&lt;br /&gt;
La boue pressée est un résidu issu du lavage des graviers dans les gravières. D’après notre enquête, on dispose de peu d’expériences, qui plus est majoritairement mauvaises, avec la boue pressée. Il en existe différentes qualités. Si on en utilise, alors n’employer que de la boue pressée à fort taux de particules fines (argile), et vérifier l’absence de substances potentiellement toxiques (eau de béton, agent floculant). Les caractéristiques négatives suivantes ont été mentionnées : riche en éléments nutritifs ; convient uniquement aux plans d’eau permanents car des fissures apparaissent dans la zone de variation de niveau, comme pour l’argile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les personnes qui ont travaillé avec de la boue pressée ne recommandent de l’utiliser que pour des plans d’eau de grande taille et plutôt profond. La boue pressée doit montrer la qualité mentionnée et être mise gratuitement à disposition. La pose doit se faire en plusieurs couches, comme pour l’argile. Les conseils concernant l’épaisseur varient : d’un côté 30-50 cm, de l’autre au moins 1 m.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boue pressée a parfois été utilisée comme matériau de couverture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stabilisation du sol à la chaux==&lt;br /&gt;
Lors de ce procédé, la matière (du sol) est mélangée à un liant minéral et par là, stabilisée. Pour la création d’étangs, on utilise de la chaux hydratée. On trouve des descriptions détaillées du procédé dans les articles [https://www.e-periodica.ch/digbib/view?rid=sbz-003:1995:113::891#3842 « Bodenstabilisierung mit Kalk im Weiherbau » (en allemand)] et [http://doi.org/10.5169/seals-153825 « Kalkstabilisierung » (en allemand)].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les spécialistes qui ont un peu d’expérience dans le domaine, il faut prendre garde aux points suivants lorsqu’on privilégie ce type d’imperméabilisation :&lt;br /&gt;
* Le travail est exigeant techniquement, il faut de l’expérience et on doit travailler soigneusement. La chaux hydratée est très corrosive. La peau, les yeux et les organes respiratoires doivent être bien protégés lorsqu’on manipule ce matériau.&lt;br /&gt;
* Le matériau peut être mélangé sur place avec le substrat du sol, lorsque ce dernier est argileux. Respecter les indications du fabricant concernant les proportions pour le mélange. Une autre option consiste à se faire livrer un mélange déjà prêt.&lt;br /&gt;
* L’un des spécialistes émet la remarque que la stabilisation du sol à la chaux n’imperméabilise pas totalement le sous-sol. Ce n’est qu’en ajoutant des minéraux argileux (opalite, bentonite, p. ex.), que les pores fins seront bouchés (cf. également l’article cité plus haut).&lt;br /&gt;
* Travail en couches successives : la matière meuble de 40 cm d’épaisseur est fraisée et compactée pour n’atteindre plus que 25 cm, trois couches sont nécessaires. Compactage avec le rouleau compresseur Rammax, p. ex. &lt;br /&gt;
* La stabilisation à la chaux engendre un pH élevé (9-10).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ensemble, on dispose de peu d’expérience avec cette méthode et les avis divergent : certains des sondés ne l’emploieraient pas (volume de travail, coût, type de traitement), tandis que d’autres la voient comme une option. En raison du traitement cher et exigeant et du pH de l’eau élevé qui découle de cette méthode, elle n’est pas recommandée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site du karch met à disposition l’étude [http://www.unine.ch/files/live/sites/karch/files/Doc_a_telecharger/Weiherbau/MorardZuberb%c3%bchler_2006kalkstabilisierte%20Weiher.pdf « QUALITÉ DE L’EAU ET SUCCÈS DELA REPRODUCTION DES AMPHIBIENS »].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cuves et bassins==&lt;br /&gt;
 {{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Stillgewaesser_Galerie16.png&lt;br /&gt;
| text = Aménagement d’une cuve en béton dans une ancienne gravière.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des éléments artificiels ont été employés à plusieurs reprises pour promouvoir le Sonneur à ventre jaune (''Bombina variegata''), le Crapaud accoucheur (''Alytes obstetricans'') et le Crapaud calamite (''Epidalea calamita'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En voici différents types (liste non exhaustive) :&lt;br /&gt;
* Bassines à mortier pour les Sonneurs à ventre jaune : sur les places en graviers et au bord des chemins, équipées de rampes de sortie en moellons.&lt;br /&gt;
* Bassines faites d’éléments annulaires de silo, pour Sonneur à ventre jaune et/ou Crapaud calamite : à faire confectionner spécialement, forme ronde de 3,5 m de diamètre, cher (CHF 2500), avec rampe en gravier pour ressortir.&lt;br /&gt;
* Bassines métalliques ; à faire confectionner sur mesure, cher (&amp;gt; CHF 3000), avec vidange de fond, rectangulaire, 2x3.5x0.6/0.8/1.2 m, avec rampe en gravier pour ressortir.&lt;br /&gt;
* Bassins en ciment, auge en béton : dimensions 60x60x150-250 cm p. ex., épaisseur des parois 6 cm.&lt;br /&gt;
* Baignoires ou autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce genre de bassines et bassins permet des solutions créatives, que ce soit par rapport au lieu d’implantation ou au substrat utilisé et à la forme qu’on lui donne. Aménager ces objets pour qu’on puisse les vider est un avantage (et même indispensable pour le Sonneur à ventre jaune). De par leur taille et leur poids, ils sont certes difficiles à transporter, mais prennent peu de place une fois installés. Parfois, ils ne sont implantés que comme biotopes-relais temporaires. Comme ils sont artificiels, leur emploi n’est indiqué que dans les environnements anthropogènes, tels que gravières, chantiers ou jardins. Il est aussi possible de les installer dans des pentes raides, car les bassines sont stables. Quelqu’un recommande d’en ôter les feuilles à l’automne à cause des tannins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un essai sur 10 ans (manuscrit non publié) analysant diverses cuves artificielles comme habitat de frai pour les Sonneurs à ventre jaune (bacs de douche, bassins en plastique, bassines en mortier, fontaines, caisses en béton), les caisses en béton ont été volontiers et durablement utilisées – mais seulement lorsqu’elles étaient implantées dans une population existante. Elles ont parfois été préférées aux étangs en argile plus naturels. L’usage de cages en béton (80x50 cm) comme solution de secours temporaire comme mare à Sonneurs à ventre jaune a du reste été un succès en de nombreux endroits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structure en couches pour les plans d’eau sur bâches==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Stillgewaesser_Galerie17.png&lt;br /&gt;
| text = Construction d’un étang sur bâche avec non-tissé, bâche, non-tissé et substrat (voir les remarques sur les différentes expériences faites avec un non-tissé sur la bâche).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La structure la plus fréquente est la composition non-tissé-bâche-substrat ou non-tissé-bâche-non-tissé-substrat. Rarement, on remplace le premier non-tissé ou on le complète par une couche de sable. Le non-tissé sert à protéger la bâche.&lt;br /&gt;
Non-tissé protecteur dessous : Le choix du non-tissé dépend de la texture du sol sous-jacent. Plus le sol est coupant, plus le non-tissé doit être solide. Une densité d’au moins 400-600 g/m2 à 1000 g/m2 est nécessaire lorsque le sol est très défavorable – composé de gravats p. ex. Faire se chevaucher les bandes de non-tissé sur environ 30 cm. On peut aussi, à la place, utiliser du sable (au moins 10 cm). Apporter du sable est un travail plus fastidieux et les parois verticales des excavations en terrasses ne peuvent pas être protégées de façon satisfaisante vu que le sable ne tient pas.&lt;br /&gt;
* Bâche : apposer la bâche à partir du milieu de l’étang en direction des bords. La bâche doit jouer le rôle de barrière capillaire, ne sortir à aucun endroit de la surface et ne pas dépasser le non-tissé de protection.&lt;br /&gt;
* Non-tissé comme couche de protection supérieure : un deuxième non-tissé (par dessus la bâche) n’est indispensable que lorsque des matériaux concassés, des grands blocs rocheux ou des souches sont intégrés dans la construction. Selon les circonstances, ceux-ci peuvent ponctuellement représenter une forte contrainte pour la bâche. Il est dès lors conseillé, en présence de ces éléments, de poser un deuxième non-tissé. Si on n’attend pas de forte contrainte mécanique depuis le haut, on peut renoncer à un deuxième non-tissé. Le Roseau commun (Phragmites australis), la Massette à larges feuilles (Typha latifolia) et les laiches (Carex sp.) aiment faire pénétrer leurs racines dans les nattes de non-tissé. On ne peut ensuite quasi plus en déloger les plantes.&lt;br /&gt;
* Substrat : Le substrat dépend des objectifs et des mesures d’entretien prévues. Indépendamment de cela, tant le choix des matériaux que l’épaisseur des couches varient fortement selon les spécialistes, de 1023 à 5024 centimètres. En tous les cas, on ne doit utiliser qu’un substrat maigre : &lt;br /&gt;
** Réutiliser le substrat excavé (terre maigre, gravier, sable, sous-sol)&lt;br /&gt;
** Le tout-venant de qualité inférieure est le substrat le plus utilisé. Le gravier lavé (exempt de matériaux fins) est plus cher mais plus pauvre en nutriments, ce qui a pour conséquence une croissance végétale moindre et un entretien réduit.&lt;br /&gt;
** Des grandes épaisseurs sont plus faciles à façonner, et l’entretien peut être effectué avec une petite pelleteuse moyennant un maniement prudent.  Si on place une couche de gravats grossiers ou une couche de sable d’une épaisseur déterminée directement sur la bâche, le conducteur de la pelleteuse remarque lorsqu’il l’atteint pendant les travaux d’entretien, et il sait ainsi qu’il doit s’arrêter de creuser.&lt;br /&gt;
** « Rocailles » pour les plans d’eau plutôt profonds et raides. Peu de croissance végétale, peu d’entretien, favorable au Crapaud commun (Bufo bufo) et au Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans) (n’a été mis en œuvre que de manière isolée jusqu’à maintenant). Mise en œuvre relativement coûteuse (les pierres doivent être disposées une à une, à la main).&lt;br /&gt;
** Une combinaison de béton maigre et de gravier convient bien pour favoriser le Crapaud calamite (Epidalea calamita), la Rainette verte (Hyla arborea) et le Triton crêté (Triturus cristatus). La couche de gravier doit être fine et ne pas dépasser 10 cm d’épaisseur. On trouve des détails à ce propos dans [[Media:Pellet 2013 ProNatura Realiser plans deau temporaires amphibiens.pdf|« Réaliser des plans d’eau temporaires pour les amphibiens menacés – Guide pratique »]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Remarque : certaines publications mentionnent l’insertion d’un treillis en fil de fer en guise de protection contre les rongeurs. Aucun des spécialistes interrogés ne pratique cela, ni ne le considère comme nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Harald Cigler 2.1-1.jpeg&lt;br /&gt;
| text = Harald Cigler construit des étangs en caoutchouc depuis plus de 20 ans. Il utilise une grande quantité de substrat (30 à 50 cm ; un dumper à chenilles peut rouler dessus) et le dispose sur la bâche en forme de cuvette. En cas de forte contrainte, il utilise une couche de gravats de 5 cm d’épaisseur. Dans la zone de transition entre la surface et les bords bien escarpés, il introduit des gravats jusqu’à 10 cm sous le niveau de l’eau et il les tasse avec les pieds. Il emploie sinon comme substrat des pierres et du tout-venant. Aucune structure grossière n’est créée – sauf dans la zone d’écoulement – afin de ne pas offrir d’abri à la Grenouille rieuse (''Pelophylax ridibundus'') (la Grenouille rieuse se nourrit notamment d’amphibiens). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conseils pratiques / détails importants==&lt;br /&gt;
* Lorsqu’on creuse un étang, il faut tenir compte de l’épaisseur de la couche qui doit être amenée après. Le trou doit être bien imperméabilisé. Les pierres tranchantes et autres éléments pointus doivent être éliminés. Aux endroits plus raides, façonner des décrochements en escalier et intégrer des grosses pierres afin que le substrat ne glisse pas. Le bord de l’étang doit être à la même hauteur partout.&lt;br /&gt;
* Creuser une gouttière de grande profondeur tout autour de l’étang, qu’on remblayera avec du gravier. La bâche doit atteindre cette zone, et être verticale dans ses bords. Cela fait office de barrière capillaire : les plantes terrestres ne doivent pas avoir la possibilité de s’approvisionner en eau de l’étang, car cela peut conduire, durant les périodes de sécheresse, à une diminution marquée du niveau de l’eau. Le sable notamment peut jouer un rôle capillaire. Une autre variante de la barrière capillaire consiste à laisser la bâche étalée à plat sur une largeur de 0.5 à 1 m et la recouvrir d’une fine couche de gravier (pas de sable, cf. ci-dessus). Les plantes ne peuvent pas vraiment s’y ancrer et sont alors faciles à arracher. Une zone marécageuse se développe grâce à l’humidité. Si on intègre des matériaux grossiers avec des petites structures creuses, on offre abri et nourriture aux jeunes amphibiens.&lt;br /&gt;
* Ne pas marcher sur la bâche en chaussures ni rouler dessus avec des brouettes ou des machines, qui peuvent receler des cailloux pointus sous leurs semelles ou sur leurs pneus.&lt;br /&gt;
* Veiller à ce que la bâche ne vienne jamais flotter à la surface.&lt;br /&gt;
Lorsqu’on façonne le bord de l’étang, il faut prendre garde à la contrainte mécanique future. Un piétinement intense compacte ou endommage la couche de couverture, ce qui peut menacer l’imperméabilité. Ce risque est surtout présent durant les premières années après la construction. Il est donc indispensable de procéder à des visites de contrôle et d’intervenir le cas échéant.&lt;br /&gt;
* L’aménagement final des bords de l’étang, donc aussi la coupe de la bâche, ne doit pas être effectué avant que l’étang ait été rempli d’eau. Si la bâche est coupée à sa hauteur finale avant le remplissage, elle risque de glisser sitôt l’étang rempli. Le bord effectif de l’étang n’est du coup plus situé à l’endroit initialement prévu.&lt;br /&gt;
* Placer la vidange de fond située à l’endroit le plus profond de l’étang au niveau de la bâche, de sorte qu’il ne reste pas d’eau dans l’étang lorsqu’il est à sec ni dans le substrat au-dessus la bâche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!---Bessere Abbildung suchen---&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-400px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Kapillarsperre.png&lt;br /&gt;
| text = La barrière capillaire (garnissage en gravier) est importante pour que ni les plantes terrestres ni le substrat (système interstitiel capillaire) ne puissent « pomper » l’eau hors de l’étang (« effet de mèche »).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;ohne Kapillarsperre (Folge Wasserverlust) = Sans barrière capillaire (conséquence: perte d’eau); mit Kapillarsperre aus Kies 16/32 = Avec barrière capillaire en gravier 16/32; mit Sumpfzone = Avec zone marécageuse &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Source : Peters, J., 1992. Naturnahe Teichanlagen: Planerische Anforderungen und konstruktive Grundlagen. Landschaftsarchitektur 22. Heft 5, S. 25-32. &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Coûts==&lt;br /&gt;
Les coûts approximatifs pour les matériaux sont indiqués à la p. 24 de la brochure [[Media:Pellet 2013 ProNatura Realiser plans deau temporaires amphibiens.pdf|« Réaliser des plans d’eau temporaires pour les amphibiens menacés – Guide pratique »]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire et références ==&lt;br /&gt;
'''Bâche en caoutchouc (EPDM)'''&lt;br /&gt;
* Longueur : 2x la profondeur + 1.2x la longueur, largeur : 2x la profondeur et 1.2 fois la largeur (laisse 10 % pour la fixation sur les bords). Pour les mesures détaillées, un calculateur s’impose : [http://www.geaplan.de/teichfolie-planer.php geaplan] ou [http://www.tecnofol.ch/welche_teichfolie.html tecnofol] (&amp;gt; Teichfolie berechnen &amp;gt; PDF)&lt;br /&gt;
* Résistance : voir plus haut&lt;br /&gt;
&amp;lt;!---vorläufig weglassen: Bâche en synthétique&lt;br /&gt;
* [https://che.sika.com/de/solutions_products/applications-construction/abdichten/02a200/02a024.html Sarna Teichbau (Sika)]---&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Non-tissé de protection'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les non-tissés sont des articles synthétiques. Les matériaux utilisés sont le polypropylène ou des fibres synthétiques.&lt;br /&gt;
* Non-tissé de protection : 5 % de plus que les dimensions de la bâche&lt;br /&gt;
* Les vendeurs de bâches pour étang disposent aussi de non-tissés de protection&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sable, gravier'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Comme mentionné plus haut, il faut choisir entre du tout-venant (avec matière fine), moins cher, ou du gravier lavé/trié, plus cher. Dans le premier cas, la succession est nettement plus rapide mais le plan d’eau exerce un effet plus naturel et offre davantage d’habitats pour les plantes et les invertébrés. Le choix du substrat dépend tout particulièrement des objectifs et des espèces cibles ainsi que des coûts (cf. plus haut).&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Au cas où on met du sable sous la bâche, la qualité ne joue aucun rôle.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il faut se renseigner auprès des gravières locales sur les possibilités d’acquérir ce matériel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Adresses'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Nous dressons ici une liste de quelques fournisseurs. Elle n’est pas exhaustive, et nous faisons appel à vous pour d’autres adresses (à envoyer à info@biodivers.ch) :&lt;br /&gt;
* [https://www.contec.ch/de/ Contec]: bâches en caoutchouc, non-tissé, set de bouchons ; dispose des adresses d’installateurs sanitaires qui peuvent souder les bâches sur place.&lt;br /&gt;
* [https://www.sytec.ch/de Sytec]: bâches en caoutchouc, nattes de bentonite, non-tissé&lt;br /&gt;
* [http://www.tecnofol.ch/home_uebersicht.html Tecnofol], Herisau : bâches pour étang EPDM de 1.2 mm d’épaisseur prêtes à l’emploi&lt;br /&gt;
* [http://www.teichfolie.ch/ teichfolie.ch] :  bâches pour étang EPDM de 1 mm, non-tissé&lt;br /&gt;
* [http://www.bfnu.ch/ L’entreprise BfNU (Beratungsstelle für Natur- und Umwelt)], à Spreitenbach, jouit d’une très longue expérience de création d’étangs, en particulier avec dispositifs de vidange.&lt;br /&gt;
&amp;lt;!---* Angabe von Mario Lippuner, 2. Priorität: &lt;br /&gt;
o	Ablasssysteme: Huber AG Windisch @Mario: Was für Ablasssysteme baut er?&lt;br /&gt;
o	Sarna-Sika&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ev. später ergänzen:&lt;br /&gt;
▪	Kommentar Jonas Barandun: «Ich warte auf eine Profilskizze des üblichen Ablasssystems bei Koi/Schwimmteichen. Ist sicher und optisch gut versteckt.“&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
allenfalls in 2. Priorität ergänzen&lt;br /&gt;
Kleinmaterial---&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Autres chapitres concernant les plans d’eau=&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau Généralités]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Notions_d%E2%80%99%C3%A9cologie_utiles_pour_la_pratique Notions d’écologie utiles pour la pratique]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Entretien,_promotion_et_revalorisation Entretien, promotion et revalorisation]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Cr%C3%A9ation_de_nouveaux_plans_d%E2%80%99eau Création de nouveaux plans d’eau]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Entretien Entretien]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Informations_de_base Informations de base]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Petits_plans_d%E2%80%99eau/Exemples_pratiques Exemples pratiques]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [https://www.biodivers.ch/index.php/willkommen.html Association biodivers] || info@biodivers.ch&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review|| [https://www.pronatura-be.ch/de/geschaeftsstelle-pro-natura-bern Jan Ryser] || [https://www.pronatura-be.ch/de Pro Natura Bern] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  Hansruedi Wildermuth || hansruedi@wildermuth.ch&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || [https://www.skwag.ch/ Daniel Treichler] || [http://www.skwag.ch/ SKW AG Garten und Landschaft]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || colspan=&amp;quot;2&amp;quot; | &amp;lt;!---Review zu Abdichtungsmöglichkeiten:---&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || Beatrice Lüscher || Représentante régionale du karch pour le canton de Berne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || Mario Lippuner || Représentant régional du karch pour le canton de Zurich&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || [https://oekonzept.ch/ Jonas Barandun] || [https://oekonzept.ch/ ÖKonzept GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || [http://www.carabus.ch/index.php/ueber-uns/11-ueber-uns-2 Thomas Röösli] || [http://www.carabus.ch/ carabus Naturschutzbüro]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || colspan=&amp;quot;2&amp;quot; | Juin 2020&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10721</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10721"/>
				<updated>2018-10-30T15:14:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau commun (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les Ombres de rivière (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'') vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de kilomètres, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière, forme de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'').  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
La mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être restaurée en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10720</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10720"/>
				<updated>2018-10-30T15:11:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau commun (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les Ombres de rivière (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'') vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de kilomètres, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière, forme de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'').  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
La mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être restaurée en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10719</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10719"/>
				<updated>2018-10-30T15:09:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau commun (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les Ombres de rivière (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'') vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de kilomètres, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière, forme de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'').  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10718</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10718"/>
				<updated>2018-10-30T15:08:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau commun (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les Ombres de rivière (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'') vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de kilomètres, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière, forme de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'').  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link Loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Informations_de_base&amp;diff=10717</id>
		<title>Informations de base</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Informations_de_base&amp;diff=10717"/>
				<updated>2018-10-30T15:06:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Grundlagen]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = Wasseramsel_Agustín Povedano_CC BY-NC-SA 2.0.jpg&lt;br /&gt;
| text = Comme son nom l'indique, le Cincle plongeur est très habile sous l'eau, en plus d'être un bon nageur. Sous les remous, il explore le fond à la recherche d'insectes.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Classification des cours d’eau = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les cours d’eau présentent des caractéristiques variées dépendant de leur taille, de leur situation géographique, de la topographie, de la géologie, du climat, de la végétation et de l’utilisation du sol. Sur la base de ces caractéristiques, différentes méthodes permettent de les diviser en tronçons ou régions. Cette typologie des cours d’eau repose sur une multitude de systèmes de classification différents qui se basent sur les diverses caractéristiques d’un cours d’eau, par exemple la taille de son bassin versant, son débit ou son numéro d’ordre hydrographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre leur catégorisation selon des critères morphologiques et hydrologiques, les cours d’eau sont souvent divisés en zones selon leurs biocénoses. De nombreuses espèces animales montrent un centre de gravité distinct sur le profil longitudinal d’un cours d’eau en raison de leurs exigences écologiques différentes. Les poissons sont de bons indicateurs, par exemple, car ils sont faciles à trouver et ils réagissent avec sensibilité aux facteurs tels que température, courant ou substrat. En se basant sur ces exigences écologiques distinctes, on peut diviser les ruisseaux et rivières en différentes zones piscicoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le macrozoobenthos (invertébrés vivant sur le fond de la rivière) est un bon indicateur de l’état des cours d’eau. Les macroinvertébrés du lit les moins mobiles en particulier – souvent sensibles – reflètent l’ensemble des facteurs environnementaux : qualité de l’eau, conditions morphologiques et hydrologiques, ainsi que dynamique de la rivière. La communauté d’espèces présente un tableau qui correspond à l’état général de l’écosystème rivière. On peut ainsi attribuer des classes de qualité au cours d’eau. Ces analyses sont effectuées avec le [http://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/index_FR système modulaire gradué]. En complément, l’analyse et l’évaluation des structures dans et au bord de l’eau sont intégrées à cette classification (état écomorphologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/typologie-cours-eau-suisses.html Schaffner, et al. (2013). Typologie des cours d’eau suisses - Une base pour l’évaluation et le développement des cours d’eau]&lt;br /&gt;
* A. N. Strahler (1952): Dynamic basis of geomorphology. Geological Society of America Bulletin 63: 923–938. (en anglais)&lt;br /&gt;
* EZG: Wilfried Schönborn, Ute Risse-Buhl (2013): Lehrbuch der Limnologie. Schweizerbarth Verlag, Stuttgart 2. Auflage 2013. (en allemand)&lt;br /&gt;
* Fischregionen : Huet, M. (1949): Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courants. Schweizerische Zeitschrift für Hydrologie 11: 333–351.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Morphologie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La morphologie (du grec μορφή, morphé = forme, et λόγος, lógos = parole, discours, raison, relation) est la science des formes. En morphologie fluviale, on décrit les détails de la formation du chenal, ceux concernant la structure du lit, la consolidation des berges, le substrat ainsi que, dans une certaine mesure, les zones humides voisines. La morphologie est une caractéristique essentielle de la description de l’état d’un milieu aquatique.&lt;br /&gt;
Les cours d’eau qui peuvent se développer selon leur propre dynamique et sans influence extérieure adoptent d’eux-mêmes la morphologie exacte adaptée à chaque situation. Si les conditions environnantes sont modifiées (p. ex. par la limitation des dépôts de sédiments sur le tronçon, des installations, etc.), le milieu aquatique va adopter une autre morphologie que celle à laquelle on pouvait s’attendre ou celle figurant sur les anciennes cartes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = veraend gewmorphol fr.PNG&lt;br /&gt;
| text = Modification de la morphologie de la rivière le long de son cours. Lorsque la déclivité est importante, l’érosion est forte, et des cours d’eau à lit profondément érodé se forment. En général et selon la géologie en présence, les sédiments sont grossiers. Dans le cours moyen, la rivière peut transporter un volume de matériaux de même ordre de grandeur qu’il en provient de l’amont. Le lit se ramifie, formant une zone de divagation. Sous l’effet de l’abrasion, les sédiments sont plus fins. Dans la partie inférieure, il arrive un plus grand volume de sédiments que la rivière ne peut transporter. Il s’ensuit la formation de dépôts et une érosion latérale/la formation de méandres..&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La division décrite dans la légende du schéma ne doit pas être comprise trop strictement. La forme que prend une rivière ne dépend pas de la distance à la source, mais d’un éventail plus large de facteurs naturels : géologie, géomorphologie, régime pluviométrique et autres conditions climatiques. Les interventions humaines jouent aussi un rôle : retenues, rétention de sédiments, etc., modifient la morphologie.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, on ne peut pas toujours attribuer une des formes exactes décrites ci-dessus à la rivière – les transitions sont progressives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-400px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Bundesamt fuer Landestopographie Oberrhein Dufourkarte 640x480.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rhin en Alsace vers 1846 (extrait de la carte Dufour).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un bon projet de revitalisation fluviale permet au milieu aquatique de (re-)prendre sa forme naturelle, dans la mesure du possible. Le ou la spécialiste en charge du projet doit apporter les réponses aux questions suivantes :&lt;br /&gt;
* Quelle est la morphologie naturelle du chenal ?&lt;br /&gt;
* Quels sont les processus qui l’influencent le plus ?&lt;br /&gt;
* Quels processus peuvent être permis ou doivent être soutenus, lesquels ne sont pas souhaitables ?&lt;br /&gt;
* De quelles manières peut-on intervenir pour faire cesser, ralentir ou rendre moins dommageables les processus non souhaités ?&lt;br /&gt;
* Quel caractère le cours d’eau va-t-il développer dans les conditions données ?&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| {{Foto-rechts-quer-250px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Erosionsstrecke_quadrat.jpg&lt;br /&gt;
| text = Tronçon fortement érodé. Photo Robert Bänziger. L’eau prélève du matériel dans le lit du ruisseau, qui devient ainsi de plus en plus profond. Les pentes adjacentes s’effondrent. Durant un épisode de crue, un grand volume de sédiments peut être mobilisé. Si la déclivité dépasse 15%, ils peuvent aussi s’écouler sous forme de laves torrentielles (torrent latéral de l’Inn, dans la région de Zernez, en Basse-Engadine).&lt;br /&gt;
}} {{Foto-rechts-quer-250px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Umlagerungsstrecke_quadrat.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zone de divagation. Photo Robert Bänziger. La rivière transporte à travers la zone de divagation les sédiments amenés de l’amont, ceci en formant des branches ramifiées (Roseggbach, Engadine).&lt;br /&gt;
}} {{Foto-rechts-quer-250px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Reuss_bei_Bremgarten_googlemaps_quadrat.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zone de méandres. Google Maps. Les processus à l’œuvre ici sont surtout le dépôt de sédiments et l’érosion latérale (Reuss à Bremgarten).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Littérature et liens'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Oesch, T., Liembd, U., 2015. Revitalisierung kleiner und mittlerer Fliessgewässer: ein Leitfaden für die Praxis, Schriftenreihe des Instituts für Landschaft und Freiraum, HSR Hochschule für Technik Rapperswil: Les liens entre la déclivité, la morphologie et la forme sont synthétisés dans le chapitre 6.5.&lt;br /&gt;
* [http://www.plattform-renaturierung.ch/fr/Mediatheque Plateforme Renaturation, Mediatheque: recherche possible par thème]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/typologie-cours-eau-suisses.html Typologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Bases légales = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est dans la [https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc.do?id=10069184 loi fédérale de 1888] traitant de la pêche qu’apparaissent les premiers efforts en faveur de la protection des eaux suisses. Les bases constitutionnelles pour la protection des eaux [https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc.do?id=10038409 ont été créées en 1953] (en allemand) &amp;lt;!-- Sandrine hat französische Version länger gesucht, aber nicht gefunden--&amp;gt;. C’est aujourd’hui [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19995395/index.html l’art. 76 de la Constitution fédérale] qui sert de base pour la protection des eaux. La loi la plus importante est la {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et son {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}} (OEaux). Cette législation sur les eaux a été révisée en profondeur suite à l’initiative populaire « Eaux vivantes ». Une autre base légale importante est [[Ecologie#Zones_alluviales|l’inventaire des zones alluviales]] et [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19920277/index.html son ordonnance].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 2011, la législation sur les eaux révisée constitue une base solide pour la revalorisation et la protection des eaux indigènes. La loi exige que l’on prenne des mesures concernant les déficits (notamment le mauvais état et le grand nombre d’espèces menacées ou disparues). Il est prévu qu’un quart de tous les cours d’eau en mauvais état soient revitalisés. Cela représente environ 4000 kilomètres de ruisseaux, de tronçons de rivières et de rivages lacustres dans toute la Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, on peut mentionner la loi fédérale sur l’aménagement des cours d’eau, la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910136/201101010000/721.100.pdf loi fédérale sur la pêche (LFSP)], la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19830267/201801010000/814.01.pdf loi fédérale sur la protection de l’environnement (LPE)],   la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19660144/201701010000/451.pdf loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN)], [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910005/201706010000/451.1.pdf l’ordonnance sur la protection de la nature et du paysage (OPN)] comme bases pour la protection de nos eaux, ainsi que les lois cantonales de protection des eaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''' Liens'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/droit.html OFEV. Eaux: Bases légales]&lt;br /&gt;
* [http://www.aquaviva.ch/gewaesserschutz/themen/recht Aqua Viva. Gesetzgebung] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.vvz.ethz.ch/Vorlesungsverzeichnis/lerneinheitPre.do?semkez=2012W&amp;amp;lerneinheitId=79597&amp;amp;ansicht=KATALOGDATEN&amp;amp;lang=de Vorlesung «Binnengewässer – Konzepte und Methoden für ein nachhaltiges Management»] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.maurer-anwalt-zuerich.ch/pdf-anwalt-zuerich/Revitalisierung-2008.pdf Behandlung wichtiger Rechtsfragen und Vorschläge für Rechtsverbesserungen im Zusammenhang mit der Förderung von Revitalisierungen] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Commentaire de la loi sur la protection des eaux et de la loi sur l'aménagement des cours d'eau / Kommentar zum Gewässerschutzgesetz und zum Wasserbaugesetz, GSchG WEB / LEaux LACE (allemand/français), Hettich, Peter, Jansen, Luc, Norer, Roland, Schulthess Verlag, ISBN/ISSN978-3-7255-7325-7 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Assurer un espace réservé aux eaux ==&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = Grafik Gewaesserraum AWEL 640x480.GIF&lt;br /&gt;
| text = La taille de l'espace réservé aux eaux se détermine avant tout en fonction de la largeur du lit du cours d'eau. L'emploi d'engrais et de produits phytosanitaires est interdit dans l'espace réservé aux eaux.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi sur la protection des eaux (art. 36a) prescrit la délimitation d’espaces réservés aux eaux, qui est un aspect important de la revalorisation des cours d’eau en Suisse. L’ordonnance sur la protection des eaux fixe la largeur de ces espaces (art. 41a et 41b) et les utilisations autorisées. Les engrais et les produits phytosanitaires sont en principe interdits dans les espaces réservés aux eaux. De plus, seules les constructions et installations dont l'implantation est imposée par leur destination et qui servent des intérêts publics peuvent être construites dans l’espace réservé aux eaux. Dans certaines circonstances, on peut renoncer à fixer l’espace réservé aux eaux (art. 41a al. 5 OEaux) ou réduire sa largeur (art. 41a al. 4 OEaux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour tenir compte de cet état de fait et régler les exceptions, l’office fédéral de l’environnement (OFEV) et l’office fédéral du développement territorial (ARE) ont édité les fiches « Espace réservé aux eaux en territoire urbanisé » et [[Renaturation_et_revitalisation#Sauvegarde_de_l.E2.80.99espace_r.C3.A9serv.C3.A9_aux_eaux|« Espace réservé aux eaux et agriculture »]]. En raison des nouvelles dispositions de l’ordonnance sur la protection des eaux (valable depuis le 1er mai 2017) concernant l’espace réservé aux eaux, qui visent à mieux tenir compte de réalités locales spécifiques, et en raison des précisions apportées sur la façon de prendre en compte les surfaces d’assolement, la fiche « Espace réservé aux eaux et agriculture » n’est plus à jour, mais contient malgré tout des explications importantes concernant l’exploitation et le traitement des installations agricoles.&lt;br /&gt;
Il existe un [https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/47595.pdf rapport explicatif de l’OFEV sur les modifications de l’ordonnance sur la protection des eaux] (en allemand).&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- &lt;br /&gt;
== Protection contre les crues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bases légales (art. 4 al. 2 de la loi fédérale sur l’aménagement des cours d’eau et art. 37 al. 2 LEaux) exigent que l’état naturel soit préservé ou rétabli dans les projets de protection contre les crues.&lt;br /&gt;
--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = Smolts ausschnitt.jpg&lt;br /&gt;
| text = Lors de leur migration vers l'aval, de nombreux poissons périssent au passage des installations hydrauliques (saumoneaux âgés d'environ 1 an).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De façon générale concernant les revitalisations et revalorisations de cours d’eau, il est difficile de définir un état de référence, à fixer comme objectif à atteindre, car la majorité des cours d’eau de Suisse sont aujourd’hui influencés par l’être humain et ne présentent donc plus la structure et la biodiversité naturelles. De même, les connaissances sont encore très lacunaires en ce qui concerne les exigences écologiques de nombreux organismes aquatiques. Orienter les revitalisations en faveur des espèces typiques de la station et définir les espèces-cibles appropriées pour le contrôle des résultats est donc difficile. De plus amples recherches sur les exigences écologiques et le comportement des organismes aquatiques, y compris les poissons, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’état de la recherche est encore bien loin des exigences en ce qui concerne la libre migration piscicole. Tandis que des solutions adéquates ont été trouvées pour la remontée (montaison) des poissons, sous la forme d’échelles à poissons ou de rivière artificielles de contournement, garantir une dévalaison sûre reste un défi bien plus corsé. Dans un projet de quatre ans nommé [https://www.swv.ch/Portrait/Verbandsgruppen/Aare-Rheinwerke/Projekt-Fischabstieg « Fischabstieg »] (en allemand), des solutions pour la dévalaison sont testées sur des centrales directement soumises au courant relativement grandes. Le projet a livré des résultats intéressants en laboratoire, mais il reste encore beaucoup à étudier et  comprendre. La suite de ce projet est actuellement en cours de planification. Deux projets pilotes sur la dévalaison des poissons dans les centrales de l’Aar sont prévus pour la deuxième phase, ainsi que la poursuite des recherches en laboratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formation et formation continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le site internet de la [http://www.plattform-renaturierung.ch/fr/formation Plateforme renaturation] présente les offres de formation de plusieurs prestataires&lt;br /&gt;
* Le calendrier des manifestations de [https://wa21.ch/fr/# l’Agenda 21] pour l’eau comprend des évènements portant sur le thème de l’eau et de la gestion intégrée des eaux au sens large&lt;br /&gt;
* Le site de [https://sciencesnaturelles.ch/topics/water/news/water_events?_ga=2.249305347.509535151.1517744305-446600033.1490632663 Sciences naturelles Suisse] rassemble des manifestations sur le thème de l’eau&lt;br /&gt;
* [http://hepia.hesge.ch/fr/formation-continue/fc-en-sciences-de-la-vie/ L'Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève, hepia] organise des CAS sur le macrozoobenthos, le phythobenthos et les poissons d’eau douce &lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ L'EAWAG] propose différents cours. On peut commander le programme annuel.&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/Manifestations/Manifestations-ASAE L’Association suisse pour l’aménagement des eaux (ASAE)] organise chaque année plus d’une dizaine de conférences et congrès sur des thèmes liés à la gestion des eaux et propose, en collaboration avec des institutions partenaires, des formations continues dans le domaine de l’exploitation de l’énergie hydraulique et de la protection contre les crues.&lt;br /&gt;
* [https://www.vsa.ch/fr/formations-et-congres/ L’association suisse des professionnels de la protection des eaux (VSA)] offre un large éventail de manifestations.&lt;br /&gt;
* Une formation permet de devenir [https://www.wwf.ch/fr/projets/riverwatch-comment-nous-valorisons-nos-cours-deau riverwatcher du WWF]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
* L’Agenda 21 pour l’eau a publié des [https://wa21.ch/fr/themes/gestion-par-bassin-versant/fiches-dinformation/ fiches d’information sur les conflits d’intérêt dans la gestion des eaux]&lt;br /&gt;
* L’analyse génétique au moyen de [https://sciencesnaturelles.ch/organisations/biodiversity/publications/informations_biodiversity_switzerland/search_details?id=1253%2C+http%3A%2F%2Fwww.arnal.ch%2Fnaturschutzgenetik%2Fprojekt-naturschutzgenetik.htm l’ADN environnemental (e-DNA)] permet de détecter la présence des espèces dans les cours d’eau de façon toujours plus simple et économique. Certains projets de recherche ont pour objectif de développer un set de méthodes en génétique de la conservation applicables dans la pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recueil de liens et littérature de référence =&lt;br /&gt;
== Liens ==&lt;br /&gt;
Vous trouvez ici une liste de liens importants. Le site internet de la [http://www.plattform-renaturierung.ch/fr/liens/liens Plateforme renaturation] en présente un nombre bien plus grand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Confédération (office fédéral de l’environnement OFEV)''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux.html Thème Eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-eaux/section-protection-des-eaux.html Section Protection des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-eaux/section-revitalisation-et-gestion-des-eaux.html Section Revitalisation et gestion des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-eaux/section-force-hydraulique---assainissements.html Section Force hydraulique - assainissements]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-eaux/section-qualite-des-eaux.html Section Qualité des eaux]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cantons''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.kvu.ch/fr/addresses Adresses des services cantonaux s’occupant de la protection des eaux]&lt;br /&gt;
* [http://www.cercleau.ch/index.php/fr/portrait/  L'association des spécialistes de la qualité des eaux]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Organisations et institutions''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.plattform-renaturierung.ch/fr/accueil Plateforme Renaturation] : La plateforme Renaturation est un lieu d'échange et de partage d'informations, de savoir et de vécu créé pour les spécialistes de la renaturation des eaux et les professionnels concernés par le sujet. &lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/fr/portrait/organisation/plateforme-assainissement-force-hydraulique/ Plateforme Assainissement Force hydraulique]: La plateforme Assainissement Force hydraulique soutient les spécialistes dans leur tâche d’assainissement relatif à la force hydraulique. Ses thématiques prioritaires sont la migration du poisson, le régime de charriage et les éclusées. La plateforme a pour missions d’offrir un réseau aux spécialistes, de rassembler et de traiter les résultats obtenus par les scientifiques et les professionnels, et de favoriser les échanges de savoir.&lt;br /&gt;
* [http://www.wa21.ch/fr/?setLang=3 l’Agenda 21 pour l’eau] : L'Agenda 21 pour l'eau est conçu comme une plate-forme d'échange d'informations et de vécu dans les domaines de la gestion des eaux dépassant le cadre strictement sectoriel, de dialogue entre partisans d'intérêts parfois divergents et de lancement, d'accompagnement et de réalisation de projets de gestion des eaux ayant une approche globale et intégrée.&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.pronatura.ch/fr/cours-d-eau Pro Natura]&lt;br /&gt;
* [http://gummistiefelland.ch/cms/front_content.php?idcat=23&amp;amp;lang=1 Revitalisierungs- und Ausdolungsprojekt von Pro Natura Baselland] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/?L=1 Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Services spécialisés ''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.cscf.ch/cscf/home/biberfachstelle.html Service Conseil Castor]&lt;br /&gt;
* [http://www.prolutra.ch/index-f.php?be=ho&amp;amp;st=0&amp;amp;la=2 Fondation Pro Lutra]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Recherche ''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/fr/ Institut de Recherche de l'Eau Eawag]&lt;br /&gt;
* [http://www.vaw.ethz.ch/ Versuchsanstalt für Wasserbau, Hydrologie und Glaziologie] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.vaw.ethz.ch/das-institut/vaw-mitteilungen.html Versuchsanstalt für Wasserbau, Hydrologie und Glaziologie, VAW Mitteilungen] Frei zugängliche Publikationen, z. B. zu allen flussbaulichen Dissertationen (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Centres nature''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Plusieurs [[Informations_g%C3%A9n%C3%A9rales#Autres_liens_importants|centres nature de suisse]] se focalisent sur les cours d’eau, notamment  [http://www.maisondelariviere.ch/ la Maison de la Rivière] et [https://naturzentrum-thurauen.ch/ le centre nature Thurauen] (en allemand).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Littérature ==&lt;br /&gt;
Les références les plus importantes sont citées dans chaque chapitre.&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications.html OFEV publications sur le thème eaux]&lt;br /&gt;
* Littérature spécifique chez [https://www.aquaviva.ch/gewaesserschutz/themen Aqua Viva WasserWissen] (en allemand)&lt;br /&gt;
* La [http://www.plattform-renaturierung.ch/fr/Mediatheque médiathèque sur la plateforme Renaturation] &lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- * &amp;lt;span style=&amp;quot;color:red;&amp;quot;&amp;gt;  Literaturdatenbank des Vereins für Ingenieurbiologie (interne Verlinkung auf «Ingenieurbiologische Massnahmen»)&lt;br /&gt;
: @Theresa: versteckt einbauen In der Literaturliste von Naturtipps (http://www.naturtipps.com/fliessgewaesserrenaturierung.html) ist v. a. Grundlagenliteratur aufgeführt.&amp;lt;/span&amp;gt; --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Manuels de génie hydraulique et de gestion des eaux (en allemand) &amp;lt;!-- Sandrine hat kurz gesucht und nichts auf Französisch gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.springer.com/de/book/9783642119620 Patt H., 2011. Grundlagen, Gestaltung von wasserbaulichen Bauwerken] Grundlagenwerk zum Wasserbau&lt;br /&gt;
* [http://www.springer.com/de/book/9783642121708 Patt, H., Jürging, P., Kraus, W., 2011. Naturnaher Wasserbau: Entwicklung und Gestaltung von Fliessgewässern] Grundlagenwerk zum naturnahen Wasserbau&lt;br /&gt;
* Gebler, R.-J., 2005. Entwicklung naturnaher Bäche und Flüsse:  Massnahmen zur Strukturverbesserung: Grundlagen und Beispiele aus der Praxis. Wasser + Umwelt, Walzbachtal. &lt;br /&gt;
* [http://www.springer.com/de/book/9783322915801 Lange G., 2000. Gewässerregelung Gewässerpflege - Naturnaher Ausbau und Unterhaltung von Fließgewässern]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Glossaire =&lt;br /&gt;
* La [http://www.plattform-renaturierung.ch/fr/glossaire Plateforme renaturation] présente un glossaire sur la renaturation.&lt;br /&gt;
* La brochure de l’OFEV (2010) [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/dangers-naturels/publications-etudes/publications/genie-biologique-et-amenagement-de-cours-d-eau-methodes-de-construction.html « Génie biologique et aménagement de cours d’eau: méthodes de construction »] possède un glossaire à la page 57.&lt;br /&gt;
* Les deux termes renaturation et revitalisation sont employés conformément à la [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html politique des eaux] de la Confédération (renaturation des eaux).&lt;br /&gt;
* L’association pour le génie biologique a édité le livre « Wörterbuch Ingenieurbiologie ». Il contient les termes les plus importants en anglais, allemand, français et italien. Le livre est épuisé mais il est disponible en  [https://www.swissbib.ch/ bibliothèque].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Autres articles sur le thème des ours d’eaux =&lt;br /&gt;
* [[Cours d’eau|Cours d’eau]]&lt;br /&gt;
* [[Ecologie|Ecologie]]&lt;br /&gt;
* [[Renaturation et revitalisation|Renaturation et revitalisation]]&lt;br /&gt;
* Entretien (suivra dans un deuxième temps)&lt;br /&gt;
* [[Exemples pratiques|Exemples pratiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Text  || [http://www.aquaviva.ch/index.php/willkommen.html Aqua Viva] || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || [http://biodivers.ch/index.php/bienvenue.html Association biodivers] || info@biodivers.ch &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
| Review|| Robert Bänziger || [https://www.bk-ing.ch/ Bänziger Kocher Ingenieure AG] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  Willy Müller || [http://www.vol.be.ch/vol/de/index/natur/fischerei.html/ LANAT Amt für Landwirtschaft und Natur, Fischerei ] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  Bruno Schelbert || [https://www.ag.ch/de/bvu/umwelt_natur_landschaft/umwelt_natur_landschaft.jsp Umwelt, Natur und Landschaft Aargau] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  André Stapfer ||  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10716</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10716"/>
				<updated>2018-10-30T14:39:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau commun (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les Ombres de rivière (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'') vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de kilomètres, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière, forme de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'').  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10715</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10715"/>
				<updated>2018-10-30T14:36:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau commun (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les Ombres de rivière (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'') vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de kilomètres, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10714</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10714"/>
				<updated>2018-10-30T14:34:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau commun (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les Ombres de rivière (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'') vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10713</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10713"/>
				<updated>2018-10-30T14:32:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau commun (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les Ombres de rivière (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10712</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10712"/>
				<updated>2018-10-30T14:30:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau commun (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10711</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10711"/>
				<updated>2018-10-30T14:25:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau commun (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10710</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10710"/>
				<updated>2018-10-30T14:25:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10709</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10709"/>
				<updated>2018-10-30T14:20:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae Salmonidés]) vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10708</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10708"/>
				<updated>2018-10-30T14:17:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, tandis que celles aimant la chaleur évoluent dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés [https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae (Salmonidés)] vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10707</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10707"/>
				<updated>2018-10-30T14:16:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant le cortège de poissons présents naturellement dans un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, celles aimant la chaleur dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés [https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae (Salmonidés)] vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10706</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10706"/>
				<updated>2018-10-30T14:13:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregion zones piscicoles] (en allemand) selon la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant la composition naturelle en poissons d’un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, celles aimant la chaleur dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés [https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae (Salmonidés)] vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10705</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10705"/>
				<updated>2018-10-30T14:08:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregionzones piscicoles selon] (en allemand) la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant la composition naturelle en poissons d’un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, celles aimant la chaleur dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés [https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae (Salmonidés)] vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10704</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10704"/>
				<updated>2018-10-30T14:06:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* [Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html]&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdf Liste des espèces de poissons de Suisse avec leur statut de protection] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregionzones piscicoles selon] (en allemand) la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant la composition naturelle en poissons d’un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, celles aimant la chaleur dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés [https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae (Salmonidés)] vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10703</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10703"/>
				<updated>2018-10-30T14:03:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html 55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdfListe des espèces de poissons de Suisse] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregionzones piscicoles selon] (en allemand) la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant la composition naturelle en poissons d’un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, celles aimant la chaleur dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés [https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae (Salmonidés)] vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10702</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10702"/>
				<updated>2018-10-30T13:54:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot (''Cottus gobio'') pêché dans le Bünz (à gauche) et Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins 55 espèces de poissons indigènes [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdfListe des espèces de poissons de Suisse] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregionzones piscicoles selon] (en allemand) la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant la composition naturelle en poissons d’un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, celles aimant la chaleur dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés [https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae (Salmonidés)] vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10701</id>
		<title>Poissons</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Poissons&amp;diff=10701"/>
				<updated>2018-10-30T13:47:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[de:Fische]]&lt;br /&gt;
{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = U09-035_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le brochet (''Esox lucius'') vit dans les zones riveraines bien végétalisées des eaux stagnantes ou à courant lent, ainsi qu’à une certaine profondeur dans les eaux libres. Sa période de frai s’étend de mars à avril et il se reproduit de préférence dans les roselières ou les prairies marécageuses inondées. Les jeunes éclosent après 10 à 30 jours. Durant le premier mois de leur existence – jusqu’à ce qu’ils atteignent 5 cm de long – ils se nourrissent de petits crustacés, puis ils passent à une alimentation constituée de petits poissons. Les brochets plus grands consomment, en plus des poissons, des invertébrés aquatiques, des amphibiens et des petits oiseaux d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || [http://www.aquabios.ch/ Pascal Vonlanthen]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.fischwerk.ch/ Werner Dönni]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [mailto:info@aquatica-gmbh.ch Joachim Guthruf]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/amt/abteilungen-sektionen/abteilung-arten--oekosysteme--landschaften/sektion-lebensraum-gewaesser.html Diego Dagani]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Octobre 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
Au moins 70 espèces de poissons vivent en Suisse. Un cours d’eau peut être divisé en plusieurs zones piscicoles. Celles-ci se caractérisent par des températures, des vitesses d’écoulement et des sédiments différents. L’éventail des espèces de poissons présentes diffère beaucoup selon la zone piscicole. Dans les eaux stagnantes, les facteurs qui influencent le plus la composition du cortège piscicole sont la profondeur, la température estivale proche de la surface et la productivité.&lt;br /&gt;
Les poissons peuvent être classés en guildes écologiques. Ils manifestent des préférences différentes quant à la vitesse du cours d’eau, à sa structure, au comportement reproducteur, alimentaire et migrateur.&lt;br /&gt;
De nombreuses espèces de poissons sont menacées en Suisse, pour des raisons diverses. Les principales sont la destruction des habitats, la qualité de l’eau, le manque de connectivité, l’exploitation de l’énergie hydraulique et le changement climatique. La conservation et la promotion des poissons passe principalement par la protection des habitats, au premier rang de laquelle figurent la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation renaturation et la revitalisation des cours d’eau.] L’amélioration de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons liberté de mouvement des poissons], du cycle de la matière et de la qualité de l’eau joue également un rôle important. Les réintroductions n’ont un sens que dans la mesure où on connaît les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F51-21_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Certaines espèces ont une répartition géographique limitée. L’Alborella (''Alburnus alborella''), l’Agone (''Alosa agone''), le Cheppia (''Alosa fallax''), le Barbo (''Barbus plebejus'', illustré ici) ne sont présents qu’au Tessin, l’Apron (''Zingel asper'') et la Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'') uniquement dans le Doubs, en Suisse.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont des vertébrés aquatiques équipés de branchies pour respirer. Le terme générique « poissons » ne désigne aujourd’hui plus une unité taxonomique de vertébrés à part entière – contrairement aux amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Il est bien plus une façon de parler d’une grande partie des [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnathostomata_(Vertebrata) Gnathostomes], qui ne font pas partie des vertébrés terrestres. Les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chondrichthyes poissons cartilagineux] (ou Chondrichtyens), comprenant les requins, les raies et les chimères, presque exclusivement marins, et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Osteichthyes poissons osseux] (ou Ostéichtyens) font partie des Gnathostomes. Les poissons osseux sont à leur tour divisés en [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcopterygii Sarcoptérygiens] et [https://fr.wikipedia.org/wiki/Actinopterygii Actinoptérygiens]. Les Sarcoptérygiens comprennent les [https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93lacanthe Coelacanthes] marins et les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ceratodontimorpha Dipneustes], qui vivent dans les eaux douces de l’hémisphère sud. Les Actinoptérygiens englobent tous les autres groupes de poissons, et parmi eux tous les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson_d%27eau_douce poissons d’eau douce] qui vivent en Suisse. Les Cyclostomes – un autre groupe de vertébrés exclusivement aquatiques – sont aussi assimilés aux poissons au sens large ; la [http://www.fishbase.se/summary/Lampetra-planeri.htmlPetite Lamproie (''Lampetra planeri'')] qu’on trouve en Suisse en est une représentante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons qui vivent en Suisse appartiennent à 20 familles taxonomiques différentes. Les familles qui comptent le plus d’espèces sont les Corégonidés, avec 35 espèces, et les Cyprinidés, avec 33 espèces. L’espace alpin est connu pour abriter un grand nombre d’espèces endémiques de poissons, en particulier chez les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Coregonus corégones (''Coregonus spp.'')] et les ombles (''Salvelinus spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Groppe Seesaibling P Vonlanthen.png&lt;br /&gt;
| text = Chabot pêché (''Cottus gobio'') dans le Bünz (à gauche) und Omble-chevalier (''Salvelinus umbla'') pêché dans le lac de Sarnen (à droite)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie_oliver_selz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Au moins  [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/fische-und-rundmauler.html55 espèces de poissons indigènes] vivent en Suisse, sans compter le grand nombre d’espèces endémiques de la région alpine. Les six espèces de corégones du lac des Quatre-Cantons en sont des exemples. &amp;lt;!-- nicht übersetzt: Als Beispiel die sechs Felchen Arten des Vierwaldstättersees (abgebildet sind von oben nach unten): Edelfisch (''Coregonus nobilis''), «Alpnacherfelchen» (''Coregonus sp.''), «Bodenbalchen» (Balchen; ''Coregonus sp.''), «benthischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), «pelagischer Schwebbalchen» (''Coregonus sp.''), Albeli (''Coregonus zugensis'').--&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources / liens '''&lt;br /&gt;
* {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Systematik_der_Knochenfische Systematik der Knochenfische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/search.php FishBase]&lt;br /&gt;
* [https://sites.google.com/site/guilleorti/home DeepFin]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_Liste_Fischarten.pdfListe des espèces de poissons de Suisse] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire du peuplement ==&lt;br /&gt;
La répartition des poissons dans les systèmes fluviaux de l’espace alpin est fortement marquée par l’expansion des glaciers lors des périodes glaciaires. La Suisse draine aujourd’hui cinq bassins versants (Rhône, Rhin, Danube, Pô, Adige). Chacun de ces bassins hydrographiques a compté des zones refuges pendant les glaciations qui ont recouvert la Suisse, zones dans lesquelles les poissons ont pu se replier. Le repeuplement entre les ères glaciaires s’est effectué à partir de ces refuges – c’est ce qui s’est passé aussi à la fin de la dernière glaciation il y a environ 15000 ans. L’histoire de ce repeuplement explique par exemple pourquoi la communauté piscicole du Tessin diffère de celle du nord des Alpes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fliessgewässern. 2003: Facultas-Verlag  (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_03_16/Ornis_2-16_Fischvielfalt.pdf Unterschätzte Vielfalt] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cours d’eau – zones piscicoles ==&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F19-50_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Barbeau commun (''Barbus barbus'') aime le courant, a besoin pour sa reproduction d’un lit en gravier dans lequel frayer et est adapté à une fourchette de températures moyennes. Il donne son nom à la « zone à barbeaux ».&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes fluviaux sont divisés en [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischregionzones piscicoles selon] (en allemand) la communauté de poissons qui les peuple. Chacune de ces zones est désignée par le nom d’une espèce indicatrice caractéristique du type d’habitat correspondant. En Suisse, on trouve les zones piscicoles suivantes&amp;lt;!-- noch übersetzen (siehe Abbildung «Fischregionen»)--&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Zone à truites'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à ombres'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à barbeaux'''&lt;br /&gt;
* '''Zone à brèmes'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- lateinische Namen der Regionen (s. deutscher Text) wurde von Sandrine nicht übersetzt, wohl weil sie die französischen Fachbegriffe nicht gefunden hat--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tronçon abritant des poissons situé le plus en amont est la zone à truites. Fraîcheur de l’eau en été, déclivité importante, fort courant et sédiments composés surtout de matériel grossier (blocs, pierres, gravier) en sont caractéristiques. Ces propriétés physiques changent graduellement le long du cours d’eau jusqu’à la zone à brèmes. Celle-ci est caractérisée par des températures estivales élevées, un courant faible, une déclivité peu importante et des sédiments à granulométrie fine (sable, boue). La communauté piscicole change de façon marquante le long de ce continuum, chaque espèce de poisson peuplant un domaine optimal pour elle le long de ces gradients écologiques – elle est généralement aussi présente dans les zones adjacentes mais en densité moindre. Le nombre d’espèces croît vers l’aval entre la zone à truites et la zone à brèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette division du cours d’eau en zones piscicoles est évidemment une représentation simplifiée de la réalité. La présence d’un lac peut par exemple modifier le régime des températures d’une rivière de sorte que celle-ci présente une composition spécifique correspondant à une zone piscicole plus en aval que ce que la pente et la morphologie supposeraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi le chapitre [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Morphologie « Morphologie »] de l’article sur les cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Fischregionen_Quelle_Basler_Fischerei.jpg&lt;br /&gt;
| text = Zones piscicoles (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung Lebensraumpraeferenz_f.png&lt;br /&gt;
| text = Préférences d’habitat de quelques espèces piscicoles de rivières présentes en Suisse. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* Huet, M., Aperçu des relations entre la pente et les populations piscicoles des eaux courantes. Revue Suisse d'Hydrologie, 1949. 11: p. 332-351.&lt;br /&gt;
* Illies, J. and L. Botosaneanu, Problèmes et méthodes de la classification et de la zonation écologique des eaux courantes, considérées surtout du point de vue faunistique. SIL Communications, 1953-1996, 1963. 12(1): p. 1-57.&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/download/poissons_niveau-r.pdf Méthodes d’analyse et d’appréciation des cours d’eau en Suisse – Poissons niveau R]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- auf Deutsch heisst die Broschüre  &amp;quot;... F (flächendeckend)&amp;quot;, auf Französisch &amp;quot;... R (région)&amp;quot;. Es ist unklar, ob es dieselben Broschüren sind. Auf jeden Fall erscheinen diese beiden Broschüren, wenn man auf der BAFU-Webseite die Sprache wechselt--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les plans d’eau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les cours d’eau, on peut grossièrement classer les types de lacs suisses. Les facteurs déterminant la composition naturelle en poissons d’un plan d’eau sont sa profondeur, la température estivale de sa surface et sa productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Abbildung_4_Vereinfachte_Darstellung_der_alpinen_Seetypen_mit_den_dominierenden_taxonomischen.png&lt;br /&gt;
| text = Illustration simplifiée des types de lacs suisses avec les groupes taxonomiques de poissons dominants. (La traduction du graphique en français suivra.)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[#Temp.C3.A9rature|température de l’eau]] joue un rôle prépondérant pour le spectre d’espèces. Les poissons ont besoin de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratification_de_l%27eau stratification] résultant des propriétés physiques de l’eau. Les espèces aimant le froid se tiennent en été en eaux profondes, plus fraîches, celles aimant la chaleur dans les couches superficielles. Le régime thermique d’un lac et par conséquent le cortège d’espèces de poissons qu’il abrite dépendent ainsi fortement de sa profondeur et de son altitude. Les espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_p%C3%A9lagique pélagiques] typiques comme les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.'') sont fréquentes en particulier dans les grands lacs profonds. Les espèces littorales comme les membres des Cyprinidés et des Percidés dominent plutôt dans les eaux de plaine chaudes en été, indépendamment de leur taille. Les truites et apparentés [https://fr.wikipedia.org/wiki/Salmonidae (Salmonidés)] vivent plutôt dans les eaux profondes froides ou dans les lacs d’altitude. Enfin, une productivité accrue, qu’elle soit d’origine naturelle ou humaine, provoque – en sus des effets limnologiques connus – un changement de la fréquence des espèces piscicoles en faveur des Percidés et des Cyprinidés. Cette [https://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation eutrophisation] peut causer une forte augmentation de la biomasse de certaines espèces, tandis que d’autres espèces deviennent plus rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Source / liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/fachinfo-daten/Hintergrund_Limnologie.pdf.download.pdf/Hintergrund_Limnologie.pdf Fonctionnement d’un lac (Wie funktioniert ein See)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ „Projet Lac“ den Fischen in unseren Seen auf der Spur] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guildes écologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces d’une même guilde montrent les mêmes stratégies d’utilisation des ressources et les mêmes modes de vie concernant la reproduction, l’alimentation, la migration, l’utilisation de l’habitat, la température, etc. Elles ont donc les mêmes exigences écologiques et réagissent de la même manière aux changements, p. ex. à une revitalisation. Les paramètres les plus importants pour la classification des poissons en guildes sont brièvement mentionnés ici : Il est en effet essentiel de connaître les exigences écologiques des poissons pour pouvoir les protéger et les favoriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Température ===&lt;br /&gt;
Les poissons sont des animaux [https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%AFkilotherme poïkilothermes], c’est-à-dire qu’ils sont incapables de maintenir leur corps à une température constante. Leur température corporelle correspond donc à peu près à la température de l’eau. Celle-ci active des processus biochimiques et physiologiques, parmi lesquels la mort, qui est une réaction ultime aux valeurs extrêmes délimitant la plage des températures viables. Les conditions écologiques limitantes restreignent cependant cette fourchette. Pour assurer sa survie à long terme, un être vivant doit être capable de se nourrir, de résister aux maladies et aux parasites, de surmonter la compétition avec les autres êtres vivants et d’échapper aux prédateurs. Toutes ces activités dépendent directement de la température corporelle et donc, pour de nombreux organismes, de celle de l’environnement. Les poissons ont une température préférentielle spécifique à laquelle leur métabolisme est à son optimum. La température de l’eau est donc souvent un facteur déterminant pour la présence ou l’absence d’une espèce de poisson, tant dans les plans d’eau que les cours d’eau. Chaque espèce est adaptée à une plage de températures précise. On peut ainsi les classer en guildes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes froids''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement basses (ex. : truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Lotte (''Lota lota'')).&lt;br /&gt;
* '''Sténothermes chauds''': tout le cycle est limité à une fourchette de températures relativement hautes (pas d’espèce en Suisse).&lt;br /&gt;
* '''Eurythermes''': &amp;lt;!-- Weglassen, weil m. E. fachlich nicht richtig: &amp;quot;espèces adaptées à une plage de températures moyennes.&amp;quot; --&amp;gt; Plus grande variabilité des exigences concernant la température en fonction du stade de développement et de la saison (p. ex. températures minimales au printemps/été permettant la reproduction, p. ex. chez le Nase (''Chondrostoma nasus''), la Chevaine (''Squalius cephalus''), le Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F02-269_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truites, Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'') et Lotte (''Lota lota''), ainsi que les espèces compagnes, ont besoin d’une eau froide. L’image montre des Truites atlantiques (''Salmo trutta'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Courant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La classification se base sur une caractérisation générale des conditions de courant dans l’habitat de prédilection :&lt;br /&gt;
Préférence générale quant au courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéophiles :''' poissons qui préfèrent les secteurs avec du courant (p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), truites (''Salmo spp.''), Nase (''Chondrostoma nasus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indifférents :''' poissons ne montrant pas de préférence claire entre les secteurs à courant et les secteurs calmes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Gardon (''Rutilus rutilus'')).&lt;br /&gt;
* '''Limnophiles :''' poissons qui préfèrent les zones calmes (p. ex. Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus''), corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vitesse du courant dans les zones de frai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhéopares :''' poissons qui se reproduisent dans les eaux courantes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot ''Cottus gobio''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Nase (''Chondrostoma nasus''))&lt;br /&gt;
* '''Euryopares :''' poissons qui fraient aussi bien dans les eaux courantes que dans les eaux stagnantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.'')). &lt;br /&gt;
* '''Limnopares :''' poissons se reproduisant dans les eaux calmes (p. ex. Brème (''Abramis brama''), Rotengle commun (''Scardinius erythrophthalmus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Hydromorphologie / structure du cours d’eau ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Dépendants de la structure :''' poissons inféodés à certaines structures ou qui montrent un lien fort à ces structures (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Modérément dépendants de la structure :''' poissons qu’on trouve principalement au voisinage de certaines structures aquatiques (p. ex. Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''Indépendants de la structure :''' poissons qui ne dépendent pas de structures particulières (p. ex. corégones (''Coregonus spp.''), Ablette (''Alburnus alburnus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F38-15_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les sédiments grossiers non colmatés (gravier, pierres et blocs) sont particulièrement importants comme éléments de structure pour le Chabot (''Cottus gobio''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi : [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale Cours d’eau, Diversité structurale]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reproduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prédation et le taux d’oxygène ont une grande influence sur la survie durant les premiers stades de développement. Par conséquent, la stratégie et le succès de reproduction – quand celle-ci est naturelle – sont largement influencés par le substrat et le lieu de ponte. Ces deux facteurs sont utilisés pour distinguer des guildes de reproduction :&lt;br /&gt;
* '''Polyphiles :''' pas d’exigence particulière quant au substrat de ponte (p. ex. Pseudorasbora (''Pseudorasbora parva'')).&lt;br /&gt;
* '''Lithophiles :'''  cailloux/gravier (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus''), Petite Lamproie ''Lampetra planeri''), Barbeau (''Barbus barbus'')).&lt;br /&gt;
* '''Pélagophiles :''' pleine eau (p. ex. certains corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Phytophiles :''' plantes (p. ex. Perche (''Perca fluviatilis''), la plupart des Cyprinidés).&lt;br /&gt;
* '''Psammophiles :''' sable (p. ex. Goujon (''Gobio gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Ostracophiles :''' moules (p. ex. Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
* '''Spéléophiles :''' cavités / grottes (p. ex. Cagnetta (''Salaria fluviatilis''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-197_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pour frayer – comme ci-dessus – les ombres (''Thymallus thymallus'') ont besoin de gravier fin non colmaté.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la base des préférences alimentaires, on distingue les guildes alimentaires suivantes :&lt;br /&gt;
* '''Détritivores :''' filtrent les algues et le matériel organique en décomposition contenus dans les sédiments (p. ex. Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')).&lt;br /&gt;
* '''Benthivores / insectivores :''' se nourrissent sur le fond des plans et cours d’eau, ainsi que d’insectes (p. ex. truites (''Salmo spp.''), Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'')).&lt;br /&gt;
* '''Piscivores :''' consommateurs de poissons avant tout, mais aussi, dans une moindre mesure, de nourriture aquatique et terrestre (p. ex. Brochet (''Esox lucius''), Sandre (''Sander lucioperca''), Silure glâne (''Silurus glanis'')).&lt;br /&gt;
* '''Planctivores :''' se nourrissent de zoo[https://fr.wikipedia.org/wiki/Plancton plancton] surtout et, pour partie, de phytoplancton p. ex. corégones (''Coregonus spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Omnivore Omnivores] :''' consomment une nourriture provenant d’un large spectre alimentaire (p. ex. Chevaine (''Squalius cephalus''), Vandoise (''Leuciscus leuciscus'')).&lt;br /&gt;
* '''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbivore Herbivores] :''' alimentation végétale (p. ex. Nase (''Chondrostoma nasus ''), Bouvière (''Rhodeus amarus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F03-01_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Pendant plusieurs années, la Petite Lamproie (''Lampetra planeri'')vit sa vie de larve (aveugle) enfouie dans les sédiments fins et filtre les algues et la matière en décomposition présentes dans l’eau. La forme adulte, avec des yeux, est illustrée ci-dessus sur une frayère. Il lui faut du gravier non colmaté. Après avoir frayé, toutes les lamproies meurent car elles ne peuvent plus se nourrir.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Types de migration ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue les guildes suivantes selon les types de migration :&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à courte distance:'''  Déplacements limités à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Migration de frai uniquement en eau douce (p. ex. Vairon (''Phoxinus phoxinus aggr.''), Chabot (''Cottus gobio'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs à moyenne distance :'''  Déplacements jusqu’à plus de 100 km. Migration de frai uniquement en eau douce (espèces potamodromes, p. ex. Barbeau (''Barbus barbus''), Chevaine (''Squalius cephalus''), truites (''Salmo spp.'')).&lt;br /&gt;
* '''Migrateurs au long cours :''' Migrateurs au long cours : Déplacements de plusieurs centaines de km, avec une migration de frai entre eaux salées et eaux douces (espèces diadromes, p. ex. Saumon (''Salmo salar''), Anguille (''Anguilla anguilla''), Lamproie marine (''Petromyzon marinus'')).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F04-303_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Saumon atlantique (''Salmo salar'') est un exemple de migrateur au long cours qui était autrefois largement répandu en Suisse. Il est aujourd’hui considéré comme éteint dans notre pays. Des tentatives de réintroduction sont en cours.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/temperaturpraeferenzen1.pdf Temperaturpräferenzen und -limiten von Fischarten Schweizerischer Fliessgewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.rivermanagement.ch/fileadmin/sites/rivermanagement/produkte_publikationen/hilfsmittel/rhone_thur/steckbriefe/10_oekologische_gilden.pdf Fische: ökologische Gilden] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cycle de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F01-237_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Les poissons ont un cycle de vie complexe dont il faut tenir compte pour les protéger et les promouvoir (illustration : œufs d’Ombre de rivière).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les espèces de poissons ont un cycle de vie plus ou moins complexe, au cours duquel les exigences écologiques varient. Voyons celui de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') comme exemple :&lt;br /&gt;
# La ponte a lieu à la fin de l’automne. Les femelles aménagent une frayère en éliminant les sédiments fins du lit de gravier à un endroit soumis à un bon courant. Les œufs se développent durant plusieurs mois à l’abri du gravier, jusqu’à leur éclosion au printemps. Les truites dépendent donc d’un lit qui ne soit pas perturbé pendant l’hiver. Le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du lit par les sédiments fins peut aussi s’avérer fatal aux œufs, vu qu’il empêche le courant de traverser le gravier et interrompt ainsi l’oxygénation des œufs.&lt;br /&gt;
# Après l’éclosion des œufs, les larves vivent plusieurs semaines dans le gravier jusqu’à épuisement de leur sac vitellin. Elles sortent ensuite du gravier et colonisent les zones de rives peu profondes à courant calme, où elles commencent à se nourrir de la microfaune benthique.&lt;br /&gt;
# En grandissant, les truites se déplacent dans les zones à courant plus rapide, où elles se mettent à consommer des insectes plus grands ([[#Alimentation|insectivores]]).&lt;br /&gt;
# Dans le courant de leur première ou de leur deuxième année, les truites développent des stratégies différentes. Certaines migrent et colonisent les rivières ou les lacs relativement grands. Les autres restent dans les eaux qui les ont vues naître.&lt;br /&gt;
# Les truites des grands lacs et rivières deviennent rapidement des poissons de grande taille qui font une consommation accrue d’autres poissons ([[#Alimentation|piscivores]]). Les truites qui restent dans les petits cours d’eau dépendent d’une bonne offre en cachettes telles que les fosses d’affouillement, les berges affouillées ou les amoncellements de bois mort. Elles défendent un territoire contre leurs congénères et contre les autres espèces.&lt;br /&gt;
# Au début de la saison de reproduction, les truites adultes migrent depuis les lacs, rivière et ruisseaux vers la frayère de leur naissance (homing).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cycle de vie de la Truite atlantique montre la diversité des exigences de cette espèce tout au long de la vie. Elle n’est pas la seule dans ce cas. On peut dire de façon générale que les poissons ont besoin d’habitats diversifiés et interconnectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Foto mit Nummern, aus Zusammenfassung von P. Vonlanthen (entspricht nicht dem von der Fischereiberatung erhaltenen Original) Kommentar --&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Forellen in der Schweiz_Quelle_Fischereiberatung_mitNrn_Wasserz.jpg&lt;br /&gt;
| text = Cylce de vie de la Truite atlantique (''Salmo trutta'') dans l’affluent d’un lac.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/laichzeit/Forellen_Broschuere_f.pdf Les truites en Suisse, Diversité, biologie et reproduction]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = lenaspalinger_Bachforelle_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Truite de rivière (''Salmo trutta''), forme de vie de la Truite atlantique.  &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comportement migratoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations longitudinales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de sa vie, le poisson entreprendra parfois plusieurs migrations le long du cours d’eau. Les migrations les plus spectaculaires sont celles des espèces [https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_des_poissons diadromes] (migratrices à longue distance), dont la vie alterne entre les phases en eau douce et les phases en mer. Les espèces anadromes comme le [https://www.fishbase.de/summary/Salmo-salar.html Saumon atlantique] (''Salmo salar'') quittent la mer, dans laquelle ils ont déjà parcouru des distances considérables durant plusieurs années, pour remonter un cours d’eau dans lequel ils vont se reproduire. L’Anguille (''Anguilla anguilla'') est une espèce catadrome, qui fait le chemin inverse : elle quitte les rivières pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, dans l’océan Atlantique, à l’est des Caraïbes. Les espèces potamodromes (migratrices à moyenne distance) entreprennent de plus petits trajets, en restant dans le même cours d’eau. C’est le cas du [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Nase] (''Chondrostoma nasus'') qui remonte les rivières pour se reproduire et qui peut ainsi parcourir des distances supérieures à 100 km.&lt;br /&gt;
De façon générale, toutes les espèces piscicoles se déplacent plus ou moins régulièrement le long du cours d’eau. Ces mouvements vers l’amont et l’aval ont lieu dans les différentes phases du développement. Ils sont souvent motivés par le besoin de rejoindre un habitat indispensable à la phase de vie correspondante. Les poissons recherchent ainsi activement des zones adaptées à leur reproduction, à leur croissance, à leur hivernage, à leur repos ou à la nécessité de trouver un d’abri. Des déplacements passifs ou actifs vers l’aval sont souvent provoqués par des perturbations naturelles ou artificielles de l’habitat (crues p. ex.). La reconquête de régions situées en amont, par exemple après une dérive passive, se fait par les migrations de compensation. Les migrations d’expansion servent à coloniser ou recoloniser des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations latérales ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La connectivité latérale joue un rôle important, en particulier lors de crues. Les poissons réagissent à ces dernières en s’échappant par les côtés en quête de secteurs inondés mais à courant moins fort. Lorsque la crue s’atténue, ils reviennent dans le lit mineur. Les cours d’eau bétonnés n’offrent souvent plus cette connectivité latérale. Nombreux sont donc les poissons qui se font emporter vers l’aval lors des crues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Migrations verticales ===&lt;br /&gt;
Dans les lacs, certaines espèces de poissons, comme les corégones (''Coregonus spp.''), entreprennent des migrations verticales quotidiennes et saisonnières. Ce faisant, ils suivent les déplacement de leurs proies, ou recherchent les températures plus adéquates des profondeurs. Les migrations verticales existent aussi, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau. Les jeunes truites par exemple, passent l’hiver pour partie dans le système interstitiel du gravier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Connectivit.C3.A9 Cours d'eau, Connectivité]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/merkblatt_4_vernetzungvonfliessgewaessern.pdf.download.pdf/fiche_4_connectivitedescoursdeau.pdf Connectivité des cours d’eau, Fiches sur l’aménagement et l’écologie des cours d‘eau, OFEV]&lt;br /&gt;
* [https://silkewerth.weebly.com/uploads/5/5/8/8/55884321/00b7d52b8535dc358c000000.pdf Lebensraumverbund Fliessgewässer: Die Bedeutung der Vernetzung] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bioindication ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons sont d’excellents indicateurs de l’état des eaux – en particulier de leur état structurel. On les utilise donc comme indicateurs, par exemple pour mesurer le succès des actions de revitalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
* [https://www.modul-stufen-konzept.ch/fg/module/fische/index_FR Le Système modulaire gradué: Poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/externe-studien-berichte/NAWA_Schlussbericht.pdf.download.pdf/NAWA_Schlussbericht.pdf Nationale Beobachtung Oberflächengewässerqualität NAWA - Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.eawag.ch/de/abteilung/fishec/projekte/projet-lac/ Projet Lac] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link Handbuch EK Fliessgewässerrevitalisierungen de}} (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conservation et promotion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conserver et favoriser les poissons passe principalement par la protection de leur habitat. Les tentatives de réintroduction sont vaines si les habitats vitaux ne peuvent pas être conservés ou restaurés. Ce chapitre se concentre donc sur la conservation et la restauration de l’habitat des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Revitalisation / renaturation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la révision de la [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Bases_l.C3.A9gales loi sur la protection des eaux] (LEaux) de 2011, un plus grand nombre de milieux aquatiques doivent être revitalisés à l’avenir. Idéalement, un milieu aquatique devrait être [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Renaturation renaturé], c’est-à-dire remis dans son état naturel d’origine. Une telle action est bénéfique pour toutes les espèces natives de la station, dans l’eau et sur ses bords, indistinctement. L’expérience montrant qu’une renaturation n’est possible que dans de très rares cas, on met souvent en œuvre des solutions de compromis. Des décisions stratégiques sont prises lors de ces revitalisations, décisions qui déterminent le succès ou l’échec de l’entreprise – en particulier pour les poissons dépendants d’habitats variés. Leurs exigences doivent être intégrées aux réflexions dès le départ en tant qu’indicateurs de premier choix de l’état structurel du milieu aquatique. Selon l’article définissant les buts de la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (sect. 1 let. a LFSP), la biodiversité naturelle d’un milieu aquatique doit être favorisée. Les points suivants sont d’une importance capitale pour une revitalisation réussie pour les poissons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Clarifier au préalable l’état morphologique et le spectre d’espèces historiques du milieu aquatique visé. Les mesures doivent, autant que possible, restaurer ces conditions.&lt;br /&gt;
* Si ce n’est pas possible, il faut créer des conditions proches de l’état naturel, correspondant au type de milieu et aux exigences des espèces typiques de la station.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les poissons, une grande variabilité de la profondeur, de la vitesse du courant, de la granulométrie ainsi que des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] morphologiques (affouillements, bancs de gravier, amoncellements de bois mort, etc.) est importante. Les poissons ne profitent des revitalisations que si le lit du cours d’eau est assez étendu pour que les zones riveraines inondées lors des crues puissent servir de zones de repli et que des biocénoses de type alluvial puissent se former. L’espace à disposition pour cette extension ne suffit souvent pas pour laisser de telles structures se former d’elles-mêmes lors de processus naturels induits par la dynamique propre du cours d’eau. Dans de tels cas, des interventions sont nécessaires.&lt;br /&gt;
Cependant, si on façonne un lit d’étiage trop large, l’eau n’est plus assez profonde et la vitesse d’écoulement devient trop faible, ce qui peut à nouveau conduire à des températures excessives. Si au contraire le lit majeur est trop étroit, l’écoulement atteint des vitesses élevées le long des rives qui devraient justement servir de zones de repli. L’idée n’est cependant pas de construire les structures nécessaires. Leur création doit bien plutôt être favorisée par l’apport d’éléments qui peuvent former ces structures sous l’influence du courant utilisé à bon escient. Ce type de mesures, faisant appel à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#G.C3.A9nie_biologique_dans_le_lit_.28instream.29 techniques de génie biologique dans le lit (instream)], est très efficace pour favoriser les poissons. Utiliser correctement des épis, des fascines, des arbres abattus, des amas de racines, des rochers, etc., augmente fortement la diversité des conditions de courant et de profondeur et fait apparaître des habitats intéressants. Par conséquent, il vaut la peine d’entreprendre une revitalisation même dans une zone fortement urbanisée.&lt;br /&gt;
Cette interaction entre des mesures artificielles amenant de la diversité structurale et le maintien ou la stimulation de la dynamique propre du cours d’eau est un défi de taille, mais aussi la clé du succès, en particulier pour les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux.html OFEV - Renaturation des eaux]&lt;br /&gt;
* [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation Cours d'eau, Renaturation et revitalisation]&lt;br /&gt;
* [https://awel.zh.ch/internet/baudirektion/awel/de/wasser/hochwasserschutz/_jcr_content/contentPar/downloadlist/downloaditems/niederwassergreinne.spooler.download.1431940000486.pdf/Niederwassergerinne.pdf Niederwassergerinne] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/fsp-shop/ « Les pêcheurs aménagent l’habitat »]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischwerk.ch/wp-content/uploads/2014/11/Erfolgskontrolle.pdf Die Antwort der Fische] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Kt. LU angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiberatung.ch/docs/messe/instream_d.pdf Instream Massnahmen] (en allemand) &amp;lt;!-- bei Fiber angefragt, ob auf F vorhanden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Flussrevitalisierung in Städten - Eine Chance für Fische? Fauna Focus 21/2015 (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/formulare_merkblaetter.assetref/dam/documents/VOL/LANAT/fr/Natur/Fischerei/Aide-m%C3%A9moire%20Protection%20des%20pissons%20sur%20les%20chantiers.pdf Aide-mémoire ~ protection des poissons sur les chantiers]&lt;br /&gt;
* {{link loi fédérale sur la protection des eaux fr}} et {{link ordonnance sur la protection des eaux fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Migration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons migration des poissons] d’un côté à l’autre des installations hydroélectriques doit être restaurée d’ici 2030. Outres ces installations, beaucoup d’autres obstacles entravent le déplacement des poissons : seuils, passages, tronçons à débit résiduel non assainis, canaux de basses-eaux déficitaires, etc.&lt;br /&gt;
Le rétablissement de la mobilité piscicole à travers une barrière artificielle peut être réalisé en éliminant l’obstacle ou en construisant une aide au franchissement permettant la migration des poissons. Il faut autant que possible privilégier l’élimination de l’obstacle. C’est le seul moyen de permettre les déplacements vers l’amont et vers l’aval.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Galerie Surb hoch N Blank.png&lt;br /&gt;
| text = Déversoir démoli sur la Surb en aval de Tegerfelden, dans le canton d’Argovie, avant, pendant et après les travaux de démolition. Toutes les espèces de poissons peuvent désormais se déplacer sans problème. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = iub_Rueckbau_Wehr_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Démolition d’un déversoir sur [https://www.engineering-group.ch/fr/news-publications/article/2017/12/19/dam-removal-in-der-schweiz-die-ballyschwelle-ist-geschichte.html?tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&amp;amp;cHash=a86ae2cfaa371f774463175d72c8d53f l’Aar dans le canton de Soleure].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dispositifs de franchissement vers l’amont ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif est d’offrir un système qui soit facile et rapide à trouver pour permettre à tous les poissons qui veulent se déplacer de franchir l’obstacle (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation ici]). En général, ce système prend la forme d’un chenal parallèle à la rivière, qui peut être aménagé de façon naturelle (p. ex. un canal en enrochement) ou plus technique (p. ex. une passe à fente). Mais on peut aussi guider les poissons directement à « l’étage » supérieur au moyen d’un ascenseur à poissons ou d’une écluse à poissons.&lt;br /&gt;
Il n’est pas possible d’émettre des recommandations générales concernant le type de système (passe à fente, chenal de contournement, etc.). Le choix du dispositif dépend beaucoup des possibilités locales. Les méthodes de construction naturelles, en particulier en ce qui concerne le fond du lit, sont à privilégier. Pour que le dispositif soit réellement utilisé par les poissons, certaines recommandations importantes doivent être respectées concernant la position de l’entrée, de la sortie, les dimensions, l’hydraulique et la sécurité de fonctionnement requise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Schlitzbass_als_Einstieg_zum_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Passe à fente verticale à l’entrée de l’ascenseur à poissons de la Maigrauge sur la Sarine, près de Fribourg.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = wernerdoenni_Umgehungsgerinne_Hochrhein_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Rivière artificielle permettant le contournement du barrage de la centrale de Albbruck-Doggern, sur le Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Fischlift_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Un ascenseur à poissons achemine les poissons de la Sarine dans le lac de Pérolles.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aide à la dévalaison ===&lt;br /&gt;
Les aides à la dévalaison ont pour but de permettre aux poissons de franchir sans dommage les turbines – qui peuvent causer une mortalité élevée (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Libre_circulation_des_poissons ici]). Ces dispositifs sont toujours composés d’un système de protection et d’un corridor de migration immergé. A cela s’ajoutent des systèmes de guidage comme des grilles horizontales, qui conduisent les poissons dans une déviation. A l’heure actuelle, ces solutions ne peuvent pratiquement pas être mises en œuvre techniquement pour les cours d’eau relativement grands. Le développement de turbines plus respectueuses des poissons – censées réduire leur mortalité lorsqu’ils passent au travers – en est encore à ses débuts. Les besoins sont donc encore criants en ce qui concerne la recherche autour de la dévalaison (voir chapitre [[#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore|«  Ce qu’on ignore encore »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = arminpeter horizontalrechen 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = Grille horizontale dans la centrale de Aue, sur la Limmat &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV - Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/retablissement-migration-poisson-planification-strategique.html Rétablissement de la migration du poisson – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/roadmap-migration-piscicole.html Roadmap migration piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/migration-poisson-hauteur-ouvrages-hydroelectriques.html Migration du poisson vers l’amont et vers l’aval à la hauteur des ouvrages hydroélectriques]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/wanderfische.pdf.download.pdf/Bericht_Wanderfische_20170419.pdf Erhaltung und Förderung der Wanderfische] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/mindestwassertiefen-forelle.pdf.download.pdf/Mindestwassertiefe_Forellen_Endfassung_20170419.pdf Mindestwassertiefen für See- und Bachforellen - Biologische Grundlagen und Empfehlungen] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/rueckkehr-lachs.pdf.download.pdf/Lachsausbreitung_Endfassung_20170419.pdf Die Rückkehr des Lachses in der Schweiz – Potential und Perspektiven] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/massnahmens-sanierung-fischgaengigkeit.pdf.download.pdf/Umfang_und_Methodenwahl_Wirkungskontrollen_Fischg%C3%A4ngigkeit.pdf Handbuch Wirkungskontrollen Fischgängigkeit] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei W. Dönni angefragt, ob auf F vorhanden --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/images/Wissen/Themen/Fischwanderung/Zwischenbericht-Fischabstieg_eawag-2012.pdf Massnahmen zur Gewährleistung eines schonenden Fischabstiegs an grösseren, mitteleuropäischen Flusskraftwerken] (en allemand) &amp;lt;!-- Bei Armin Peter angefragt: -&amp;gt; Gibt es nicht auf Französisch --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* DWA, Merkblatt DWA-M509 – Fischaufstiegsanlagen und fischpassierbare Bauwerke – Gestaltung, Bemessung, Qualitätssicherung, 2014, Deutsche Vereinigung für Wasserwirtschaft, Abwasser und Abfall e. V.: Hennef (en allemand)&lt;br /&gt;
* Ebel, G. (2018) Fischschutz und Fischabstieg an Wasserkraftanlagen – Handbuch Rechen- und Bypasssysteme. Ingenieurbiologische Grundlagen, Modellierung und Prognose, Bemessung und Gestaltung. Mitteilungen aus dem Büro für Gewässerökologie und Fischereibiologie 4, 3. Auflage, 483 S. (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://de.wikipedia.org/wiki/Fischabstieg Fischabstieg] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.mobilityplatform.ch/de/webviewer/download/736/dHash/ebf9a248495e7c76bc5503a7b05f770adc3eddd0/?tu=0 Adaptation des voûtages pour la petite faune terrestre et la faune piscicole] (en allemand – résumé en français)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Régime des matières solides ==&lt;br /&gt;
La nouvelle loi sur la protection des eaux de 2011 et l’assainissement prévu du régime de charriage traitent les déficits dans le flux des matières solides (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Charriage_des_s.C3.A9diments ici]). La suppression des collecteurs de graviers, la réactivation de l’érosion des berges (dynamique fluviale) et le transport des sédiments par des tunnels dans les barrages sont les solutions les plus viables pour assainir le régime de charriage. Les remblais en gravier peuvent aussi avoir un effet positif. L’utilité d’un remblai s’atténue cependant nettement au fil du temps – surtout à cause du {{link kolmation wikipedia fr}}. Pour en conserver l’efficacité, il faut apporter du gravier régulièrement et en quantité non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poissons bénéficient rapidement de la réactivation du régime de charriage. Les remblais aménagés sur l’Aar par exemple, ont donné naissance lors de la première crue à des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Ecologie#Diversit.C3.A9_structurale structures] similaires à celles de conditions naturelles, malgré leur étendue plus faible. Le succès de reproduction des Ombres de rivière (''Thymallus thymallus''), dont l’effectif suisse est en déclin marqué, a connu une forte hausse par rapport à la situation qui prévalait avant la création des remblais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le cours d’eau ne peut plus éliminer naturellement un colmatage important du fond du lit, ameublir mécaniquement le lit peut ponctuellement et temporairement réduire le colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = schaelchli_etal_Kiesschüttung_an_der_Aare_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Remblai de gravier sur l’Aar. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus des sédiments constitués de gravier grossier, d’autres matières solides, telles le bois mort, devraient aussi rester dans l’eau. Actuellement, on en retire souvent le bois mort pour des raisons de protection contre les crues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-regime-charriage-planification.html Assainissement du régime de charriage – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [http://www.flussbau.ch/pdf/publikationen/Schaelchli_etal_2010.pdf Kiesschüttungen zur Reaktivierung des Geschiebehaushalts der Aare – die kieslaichenden Fische freut‘s] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/fiches-amenagement-ecologie-cours-eau.html Office fédéral de l’environnement OFEV, 2017. Dynamique du charriage et des habitats]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’amélioration de la qualité de l’eau reste l’une des tâches principales à mener pour favoriser les poissons. Pour atteindre cet objectif, une réduction drastique de l’apport de produits chimiques est indispensable. La réduction de l’utilisation des pesticides planifiée par la Confédération ne suffira pas. Le traitement des micropolluants dans les stations d’épuration doit être nettement amélioré. La mise à niveau des STEP pour effectuer la quatrième étape du traitement des eaux usées est un premier pas dans cette direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/dossiers/micropolluants-optimisation-step.html Micropolluants: l'optimisation des STEP peut commencer !]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie ==&lt;br /&gt;
Les conséquences de l’exploitation hydroélectrique des cours d’eau devraient se voir réduites dans le cadre de l’établissement des [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Assainissement_des_d.C3.A9bits_r.C3.A9siduels débits résiduels minimaux] et de l’assainissement des régimes d’éclusées des centrales hydroélectriques. Différentes [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation mesures] sont possibles (revalorisation structurelle des cours d’eau, déviation des hautes eaux dans des plans d’eau situés en aval, mesures d’exploitation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/schwall-sunk-massnahmen.html Éclusées – Mesures d’assainissement]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/assainissement-eclusees-planification-strategique.html Baumann, P. et al. (2012). Assainissement des éclusées – Planification stratégique]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/wasser/uw-umwelt-wissen/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf.download.pdf/veraenderungen_vonschwall-sunk.pdf Veränderungen von Schwall-Sunk] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/debits-residuels-convenables.html Débits résiduels convenables - Comment peuvent-ils être déterminés?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exploitation / utilisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation des poissons est régie par la [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html loi fédérale sur la pêche] (LFSP) et par les lois cantonales. Les espèces qui subissent une pêche intensive bénéficient ainsi de différentes dispositions de protection, telles que taille minimale de capture et période de protection (généralement les poissons sont protégés pendant leur période de reproduction). Les méthodes de capture autorisées sont régies par les lois cantonales.&lt;br /&gt;
De plus, on tente de soutenir par des repeuplements les populations des espèces soumises à une forte pêche. Seules des espèces de poissons indigènes (art. 6 al. 1 let. a LFSP) et adaptées à la station (art. 6 al. 1 let. b LFSP) peuvent être relâchées. Des exceptions ne sont possibles que si la faune et la flore indigènes ne sont pas menacées (art. 6 al. 2 let. a LFSP) et que la faune ne subit pas de modifications non souhaitées (art. 6 al. 2 let. b LFSP).&lt;br /&gt;
L’exploitation des poissons est régulièrement adaptée aux nouvelles connaissances et besoins. Les mesures de repeuplements sont p. ex. réduites dans de nombreuses eaux suisses depuis qu’on a constaté que – précisément dans les cours d’eau – les repeuplements ne contribuaient pas, ou seulement marginalement, à la hausse des effectifs. La reproduction naturelle est en général le processus déterminant pour le rétablissement des populations.&lt;br /&gt;
Pour limiter les processus évolutifs induits par la pêche, on teste depuis peu des dispositions de protection comme les fenêtres de capture. Celles-ci permettent d’épargner les poissons plus âgés et plus grands en interdisant leur capture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/genetique-et-peche.html Génétique et Pêche, Synthèse des études génétiques et recommandations en matière de gestion piscicole]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereistatistik.ch/fr/home Statistiques fédérales de la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = F14-88_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Le Nase (''Chondrostoma nasus '') est menacé d’extinction. Il vit dans les grandes rivières, consomme des diatomées (algues brunes qui croissent sur les pierres), apprécie le courant et a besoin de températures plutôt chaudes. C’est un migrateur à moyenne distance qui peut parcourir plus de 100 km.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conservation et la protection des espèces de poissons passent en particulier par la protection de leurs habitats, en partie également par des réintroductions. Ces dernières n’ont toutefois de sens que si on connaît précisément les causes de la disparition d’une espèce et qu’on y a remédié. Dans le cas contraire, ces mesures sont souvent vaines, comme l’ont montré les tentatives de réintroduction du Nase (''Chondrostoma nasus ''), du Blageon (''Telestes souffia'') et de l’Ombre de rivière (''Thymallus thymallus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html liste des espèces prioritaires au niveau national] comporte 34 espèces de poissons. Celles-ci requièrent des actions urgentes. Les espèces suivantes sont décrites comme prioritaires (catégorie 1) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nase (''Chondrostoma nasus'')&lt;br /&gt;
* Savetta (''Chondrostoma soetta'')&lt;br /&gt;
* Sofie (''Parachondrostoma toxostoma'')&lt;br /&gt;
* Truite marbrée (''Salmo marmuratus'')&lt;br /&gt;
* Apron (''Zingel asper'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La base de données « Virtual Data Center » contient notamment les données de présence des poissons, afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Ces données ne sont pas publiques, mais sont souvent utilisées par les offices cantonaux. Le [http://www.cscf.ch/ CSCF] met à disposition des données accessibles au public concernant la répartition de toutes les espèces de poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = pascal_vonlanthen_Rhonestreber_aus_der_Loue_ausschnitt_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Aprons pêchés dans la Loue&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html Liste des espèces prioritaires au niveau national]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/biodiversitaet/externe-studien-berichte/foerderung_der_litho-rheophilenfischartenderschweiz.pdf.download.pdf/revalorisation_desespecesdepoissonslitho-rheophilesdesuisse.pdf Revalorisation des espèces de poissons litho-rhéophiles de Suisse] &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/populations-d-ombres-d-importance-nationale.html OFEV, 2002: Populations d'ombres d'importance nationale]&lt;br /&gt;
* [http://kfvbl.ch/pdfnewpage/fischarten/birs_rueckkehr-lachse.pdf Rückkehr der Lachse in Wiese, Birs und Ergolz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download_0.ocFile/Nasenarten%20der%20CH%20Verbreitung.pdf BUWAL, 1995: Verbreitung und Fortpflanzung der in der Schweiz vorkommenden Chondrostoma-Arten] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/menaces-et-protection-chabot.html Biologie, menaces et protection du chabot (''Cottus gobio'') en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.anjf.sg.ch/home/fischerei/Artenschutz/nase/_jcr_content/RightPar/downloadlist/DownloadListParTeaser/download.ocFile/Monitoring%20der%20Nase.pdf Monitoring der Nase (''Chondrostoma nasus'') in der Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la liste actuelle d’espèces de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP), neuf espèces de poissons sont éteintes en Suisse. Si l’on considère la taxonomie actuelle (truites (''Salmo spp.''), corégones (''Coregonus spp.'') et ombles (''Salvelinus spp.'') chacun plusieurs espèces), ce nombre est bien plus élevé. Parmi les espèces encore présentes aujourd’hui, neuf sont menacées d’extinction. Quatorze autres sont fortement menacées. Plus une espèce est spécialisée, plus le risque est grand que ses effectifs diminuent. Peu importe que cette spécialisation intervienne au niveau de la nourriture, du lien à des substrats de ponte spécifiques ou des distances migratoires. Six des sept migrateurs à longue distance sont éteints en Suisse. Globalement, les espèces les plus fortement menacées sont celles qui vivent avant tout dans les cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La liste rouge est en cours d’actualisation. La nouvelle version prendra aussi en compte [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ la diversité endémique des corégones] (en allemand) – désormais connue – pour laquelle la Suisse porte une responsabilité particulière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de facteurs anthropogènes ont une influence négative sur les poissons. Le déclin des effectifs suisses de truites a fait l’objet d’une étude approfondie dans le cadre d’un projet de recherche de grande envergure. Il en ressort qu’on ne peut pas attribuer ce déclin à une seule cause, mais qu’il est dû à de nombreux facteurs et à leur influence combinée. Ce qui vaut pour les truites vaut aussi pour la plupart des autres espèces de poissons. Le film diffusé par la RTS en 2017 dans le cadre de l’émission Netz Natur en fait l’impressionnante et très complète démonstration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/aktuell2012/fiber_biodiv.pdf Die Biodiversität der Schweizer Fische] (en allemand)&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Fauna Helvetica, Pisces, Atlas. &lt;br /&gt;
* [http://www.iucnredlist.org/ IUCN Red List]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/play/tv/netz-natur/video/netz-natur-unsere-verwandten-im-wasser-schweizerdeutsch?id=985b184b-5b86-47bb-a8ef-ee109a6ab05e&amp;amp;startTime=0.977895&amp;amp;station=69e8ac16-4327-4af4-b873-fd5cd6e895a7 Netz Natur – Unsere Verwandten im Wasser (07.12.2017)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.srf.ch/sendungen/netz-natur/uebersicht Netz Natur – Stimme für die Fische (05.04.2018)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html#app1ahref1 Liste d’espèces selon l’OLFP (plus actuelle que la liste rouge)]&lt;br /&gt;
* [https://www.petri-heil.ch/felchen-ist-nicht-gleich-felchen/ Felchen ist nicht gleich Felchen] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
La destruction des habitats est l’une des causes principales du déclin des poissons dans les cours d’eau, et en partie dans les lacs aussi. 22% des cours d’eau suisses souffrent d’une morphologie fortement perturbée ou non naturelle. En considérant uniquement les cours d’eau de plaine, qui hébergent la plus grande diversité piscicole, on atteint même 38%. Les grands fleuves, qui à l’état naturel sont des hotspots de la biodiversité, sont eux aussi, et plus que la moyenne, fortement endigués (40% au moins fortement perturbés). Les causes principales en sont l’urbanisation, l’agriculture et l’exploitation de l’énergie hydraulique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Morphologie Fliessgewaesser Quelle Strukturen Fliessgewaesser F.PNG&lt;br /&gt;
| text = Proportion des eaux présentant un mauvais état morphologique selon l’altitude. Voir p. 37 du rapport mentionné ci-dessous.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/ecomorphologie-cours-eau-suisses.html Ecomorphologie des cours d’eau suisses]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connectivité ==&lt;br /&gt;
La connectivité longitudinale des cours d’eau est très souvent mise à mal voire supprimée par des déversoirs, des barrages, des chutes artificielles, des collecteurs de gravier, des tronçons à débit résiduel, etc. Rien que les obstacles à la migration liés à l’exploitation de l’énergie hydraulique sont au nombre d’environ 10'000. La connectivité latérale quant à elle est interrompue à de nombreux endroits par l’endiguement des berges et l’abaissement du niveau des cours d’eau. Enfin, la connectivité verticale est réduite en premier lieu par le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Colmatage colmatage] du fond, lui-même provoqué par une charge trop grande de sédiments fins, l’affaiblissement du régime de charriage, et une dynamique d’écoulement diminuée. Le colmatage empêche les espèces qui fraient dans le gravier d’y déposer leurs œufs, ou conduit à l’asphyxie des œufs par un approvisionnement en oxygène insuffisant. En le remplissant d’éléments fins, le colmatage provoque en outre la perte du système interstitiel du gravier. Cet espace constitue l’habitat et la zone de refuge des invertébrés du lit de la rivière. Ces invertébrés (benthos) composent l’essentiel de la nourriture des poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/info-specialistes/mesures-pour-la-protection-des-eaux/renaturation-des-eaux/restauration-de-la-migration-des-poissons.html OFEV : Restauration de la migration des poissons]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qualité de l’eau ==&lt;br /&gt;
Au 20ème siècle, les atteintes les plus visibles à la qualité de l’eau étaient les pollutions chroniques par les nutriments qui ont conduit au développement excessif des algues, au colmatage et à l’anoxie. L’eutrophisation des plans d’eau et l’anoxie consécutive ont eu des conséquences  majeures sur le cortège d’espèces de ces lacs, notamment sur les [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/felchen_f.pdf corégones] (''Coregonus spp.''). Pour redresser la situation, on a construit des stations d’épuration dans tout le pays. La pollution aux nutriments est ainsi revenue à un niveau plus bas dans de nombreux milieux aquatiques – grâce aussi aux mesures prises dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes avec d’autres pollutions chimiques, avec les micropolluants issus par exemple des résidus des médicaments et des pesticides, ont à l’inverse augmenté. Ceux-ci affaiblissent directement les poissons, ce qui les rend moins résistants aux autres facteurs de stress comme les [https://fr.wikipedia.org/wiki/Saprolegnia mycoses] (''Saprolegnia parasitica'') ou la [https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/tierseuchen/uebersicht-seuchen/alle-tierseuchen/proliferative-nierenkrankheit-der-fische.html maladie rénale proliférative] (MRP). Les substances hormonales actives provoquent des malformations des organes sexuels des poissons. Les micropolluants leur nuisent aussi indirectement, par exemple par leur impact négatif sur les plantes aquatiques et les algues (phytobenthos) et sur la faune aquatique (macrozoobenthos), qui constituent la base alimentaire de nombreux poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des accidents impliquant du purin ou des eaux usées de chantier conduisent encore fréquemment à une mortalité aigüe des poissons. On assiste ainsi en moyenne à une hécatombe de poissons tous les trois jours en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://wa21.ch/wp-content/uploads/2018/04/FA_Mueller_low.pdf Schutz und Weiterentwicklung der Gewässer] (en allemand)&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Der Artikel ist aus der Zeitschrift &amp;quot;Aqua und Gas&amp;quot;. Diese kostet. Der Link ist auf die Wasseragenda21. Dort habe ich den Artikel auf der französischen Webseite nicht gefunden--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Température / changement climatique ==&lt;br /&gt;
La température des cours d’eau est influencée de façon très diverse par les conditions climatiques, la nappe phréatique, le type et la taille du cours d’eau, les pompages, les rejets (p. ex. effluents de STEP et de centrales nucléaires, de pompes à chaleur, ruissellement des routes), l’exploitation de l’énergie hydraulique, et l’ombrage. La combinaison de ces facteurs conduit à une augmentation de la température de l’eau dans la plupart des eaux suisses, mais spécialement dans celles du Plateau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que la température de l’eau joue un rôle très important pour les poissons (voir chapitre guildes de températures), cette augmentation a des conséquences sur leur cycle de vie (développement plus rapide des œufs p. ex.) et conduit à une modification du cortège d’espèces. Elle favorise de plus certaines maladies, comme la maladie rénale proliférative (MRP) chez les truites (''Salmo spp.'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/de/dokumente/hydrologie/fachinfo-daten/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf.download.pdf/temperaturen_in_schweizerfliessgewaessern.pdf Temperaturen in Schweizer Fliessgewässern] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/tasks/index_FR MRP - La maladie rénale proliférative]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/canicule-2003-consequences-eaux.html Canicule de 2003: conséquences pour les eaux (Résumé)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Hydrologie / dynamique de l’écoulement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Eclusées ===&lt;br /&gt;
Le régime d’éclusées induit par quelques centrales hydroélectriques provoque une alternance de crues et d‘étiages se succédant à une fréquence beaucoup plus élevée dans le cours d’eau. Cela entraîne une baisse des effectifs de la macrofaune benthique et de la faune piscicole, et modifie leur composition – entre autres parce que ces organismes (poissons et leurs proies) dérivent ou s’échouent. Ces derniers phénomènes ont lieu à l’état naturel mais sont amplifiés par le régime d’éclusées ([https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Renaturation_et_revitalisation#Eclus.C3.A9es voir aussi ici]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = teleossarl_gestrandeteFische_SchwallSunk_96_dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Poissons échoués suite à une éclusée dans le Doubs. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Débit résiduel ===&lt;br /&gt;
Les tronçons à débit résiduel se trouvent en aval des barrages ou des retenues lorsque l’eau est déviée pour la production d’électricité. La quantité d’eau qui reste (débit résiduel) configure l’habitat. Elle correspond très souvent à un débit d’étiage très bas, qui règne pendant la plus grande partie de l’année. Certaines espèces de poissons ne peuvent plus survivre si le débit est trop faible. La raison principale tient à la réduction générale du nombre d’habitats disponibles due au faible volume d’eau. De plus, les possibilités de [[#Comportement_migratoire|migration]] se trouvent restreintes. Les modifications du régime des températures (l’eau de vidange des lacs de barrage est plus froide que dans une situation naturelle, tandis que l’eau du débit résiduel se réchauffe fortement en été) peuvent également influencer la survie des espèces sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dynamique de crues naturelle ===&lt;br /&gt;
Les crues sont les forces vives et naturelles d’un cours d’eau. Elles garantissent le transport des sédiments et du bois tombé à l’eau. Elles mettent aussi en mouvement le fond du lit, ce qui contrecarre la tendance au colmatage. Les poissons et les proies [[#Reproduction|lithophiles]] de l’espace interstitiel dépendent de cette dynamique. De plus, les crues et les inondations qui en découlent sont essentielles pour le maintien des zones alluviales bordant les eaux courantes et les plans d’eau. Tous les êtres vivants des zones alluviales profitent de ces inondations – notamment les poissons qui utilisent cet habitat par exemple pendant la saison de reproduction, lors de la période de hautes eaux dans les lacs et les grandes rivières. Les centrales à accumulation et les lacs à niveau régulé privent les cours d’eau situés en aval de leur dynamique, et donc de leur vitalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/consequences-ecologiques-eclusees.html Conséquences écologiques des éclusées]&lt;br /&gt;
* [http://library.eawag.ch/eawag-publications/EAWAGnews/54F(2003).pdf La réponse des cours d’eau aux crues expérimentales] p. 31-33&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matières solides ==&lt;br /&gt;
Les « matières solides » d’un cours d’eau désignent les sédiments grossiers (gravier et cailloux), le matériel fin (sable et limon) et le bois tombé à l’eau. Un régime des matières solides naturel est une pièce maîtresse de la dynamique des eaux. S’il est perturbé (p. ex par des collecteurs de graviers et de bois, l’extraction de gravier, des centrales hydroélectriques, l’élimination du bois mort lors de l’entretien du cours d’eau), la « matière modelable » du cours d’eau – qui, couplée à la dynamique d’écoulement, façonne le lit – disparaît. C’est ainsi que disparaissent ou se colmatent les bancs de gravier par exemple, indispensables à la survie de tous les poissons lithophiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une augmentation artificielle du transport des sédiments fins peut, tout autant, avoir des conséquences négatives. Le nettoyage et la vidange des bassins de retenue sont synonymes de grande pollution pour les cours d’eaux situés en aval. Les plus concernés sont les macro-invertébrés, dont font partie les poissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/consequences-ecologiques-curages-bassins-retenue.html Conséquences écologiques des curages dans les bassins de retenue]&lt;br /&gt;
* {{link totholz bern fr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Impacts de la pêche et de la pisciculture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pêche peut influencer les populations piscicoles de plusieurs manières. D’une part, le prélèvement excessif peut réduire l’effectif au point que la population n’est plus viable. D’autre part, il peut en résulter des processus évolutifs causés par la  pêche ; c’est le cas par exemple quand les poissons à croissance rapide sont capturés plus tôt que ceux à croissance lente, ce qui constitue un désavantage évolutif pour les premiers. Comme les poissons à croissance lente se reproduisent plus souvent et avec un taux de réussite plus élevé, cette pratique de pêche peut, au fil du temps, conduire à une diminution de la taille au sein de l’ensemble de la population. Ce phénomène a été prouvé pour les cabillauds de l’Atlantique Nord  par exemple. Cet effet est considéré comme déterminant dans la baisse de croissance des corégones de certains lacs. Pour les espèces qui font l’objet d’une pêche intensive, en particulier, on soupçonne que l’évolution induite par la pêche a une grande influence sur la population piscicole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, dans le cadre de l’exploitation piscicole, on tente de soutenir par des mesures de repeuplement les effectifs des espèces très utilisées, comme la Truite atlantique (''Salmo trutta'') et les diverses espèces de corégones (''Coregonus spp.''). Cette pratique comporte également des risques, tels que la propagation de maladies ou la perte des adaptations locales. Raison pour laquelle les mesures de repeuplement pour conserver les effectifs sont de plus en plus remises en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, les repeuplements dans des eaux qui n’abritent pas de poissons à l’origine peuvent avoir des impacts graves pour d’autres groupes d’espèces – les [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Libellules#Coexistence_avec_les_poissons libellules] par exemple, ou très fréquemment aussi, les [http://www.karch.ch/karch/home/amphibien-fordern/fische-und-amphibien.html amphibiens].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/newsletter/Newsletter_01_17/index_FR De la précocité des cabillauds et de la combattivité des géniteurs - ou comment la pêche peut influer sur l'évolution des populations de poissons]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/efficacite-repeuplements-piscicoles-effectues.html Efficacité des repeuplements piscicoles effectués en Suisse]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/wissen/2015_uploads/erfolgskontrolle_besatz_1_f.pdf Série d'articles « Contrôle de l'efficacité des alevinages » ]&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/Seminar_2018/Fischbesatz_Hefti_DE Fischbesatz in Fliessgewässern: Praxis im Wandel] (en allemand)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces invasives ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons invasives ont été décrites en détail en 2002 (voir [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html ici], en allemand). La liste la plus actuelle est celle de l’OLFP. C’est ainsi que la faune piscicole de Suisse recense officiellement 14 espèces exotiques de poissons qui sont généralement parvenues à former des populations établies. 13 espèces ont été introduites par des peuplements ciblés ou via du matériel servant au repeuplement, deux espèces du fait de la détention de poissons d’ornements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les espèces de poissons [https://fr.wikipedia.org/wiki/Allochtone allochtones] peuvent avoir des effets écologiques négatifs à bien des égards. Ils peuvent par exemple exercer une pression de concurrence ou de prédation sur les espèces indigènes. L’expansion de l’Epinoche (''Gasterosteus gymnurus'') provoquée par des individus non indigènes est ainsi considérée comme une raison possible de la baisse des populations de corégones dans le lac de Constance, et elle fait actuellement l’objet d’un [https://seewandel.org/ projet de recherche fouillé]. L’hybridation avec des représentants de la faune locale qui sont proches parents, et l’introduction de maladies et parasites, peuvent également faire des dégâts. Il faut s’attendre à ce que d’autres espèces allochtones de poissons arrivent dans les eaux suisses dans les années qui viennent. La situation du bassin hydrographique du Rhin est au centre de l’attention à ce sujet. La dernière immigration connue concerne les [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Gobiidés invasifs], qui sont arrivés dans le Rhin en 2011 dans la région de Bâle et se sont massivement répandus vers l’amont depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Liens'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/de/home/themen/biodiversitaet/publikationen-studien/publikationen/einwanderungen-von-fischarten.html Einwanderung von Fischarten in die Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://extranet.kvu.ch/files/documentdownload/161220142623_Grundelstrategie_2016_29.11.16.pdf Schwarzmeergrundeln Schweiz] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.bs.ch/dam/jcr:c9941895-32b2-4b61-b3ec-8d95b5c975d4/grundeln.pdf Merkblatt: Invasive Grundeln erobern den Rhein] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Liste des espèces invasives dans l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De nombreuses installations manquent actuellement d’un dispositif efficace de protection des poissons qui descendent le cours d’eau. Cette lacune est particulièrement aigüe pour les centrales situées sur les grandes rivières (voir aussi [https://www.biodivers.ch/fr/index.php/Informations_de_base#Ce_qu.E2.80.99on_ignore_encore ici]). Des recherches sont donc encore nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les connaissances sur le comportement des poissons avant et dans les systèmes d’aide au franchissement vers l’amont sont encore rudimentaires, malgré des décennies de construction de passes à poissons.&lt;br /&gt;
* L’effet général de la qualité de l’eau sur les poissons est connu. Mais notre compréhension des effets directs ou indirects des pollutions chroniques et des changements de température sur la faune piscicole est plus lacunaire.&lt;br /&gt;
* Les revitalisations apportent beaucoup aux poissons, mais toutes ne sont pas couronnées de succès. Pour que des enseignements puissent être tirés des projets déjà réalisés, des suivis bien conçus et standardisés, orientés sur les objectifs, sont nécessaires.&lt;br /&gt;
* Les suivis standardisés sont également nécessaires pour d’autres mesures, comme l’assainissement des régimes d’éclusées ou du régime de charriage, ainsi que dans le domaine de la migration (vers l’amont et vers l’aval) et dans celui des repeuplements.&lt;br /&gt;
* Les mesures de repeuplement sont de plus en plus critiquées par la recherche. Les suivis réalisés jusqu’à maintenant laissent supposer que ces mesures ne sont pas aussi efficaces qu’espéré. Il faut donc redoubler d’effort pour systématiquement évaluer l’utilité de ces mesures.&lt;br /&gt;
* L’influence des processus évolutifs induits par la pêche n’a jusqu’à présent pas été étudiée à fond. De nouvelles méthodes de génomique permettent d’explorer plus avant ces questions.&lt;br /&gt;
* Plusieurs espèces exotiques sont présentes en Suisse. On ignore cependant si elles influencent la faune piscicole indigène, et si oui, de quelle manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Formations de base et continue =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR Manifestations FIBER]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/enseignement/formation/peak/ Cours EAWAG axés sur la pratique (PEAK)]&lt;br /&gt;
* [https://www.hesge.ch/hepia/formation-continue/certificats-cas/cas-poissons-deau-douce-deurope CAS Poissons d’eau douce d’Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/activites.html Formations de base et continue de l'association suisse des gardes-pêche]&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink Seminare Séminaires Dä Neu Fischer] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.sfv-fsp.ch/fr/formation/attestations-de-competence-sana/ Attestation de compétence SaNa]&lt;br /&gt;
* [https://www.swv.ch/fr/manifestations/manifestations-asae/cours-cipc/ Cours de perfectionnement de la CIPC (Commission Protection contre les crues)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formations continues ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.igfischerei.ch/index.php/programmlink/genetikseminar-2018 Genetik und Bewirtschaftung, Samstag, 3. November 2018 in Langnau am Albis (ZH)] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/events/index_FR  Atelier « Frayères », samedi 24 novembre 2018, à Fully (VS)]&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Weiterbildung, die bereits stattgefunden hat: [https://www.eawag.ch/de/news-agenda/agenda/detail/?tx_sfpevents_sfpevents%5Bevent%5D=1160&amp;amp;tx_sfpevents_sfpevents%5Bcontroller%5D=Events&amp;amp;cHash=9b8cccbd1a59d8740bad89c56dac6f45] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux utiles pour la pratique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.fischereiberatung.ch/news/index_FR Bureau suisse de conseil pour la pêche FIBER]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischnetz.ch/index_f.htm Réseau suisse poissons en diminution]&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/utilisation-durable-de-la-biodiversite/peche.html Office fédéral de l'environnement (OFEV) Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.fishbase.org/ FishBase]&lt;br /&gt;
* [http://www.sfv-fsp.ch/fr/home/ Fédération Suisse de Pêche]&lt;br /&gt;
* [http://www.schweizerfisch.ch/ Schweizer Berufsfischereiverband Association suisse des pêcheurs professionnels] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [http://www.rhone-thur.eawag.ch/publikationen.html Publikationen Rhône-Thur Projekt] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.aquaviva.ch/ Aqua Viva] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-especes-menacees-poisson-cyclostomes.html Liste rouge des espèces menacées en Suisse : poissons et cyclostomes]&lt;br /&gt;
* [https://www.eawag.ch/fr/departement/fishec/ EAWAG, département écologie et évolution des poissons]&lt;br /&gt;
* [http://www.fiwi.vetsuisse.unibe.ch/ FIWI - Zentrum für Fisch- und Wildtiermedizin] (en allemand)&lt;br /&gt;
* [https://www.kwl-cfp.ch/fr/csf?set_language=fr Conférence des services de la faune, de la chasse et de la pêche des cantons suisses et de la Principauté du Liechtenstein]&lt;br /&gt;
* [http://www.fischereiaufseher.ch/index.html Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre « Angewandte Fischökologie in Fliessgewässern » (en allemand) est à recommander pour une vision d’ensemble de l’écologie des poissons. Pour la détermination des poissons, nous recommandons l’ouvrage « Handbook of European Freshwater Fishes », très complet :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Jungwirth, M., Angewandte Fischökologie an Fließgewässern. 2003: Facultas-Verlag.&lt;br /&gt;
* {{link_shop_cscf_fr}}: Zaugg, B., Stucki, P., Pedroli, JC., Kirchhofer, A. 2003: Fauna Helvetica – PISCES ATLAS. SEG, CSCF. &lt;br /&gt;
* Kottelat, M., Freyhof, J. 2007: Handbook of European Freshwater Fishes&lt;br /&gt;
* Welcomme, RL. Inland Fisheries: 2001 Ecology and Management. FAO/ Blackwell Science.&lt;br /&gt;
* Miniguide de BirdLife Suisse : Poissons de Suisse. BirdLife Suisse / FSP, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Dans la loi =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910137/index.html Loi fédérale sur la pêche (LFSP)]&lt;br /&gt;
* [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930332/index.html Ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche (OLFP)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transmettre ses observations de poissons est très utile à leur protection et leur promotion. L‘application [https://webfauna.cscf.ch/Webfauna/Welcome.do?request_locale=fr Webfauna] a été développée à cet effet par le CSCF. Le site internet du {{link cscf webfauna fr}} indique comment transmettre ses observations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Pascal Vonlanthen || [http://www.aquabios.ch/ Aquabios GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Werner Dönni || [https://www.fischwerk.ch/ Fischwerk GmbH]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || Joachim Guthruf || Aquatica GmbH, [mailto:info@aquatica-gmbh.ch info@aquatica-gmbh.ch]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  || Diego Dagani || [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/office/divisions-sections/division-especes--ecosystemes--paysages/section-milieux-aquatiques.html OFEV, Section Milieux aquatiques]&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Libellules&amp;diff=2976</id>
		<title>Libellules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://biodivers.ch/fr/index.php?title=Libellules&amp;diff=2976"/>
				<updated>2018-04-16T14:33:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;SandSeid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Startfoto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = 60 Leucorrhinia pectoralis m H.Wildermuth 96 dpi.JPG&lt;br /&gt;
| text = La Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'') est un hôte rare des fosses de tourbage dans les marais.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte || Hansruedi Wildermuth &amp;amp; [http://biodivers.ch/index.php/bienvenue.html Association biodivers]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Review || [https://www.fornat.ch/ Daniela Keller], [http://www.lifescience.ch/ Daniel Küry] &amp;amp; [http://www.cscf.ch/cscf/de/home/fauna-der-schweiz/libellen.html Christian Monnerat]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication || Avril 2018&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
On trouve en Suisse 80 espèces de libellules (Odonata en latin)&amp;lt;!-- &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt;alt: 78 espèces et 3 sous-espèces d’Odonates (ou libellules au sens large – Odonata en latin) &amp;lt;/span&amp;gt; --&amp;gt;. Les œufs et les stades larvaires se développent dans l’eau tandis que les libellules adultes vivent en milieu terrestre, ce qui nécessite des habitats différents connectés entre eux. Les larves de toutes les espèces sont inféodées aux eaux douces. La durée du développement est propre à chaque espèce – de quelques semaines à plusieurs années. La métamorphose qui transforme l’organisme aquatique en un animal terrestre ailé est un moment particulièrement délicat de la vie des libellules ; pendant l’éclosion qui les voit s’extraire de leur exuvie (peau de la dernière mue), elles sont totalement à la merci des perturbations et des prédateurs. Les anisoptères sont de bons voiliers, très mobiles, tandis que les graciles zygoptères (demoiselles) sont beaucoup plus facilement déportés par le vent. Favoriser les Odonates implique de protéger, conserver et valoriser leurs habitats aquatiques – tels que sources, eaux courantes et plans d’eau – ainsi que leurs habitats terrestres. Les premiers doivent en principe être pauvres en nutriments, bien ensoleillés et richement structurés, les seconds doivent présenter une offre en insectes suffisante et des abris pour la maturation et le repos. Les petits plans d’eau nécessitent un entretien régulier pour rester attrayants pour les libellules. Les poissons sont les pires ennemis des libellules. Sur les 80 espèces d’Odonates présentes en Suisse, 29 sont prioritaires au niveau national et 26 disposent de [[#Protection des espèces|fiches de protection]] spécifique. &amp;lt;!--Les exemples pratiques présentent des projets concrets--&amp;gt; La brochure [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les libellules »]] est une référence incontournable pour les odonatologues. On trouve les connaissances de base sur la biologie des libellules dans le livre « Die Libellen Europas » (en allemand). &lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie1 zusammenfassung hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Un anisoptère, le Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'', à gauche), et un zygoptère, le Caloptéryx éclatant (''Calopteryx splendens'', à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Systématique et distribution en Suisse =&lt;br /&gt;
L’ordre des Odonates (Odonata) compte plus de 6000 espèces au niveau mondial. En Europe – de l’Oural aux Açores – on trouve 140 espèces, dont environ 85 espèces en Europe centrale. On distingue deux sous-ordres : les zygoptères (Zygoptera), parfois appelés demoiselles, et les anisoptères (Anisoptera), parfois appelés libellules au sens strict (nous utilisons dans cet article le terme « libellules » au sens large, pour tous les Odonates). Les 80 espèces&amp;lt;!-- 81 espèces (y. c. sous-espèces)--&amp;gt; présentes en Suisse se répartissent en 4 familles de zygoptères et 5 familles d’anisoptères : &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Lestes (''Lestidae'') 8 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Calopterygidés (''Calopterygidae'') 2 espèces et 2 sous-espèces&lt;br /&gt;
▪ Platycnemididés (''Platycnemididae'') 1 espèce &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Coenagrionidés (''Coenagrionidae'') 16 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Aeschnidés (''Aeshnidae'') 13 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Gomphidés (''Gomphidae'') 7 espèces et 1 sous-espèce&lt;br /&gt;
▪ Cordulegastridés (''Cordulegastridae'') 2 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Corduliidés (''Corduliidae'') 7 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Libellulidés (''Libellulidae'') 22 espèces &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On constate plusieurs types de distribution des libellules en Suisse : &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces montrant une aire de répartition couvrant tout le pays et présentes dans les six régions biogéographiques. Exemple : Aeschne bleue (''Aeshna cyanea'') &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces présentes sur le Plateau et dans le Jura mais absente du versant sud des Alpes et des vallées alpines. Exemples : Leste verdoyant (''Lestes virens''), Aeschne printanière (''Brachytron pratense'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces présentes uniquement au sud des Alpes. Exemples : Cordulie à corps fin (''Oxygastra curtisii''), Gomphus à pinces (''Onychogomphus forcipatus unguiculatus'') &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces en limite de leur aire de répartition, avec présence relictuelle ou disparate. Exemples : Néhalennie précieuse (''Nehalennia speciosa''), Spectre paisible (''Boyeria irene'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Espèces à distribution boréo-alpine. Exemples : Aeschne azurée (''Aeshna caerulea''), Chlorocordulie des Alpes (''Somatochlora alpestris'')&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ouvrage [[#Ouvrages faunistiques nationaux et suprarégionaux|« Odonata – les libellules de Suisse »]] brosse le portrait de toutes les espèces et sous-espèces de notre pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majorité des libellules européennes montrent une vaste répartition. Il n’existe que peu d’espèces endémiques ayant une aire de répartition très réduite, comme c’est le cas de la Cordulie splendide (''Macromia splendens'') en Europe du sud-ouest ou de la Libellule émeraude bulgare (''Somatochlora borisi'') en Europe du sud-est. La Suisse ne compte aucune espèce endémique.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie1b systematik hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = L’Aeschne affine (''Aeshna affinis'', à gauche) a besoin de plans d’eau temporaires pour se reproduire. La Chlorocordulie des Alpes (''Somatochlora alpestris'', à droite) est une espèce à distribution boréo-arctique.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Eléments d’écologie pour la pratique =&lt;br /&gt;
==Biologie==&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  14 Anax imperator mit S.striolatum w aus Tandem in Luft gefangen.14.9.2016.H.Wildermuth.P9141866 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Anax empereur (''Anax imperator'') dévorant sa proie – une femelle de Sympétrum strié (''Sympetrum striolatum''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
L’essentiel sur la biologie (y. c. écologie, développement, évolution, systématique, etc.) est décrit dans le chapitre introductif de [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas » (en allemand)]].&lt;br /&gt;
Les zygoptères (Zygoptera) et les anisoptères (Anisoptera) se distinguent par leur anatomie, mais leur cycle de vie et leurs mœurs sont fondamentalement semblables.&lt;br /&gt;
=== Cycle de développement – d’un monde à l’autre ===&lt;br /&gt;
La vie d’une libellule commence avec l’œuf. Selon l’espèce, la larve passe par 8 à 17 stades. La métamorphose, à savoir la transformation en insecte ailé, succède au dernier stade larvaire.  Pour l’éclosion (émergence) de l’adulte mature, la larve quitte l’eau et se fixe à un support solide à l’air libre. La phase de maturation, c’est-à-dire la période entre l’éclosion et la maturité sexuelle, emmène la libellule souvent bien loin du plan d’eau ayant abrité sa vie larvaire. Cette phase dure de quelques jours à plusieurs semaines, selon l’espèce. L’animal adulte, sexuellement mature, retourne à proximité de l’eau pour s’accoupler et pondre.&lt;br /&gt;
La vie des larves est dévolue à la croissance : pour elles, se nourrir est une priorité. Pour les adultes par contre, la reproduction et l’expansion sont au premier plan. Les libellules sont des insectes prédateurs qui capturent tout ce qu’ils peuvent – ce sont des opportunistes alimentaires. Les larves chassent les petits organismes aquatiques en déployant à vitesse fulgurante leur curieux masque labial équipé de pinces. Le vol des imagos nécessite beaucoup d’énergie et les femelles ont besoin de protéines pour le développement des œufs ; les adultes dépendent donc eux aussi d’une alimentation régulière. Ils chassent les moustiques, les mouches, et d’autres insectes volants, ainsi que d’autres libellules.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie2 lebenszyklus hw fr.png&lt;br /&gt;
| text = Cycle de développement&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie des libellules se déroule dans deux mondes successifs : Le milieu aquatique est le théâtre du développement des œufs et des larves, il est aussi un territoire de chasse, et sert enfin d’abri contre les prédateurs. Le milieu terrestre est utilisé pour la maturation, comme lieu de repos, et comme territoire de chasse par les adultes, et pour quelques rares espèces comme site d’hivernage, mais de façon générale il est peu spécifique. L’éclosion, la rencontre des deux sexes, l’accouplement et la ponte ont souvent lieu dans la zone de transition entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. Cette zone de transition, ainsi que le milieu aquatique, sont spécifiques pour de nombreuses espèces de libellules, à savoir que ces dernières ne se développent que dans certains types de plans d’eau ou cours d’eau, p. ex. les ruisselets et suintements de source ou les gouilles des marais. Selon les espèces, les Odonates passent l’hiver sous forme d’œufs ou de larves. Il n’y a que deux espèces indigènes qui hivernent au stade adulte (Sympecma spp.). &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
'''Œuf''' : Le stade de l’œuf dure de quelques semaines à plusieurs mois. Chez quelques espèces, ce stade survit au sec jusqu’à l’éclosion des larves. Les femelles pondent de différentes manières : soit elles insèrent les œufs dans les plantes aquatiques ou riveraines (endophytique), soit elles les dispersent à la surface de l’eau ou sur des filaments d’algues, ou alors elles les déposent sur le sol sec (exophytique). Les Cordulegastridés déposent leurs œufs dans la boue ou le sable humide des petits cours d’eau, en volant bruyamment. Une femelle libellule produit entre quelques centaines et quelques milliers d’œufs ; ces derniers ne sont fécondés qu’au moment de la ponte.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
'''Larve''' : Le stade larvaire est la plus longue étape d’une vie de libellule, à l’exception notamment des espèces du genre Sympecma. Selon les espèces, il dure entre quelques semaines et cinq ou six ans. Les espèces qui supportent un assèchement temporaire du milieu aquatique sont peu nombreuses (p. ex. Libellule déprimée Libellula depressa). Les délicates larves de zygoptères sont particulièrement sensibles à l’assèchement de leur plan d’eau.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = 9 Ausschleudern Fangmaske Grosslibelle. Zeichnung HW aus einer Publikation 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Larve d’anisoptère déployant son masque ; en haut : vue latérale ; en bas : vue de dessous. 1 masque replié, 2 masque à moitié déployé, 3 masque complètement déployé.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie3 larven hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Larve de zygoptère (Caloptéryx vierge, ''Calopteryx virgo'', à gauche). Larve d’anisoptère (Spectre paisible, ''Boyeria irene'', à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie4 schlupf hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Eclosion d’un anisoptère (Leucorrhine à gros thorax, ''Leucorrhinia pectoralis'').&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie5 exuvien hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Exuvie d’un anisoptère (Aeschne des joncs, ''Aeshna juncea'', à gauche) et d’un zygoptère (Leste fiancé, ''Lestes sponsa'', à droite). On distingue le masque replié sous la tête.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
'''Imago''' : L’éclosion de la libellule adulte est un moment très délicat de sa vie, car elle est alors complètement à la merci des prédateurs et des caprices météorologiques. L’émergence de l’adulte hors de l’exuvie (la peau du dernier stade larvaire) dure, selon les espèces, entre une demi-heure et plusieurs heures, et se déroule à l’interface entre l’eau et la terre. Les animaux adultes, appelés imagos, ont besoin d’habitats terrestres appropriés pour chasser, se reposer et achever leur maturation. Ils se retrouvent au bord de l’eau pour l’accouplement et la ponte.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie6 eiablage hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Endophytische (Hufeisen-Azurjungfer, ''Coenagrion puella'', links) und exophytische (Spitzenfleck, ''Libellula fulva'', rechts) Eiablage.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les espèces qui accomplissent leur cycle en une année sont appelées '''univoltines''', celles qui le font sur deux ans '''semivoltines''' et celles qui ont un cycle encore plus long '''partivoltines'''. Les espèces qui produisent deux générations par an sont dites '''bivoltines'''. On distingue les espèces printanières des espèces estivales en fonction de la période d’éclosion : de fin avril à mai pour les premières (période d’éclosion courte), de juin à mi-août pour les secondes (période d’éclosion étendue).&lt;br /&gt;
Les paramètres biologiques de chaque espèce sont rassemblés dans la [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]]. Pour la protection et la promotion des espèces, il est important de connaître les dates de leur période larvaire, par exemple, et de savoir si leurs œufs résistent à la sécheresse. Les [https://libellenschutz.ch/arten diagrammes des périodes de vol (en allemand)] de toutes les espèces ont été créés à partir des données du CSCF. Elles ont été actualisées à partir des données du CSCF. Les textes se basent sur [[#Ouvrages faunistiques nationaux et suprarégionaux|« Odonata – les libellules de Suisse »]] et sur [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Libellen Europas »]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''exuvies''' jouent un rôle particulier – et extrêmement important – en faunistique et pour les suivis. Ces mues abandonnées après l’éclosion des adultes peuvent être déterminées jusqu’à l’espèce et leur présence constitue une preuve indiscutable qu’une libellule a achevé son développement dans le site en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ecologie ==&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei = 19 Kalikokrebs (Oronyctes immunis) Foto Karsten Grabow 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = L’écrevisse [http://www.fachdokumente.lubw.baden-wuerttemberg.de/servlet/is/115831/01_Kalikokrebse_am_Oberrhein.pdf?command=downloadContent&amp;amp;filename=01_Kalikokrebse_am_Oberrhein.pdf calicot (''Orconectes immunis'') (en allemand)], introduite et invasive, qui se reproduit et se disperse rapidement, trouble l’eau et peut complètement éliminer la microfaune aquatique d’un étang ou d’une mare – et également des marais. Elle n’est pas encore présente en Suisse mais cause déjà des problèmes dans le fossé rhénan.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des critères écologiques permettent de distinguer deux groupes d’Odonates : les espèces euryèces et les espèces sténoèces. Les premières peuvent se développer dans des plans d’eau variés (p. ex. Agrion jouvencelle ''Coenagrion puella''), au contraire des secondes qui sont inféodées à un seul type de milieu aquatique (p. ex. Agrion de Mercure ''Coenagrion mercuriale'').&lt;br /&gt;
Les espèces pionnières (à stratégie r) sont extrêmement mobiles, colonisent rapidement les plans d’eau nouveaux ou récemment aménagés et produisent de nombreux descendants (p. ex. Libellule déprimée ''Libellula depressa''). Elles sont supplantées plus tard par d’autres espèces. Les espèces à stratégie K s’installent dès lors qu’un plan d’eau est plus « mature », c’est-à-dire lorsque la végétation a poursuivi son développement. Ces espèces ont souvent des populations plus durables et produisent proportionnellement peu de descendants (p. ex. Libellule fauve ''Libellula fulva'').&lt;br /&gt;
Certaines espèces d’anisoptères patrouillent en ne se posant quasiment jamais, d’autres chassent à l’affût et surveillent leur territoire depuis un perchoir.&lt;br /&gt;
Les libellules – en particulier les anisoptères – sont capables de réguler activement leur température. Elles augmentent la température de leur corps en restant posées au soleil ou en faisant trembler leurs muscles. Par forte chaleur, elles volent dans des secteurs ombragés ou restent posées à l’ombre, complètement inactives.&lt;br /&gt;
Les plus grands ennemis des larves sont les poissons, et rarement certains oiseaux d’eau, ainsi que les larves de libellules plus grandes. Les libellules en train d’émerger ou juste écloses sont avant tout les victimes de passereaux. De même, les zygoptères adultes sont des proies convoitées par les oiseaux, tandis que les anisoptères sont trop rapides et trop agiles pour la plupart d’entre eux. Les araignées, les fourmis et les grenouilles comptent aussi au rang des prédateurs. Les écrevisses introduites peuvent représenter une sérieuse menace pour les libellules. &amp;lt;!-- interner Verweis auf Krebse, wenn vorliegend --&amp;gt;&amp;lt;!--L’exemple de l'Ecrevisse calicot (Oronectes immunis) l’illustre bien. Cette écrevisse invasive, à reproduction et dispersion rapides, trouble l’eau et peut complètement éliminer la microfaune aquatique d’un étang ou d’une mare.--&amp;gt; L’article [[Media:Ott 2017 Neozoen Rheinland.pdf|«Invasive Krebse und ihre Wirkungen auf Libellen» (Ott, 2018 ; en allemand)]] montre l’influence des écrevisses invasives sur la faune des Odonates.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie7 oekologie hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = L’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'', à gauche) est une espèce sténoèce tandis que la Libellule déprimée (''Libellula depressa'', à droite) a typiquement adopté une stratégie r. D&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
=== Coexistence avec les poissons ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  20 Lehmweiher mit Fischen und Anax imperator.Rüti Eschenbach.HWildermuth.DSCN2219 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text =  Etang à fond argileux abritant la progéniture de poissons introduits (Gardon ''Rutilus rutilus''), survolé par un mâle d’Anax empereur (''Anax imperator''). Les larves de libellules n’ont aucune chance de parvenir à maturité dans ces conditions.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les libellules ne peuvent coexister avec les poissons que dans les plans d’eau relativement grands et bien végétalisés – les étangs avec une végétation aquatique dense et plusieurs espèces de poissons en faible densité étant les plus favorables. Lorsque des poissons – en particulier des Cyprinidés – sont introduits dans des petits plans d’eau, ils s’y reproduisent rapidement et dévorent la plus grande partie des jeunes stades des amphibiens et la majorité de la faune invertébrée ; la biocénose s’appauvrit. Dans les étangs abritant des populations denses, les poissons sont tellement affamés qu’ils consomment tout ce qui passe à leur portée. Les écrevisses invasives ont le même effet dévastateur (Verweis auf flusskrebse.ch). Les poissons fouisseurs (p. ex. la Carpe commune ''Cyprinus carpio'') provoquent de la turbidité dans le milieu et altèrent ainsi la végétation aquatique, les Carpes de roseau (''Ctenopharyngodon idella'') l’endommagent directement en consommant les plantes aquatiques.&lt;br /&gt;
Les larves des espèces d’Odonates qui cohabitent avec les poissons ont un abdomen avec de longs dards et des épines dorsales. Les solides épines dorsales de la Leucorrhine à large queue (''Leucorrhinia caudalis'') promettent quelques ennuis aux poissons qui les avaleraient.&lt;br /&gt;
La Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'') ne dispose que de faibles épines dorsales et son activité est diurne, ce qui en fait une proie facile pour les poissons. Elle n’est tout simplement pas adaptée à une coexistence avec les poissons dans les petits plans d’eau des tourbières.&lt;br /&gt;
Une [[Media:Wildermuth 2011 Elritzen und Libellen.pdf| étude de longue durée sur neuf petits étangs marécageux du Plateau (Wildermuth, 2011 ; en allemand)]] a montré que le nombre d’espèces de libellules et leur succès de développement – mesurés par le nombre d’exuvies – étaient significativement plus faibles dans les plans d’eau hébergeant des vairons et des poissons rouges que dans des plans d’eau exempts de poissons.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]] présente des données sur la coexistence dans la colonne « Fische » (poissons).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mobilité et migration ===&lt;br /&gt;
Les anisoptères sont d’excellents voiliers et peuvent parcourir des grandes distances lors de migrations semblables à celles des oiseaux, ou en se dispersant. Il existe cependant aussi des espèces plutôt sédentaires, comme l’Aeschne isocèle (''Aeshna isoceles'') ; d’autres espèces au contraire – l’Aeschne mixte (''Aeshna mixta'') par exemple – se dispersent loin à la ronde. Les zygoptères quant à eux sont beaucoup moins mobiles, mais sont facilement entraînés par le vent. Certaines espèces sont en permanence à la recherche d’habitats adéquats, comme c’est le cas de l’Ischnure naine (''Ischnura pumilio'') et du Leste barbare (''Lestes barbarus''), tandis que d’autres restent généralement à proximité des plans d’eau de reproduction, telles le Cériagrion délicat (''Ceriagrion tenellum'') et la Néhalennie précieuse (''Nehalennia speciosa''). Les Odonates adultes peuvent avoir un grand rayon d’action et se déplacer plusieurs fois par jour entre leurs habitats de repos, de chasse et de reproduction ; les habitats où les adultes des deux sexes se rencontrent et s’accouplent peuvent se trouver loin des sites de ponte et de développement larvaire. Le livre [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas » (en allemand)]] contient des informations sur la mobilité et sur les migrations de nombreuses espèces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Odonates en migration volent soit à proximité du sol (jusque vers 4 m), soit beaucoup plus haut (souvent à plus de 15 m du sol). Dans le premier cas, ils utilisent essentiellement les éléments linéaires du paysage : lisières, haies, talus, bords des chemins et des champs, bandes de roseaux, routes et cours d’eau. L’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'') par exemple, se disperse principalement le long de petits ruisseaux et de fossés humides, sur de courtes distances. Les dispersions sur de plus grandes distances sont rares, et dans ce cas il traverse aussi les champs et prairies de grande étendue.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie8 mobilitaet hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = L’Ischnure naine (''Ischnura pumilio'') est un zygoptère mobile (à gauche), au contraire du Cériagrion délicat (''Ceriagrion tenellum''), zygoptère plutôt sédentaire (à droite). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fluctuations ===&lt;br /&gt;
Les populations d’Odonates sont soumises à de fortes variations naturelles ou anthropogènes, qui ont pour origine des facteurs abiotiques ou biotiques, exogènes ou endogènes. La plupart du temps, il s’agit d’une conjonction de plusieurs facteurs. Des fluctuations d’un facteur 5 à 10 d’une année à l’autre n’ont rien d’exceptionnel. Le coauteur de cet article, H. Wildermuth, suit l’évolution d’une population de Leucorrhines à gros thorax (''L. pectoralis'') d’un marais de l’Oberland zurichois depuis plus de 40 ans.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie grafik Lpecotoralis DL fr.png&lt;br /&gt;
| text = Emergences menées à terme de la Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'') dans deux fosses de tourbage du paysage de drumlins de l’Oberland zurichois (données non publiées de H. Wildermuth). &amp;lt;!-- (oben Gewässer Nr. 4, unten Gewässer Nr. 7d) --&amp;gt; &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Media:Grafik L.pect.Gew- 4-Exu 1984-2008 hw fr.pdf|Agrandir le graphique de gauche]] [[Media:Grafik L.pect.Gew. 7d-Exu 1984-2008 hw fr.pdf|Agrandir le graphique de droite]]&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les exuvies ont été récoltées et dénombrées chaque année sur six petits plans d’eau bien visibles, pendant la période d’émergence. Le nombre d’émergences réussies a énormément fluctué, tant d’une année à l’autre pour un même plan d’eau qu’entre les plans d’eau lors d’une même année.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Habitats ==&lt;br /&gt;
=== Milieux aquatiques ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  25 Quelle Randen SH.H.Wildermuth.H.Wildermuth.DSCN6477 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Suintement de source dans le Jura (canton de Schaffhouse, Randen). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les Odonates sont indéfectiblement liés aux milieux aquatiques dans lesquels les larves se développent. Afin que celles-ci puissent se développer jusqu’à l’éclosion, il faut que soient présentes les conditions structurales adéquates, spécifiques à chaque espèce – et qu’on connaît relativement bien pour de nombreuses espèces.&lt;br /&gt;
On distingue fondamentalement les habitats naturels ('''habitats primaires''') de ceux qui sont conditionnés par une activité humaine ('''habitats secondaires'''). Les milieux aquatiques naturels sont les cours d’eau, zones alluviales et rives lacustres intacts, ainsi que les hauts-marais avec gouilles, cuvettes et rigoles. Les milieux aquatiques secondaires – créés par l’être humain ou modifiés par leur exploitation – comprennent, outre les ruisseaux, tronçons de rivières et rives lacustres bétonnés : les fossés de drainages et d’irrigation, les canaux, les fosses de tourbage, les lacs de retenue, les étangs de gravières, les étangs de jardin, et ceux créés à des fins de protection de la nature. Les ruisseaux et rivières froids à cours rapide de moyenne et haute montagne, les étangs dépourvus de végétation, les lacs alpins et les suintements fontinaux au-dessus de la limite naturelle des arbres ne conviennent pas aux Odonates. Cela ne signifie pas pour autant que ces habitats sont inintéressants pour d’autres groupes d’espèces et qu’ils ne méritent d’être protégés! &lt;br /&gt;
Les sources, les [[Cours d’eaux#Cours d’eaux|cours d’eau]] et les eaux stagnantes sont des milieux aquatiques de premier ordre. Il y a différentes manières de les classer et de les définir. Dans une approche pratique de la protection de la nature, le document [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les libellules »]] décrit huit types d’habitats, la Liste Rouge quant à elle en distingue quatre, et la [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]] suit une subdivision plus fine.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milieux aquatiques variés occupés par les Odonates se distinguent par leurs facteurs '''abiotiques''' et '''biotiques'''.&lt;br /&gt;
Les '''facteurs abiotiques''' sont :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les dimensions : taille, profondeurs, surface, périmètre, pente des berges&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les propriétés du sol : rocher, cailloux, gravier, sable, limon, débris végétaux, tourbe&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ L’approvisionnement en eau : permanent ou temporaire, fluctuations du débit et du niveau&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les conditions de température, variations journalières et saisonnières importantes ou faibles&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les propriétés du courant, y compris à petite échelle&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La chimie de l’eau : La plupart des espèces préfèrent des milieux aquatiques mésotrophes, acides à légèrement basiques, quelques espèces – mais rares – étant adaptées à des conditions plutôt oligotrophes. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''facteurs biotiques''' sont :&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La végétation : plantes sur les rives (ligneux, roseaux, etc.)&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les plantes aquatiques aux différentes profondeurs&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La disponibilité des proies&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Les prédateurs ; surtout poissons et écrevisses&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Exigences écologiques principales''' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans les '''cours d’eau''', les larves de libellules ne peuvent occuper que les endroits à faible courant ; c’est là que se déposent sable, limon et débris végétaux, ou que se trouvent les plantes aquatiques et les radicelles des arbres poussant sur les berges. Pour que les libellules colonisent durablement les ruisseaux et les fossés, ils doivent être alimentés en eau toute l’année. Les larves de libellules ne peuvent pas se développer dans les cours d’eau toujours froids ni dans les rivières à courant rapide avec un substrat rocheux ou en éboulis, sans cesse remanié. Les ruisseaux dans les forêts fermées et le long des lisières ombragées manquent de soleil pour accueillir des libellules. La diversité structurale (notamment les propriétés du courant) et la qualité de l’eau (notamment la teneur en oxygène) déterminent au premier chef si un cours d’eau convient Odonates. Les autres paramètres importants sont l’ensoleillement, une surface d’eau offrant une vue dégagée, la température de l’eau et des talus richement structurés.&lt;br /&gt;
Les libellules n’occupent que la zone de bordure des '''lacs''. La configuration des rives et la végétation déterminent combien d’espèces d’Odonates, et lesquelles, peuvent se développer. Les facteurs décisifs sont la topographie des rives (longueur, pente, relief), le substrat (rocher, éboulis, gravier, sable, boue) la végétation (prairies aquatiques, ceinture de plantes à feuilles flottantes ; ceintures de roseaux et de laîches, hautes ou basses, denses ou lâches) et l’alimentation en eau (constante, réglée, avec changement périodique). Les lacs de barrage et de montagne dépourvus de végétation ne permettent pas le développement des Odonates.&lt;br /&gt;
Les larves de libellules peuvent coloniser toutes les zones des '''petits plans d’eau'''. &lt;br /&gt;
Elles privilégient des types de plans d’eau différents selon les exigences écologiques propres à leur espèce. Les paramètres importants communs à toutes les espèces sont la teneur en nutriments, l’ensoleillement, la richesse structurale et les micro-habitats (p. ex. substrat, racines, plantes aquatiques), la diversité morphologique (p. ex. berge plate, long périmètre, profondeurs différentes) ainsi que les espèces concurrentes et prédatrices.&lt;br /&gt;
Plus un plan d’eau est grand, plus nombreuses sont les espèces d’Odonates qu’il peut accueillir. Mais ce nombre dépend toutefois beaucoup de la configuration structurale et végétale de l’étang – et donc aussi du stade de succession. Que cela ne dissuade cependant pas de créer et entretenir des petits plans d’eau, car beaucoup d’espèces n’ont pas besoin de milieux aquatiques de grande taille pour se reproduire avec succès. En outre, les petits plans d’eau – même les étangs de jardins et de terrains de golf – densifient le réseau de biotopes, et la création d’un nouvel habitat aquatique favorise de nombreuses autres espèces.&lt;br /&gt;
Des informations plus détaillées concernant les habitats sont présentées dans « Protéger et favoriser les libellules ». Les exigences de chaque espèce sont réunies dans « Die Libellen Europas » (en allemand). La [[#Fauna Indicativa|Fauna Indicativa]] présente des informations détaillées sur les exigences abiotiques essentielles des libellules, informations qui peuvent servir à évaluer un habitat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exemples de représentants typiques de différents habitats ===&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR1 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Ruisseaux et fossés en contexte de prairies : Caloptéryx vierge ''Calopteryx virgo'', femelle (à gauche) ; Ruisseaux de source : Cordulégastre bidenté (''Cordulegaster bidentata''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR2 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Rivières : Onychogomphe à pinces (Gomphe à pinces) ''Onychogomphus forcipatus forcipatus'', mâle (à gauche) ; Lacs et rivages lacustres : Spectre paisible (''Boyeria irene''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR3 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Petits plans d’eau : Sympétrum strié (''Sympetrum striolatum''), mâle (à gauche) ; Plans d’eau de gravières et glaisières : Orthétrum brun (''Orthetrum brunneum''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie Libellen LR4 hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Eaux marécageuses : Chlorocordulie à taches jaunes (''Somatochlora flavomaculata''), mâle (à gauche) ; Plans d’eau subalpins et alpins : Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia''), mâle (à droite).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Habitats terrestres ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Quellen: «Die Libellen Baden-Württembergs», «Libellen schützen, Libellen fördern», naturtipps.com --&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les habitats terrestres se subdivisent selon leur fonction en sites de maturation, de chasse et de repos. Le même biotope remplit souvent les trois fonctions. Les lisières et clairières proches de l’état naturel, les haies et bosquets, les pâturages extensifs, les prairies humides et les prairies sèches, les jachères, les bords de chemin, les ourlets herbeux et les talus riches en espèces conviennent bien aux Odonates, de même que les gravières et carrières. Ces milieux terrestres doivent disposer d’une offre alimentaire en insectes suffisante. Ils peuvent se situer à plusieurs centaines de mètres ou quelques kilomètres du milieu aquatique. Les Brunettes (Sympecma spp.) ont en plus besoin d’habitats hivernaux adéquats, sous forme de jachères, de prés à litière, de lisières ou de clairières avec de l’herbe laissée sur pied.&lt;br /&gt;
L’habitat terrestre idéal permettant aux libellules des cours d’eau de chasser, se reposer et achever leur maturation, est composé d’une mosaïque de surfaces extensives bien ensoleillées et abritées du vent (p. ex. prés à litière) entre des forêts claires.&lt;br /&gt;
Pour être complète, la protection des libellules doit comprendre la mise en réseau des habitats terrestres et aquatiques. Des observations systématiques sur le Plateau ont montré que huit prairies humides exploitées de manière extensive ont été utilisées par 80% de la faune des Odonates de la région pour leur maturation, la chasse, la thermorégulation et, dans une moindre mesure, l’accouplement. On a pu montrer que quelques espèces ont survolé des forêts fermées et de larges routes. C’est la qualité écologique des habitats qui détermine leur attractivité. Les prairies en forêt exploitées de manière intensive sont fréquentées par beaucoup moins d’espèces et en beaucoup plus petit nombre d’individus que les clairières utilisées de manière extensive [[Media:Wildermuth 2010 Waldlichtungen als terrestrische Habitate.pdf|(Wildermuth, 2010; en allemand)]]. Des observations semblables ont été faites dans les Alpes [[Media:Wildermuth 2012 Ardez Extensiv genutztes Grünland.pdf|(Wildermuth, 2012 ; en allemand)]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie9 landlebensraeme hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Exemples d’habitats typiques : lisière forestière richement structurée, fortement imbriquée avec des prairies marécageuses ; forêt marécageuse claire ; prairies humides.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Micro-habitats ===&lt;br /&gt;
Les micro-habitats des milieux aquatiques, avec leur structure caractéristique spécifique constituent les habitats des larves. La végétation aquatique, les tapis de mousse, les radicelles et les petites cavités offrent un couvert aux larves, que ce soit pour guetter leurs proies ou s’abriter des prédateurs, et ils constituent de plus un substrat pour la ponte. Certaines espèces dépendent d’un type particulier de substrat sous l’eau : La Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia'') par exemple a besoin d’un fond tourbeux et de sphaignes, le Cordulégastre bidenté (''Cordulegaster bidentata'') de petites plaques de travertin (tuf calcaire) à grain fin, de boue, et de feuilles mortes, l’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'') d’un tapis de tiges, feuilles et racines des plantes aquatiques. Les éléments structuraux tels que le bois mort, les pierres et les réseaux racinaires diversifient le milieu aquatique, non seulement pour les libellules, mais pour beaucoup d’autres espèces animales – y compris les proies des larves d’Odonates.&lt;br /&gt;
L’eau doit être transparente pour permettre le développement d’une végétation riche dans un plan d’eau – en particulier s’il est profond.&lt;br /&gt;
Une végétation riveraine discontinue et richement structurée offre perchoirs, sites d’accouplement et de ponte, et abris pour l’éclosion.&lt;br /&gt;
Les ligneux structurent les milieux aquatiques. Leur densité devrait cependant rester assez faible pour les libellules qui ont besoin de chaleur et de lumière. Ils peuvent même être totalement absents des petits milieux aquatiques. Sur les plans d’eau relativement grands, quelques arbres ou buissons suffisent. Les cours d’eau doivent aussi présenter des secteurs bien ensoleillés. Une ombre continue sur les berges forme une barrière pour les libellules adultes en déplacement, qui utilisent préférentiellement les cours d’eau comme couloirs de migration7. Lorsqu’on définit le degré de boisement souhaité, il faut aussi prendre en considération d’autres espèces – oiseaux, reptiles et micromammifères. Le réchauffement trop important d’un ruisseau dans lequel est encore présent la rare Mulette épaisse (''Unio crassus'') n’est par exemple pas souhaitable. Il faudrait dans ce cas viser une densité de ligneux plus élevée que la densité idéale pour les Odonates.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie10 totholz hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Du bois mort émergeant de l’eau offre aux libellules une structure pouvant servir de perchoir et de substrat pour la ponte et l’éclosion, ainsi qu’une structure pour les larves.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres facteurs significatifs ==&lt;br /&gt;
=== Influence des conditions météorologiques ===&lt;br /&gt;
Les conditions météorologiques exercent une grande influence sur les populations de libellules. Une longue période de sécheresse provoque l’assèchement des petits plans d’eau, ce qui peut faire périr toutes les larves d’Odonates. Du mauvais temps continu pendant la période principale des émergences, des chutes de neige en été dans les Alpes, ou des gelées tardives peuvent provoquer des pertes importantes parmi les adultes. Selon les conditions météorologiques, les éclosions dans une population locale peuvent avoir lieu de façon prématurée, retardée, échelonnée ou resserrée dans le temps.&lt;br /&gt;
Les facteurs abiotiques les plus importants sont, pour les larves, la température de l’eau, pour les adultes la température de l’air et l’ensoleillement.&lt;br /&gt;
=== Influence du réchauffement climatique ===&lt;br /&gt;
L’augmentation de la température au cours des dernières décennies raccourcit la durée des stades larvaires. Dans la vallée de la Reuss, on a pu établir que les larves d’espèces habituellement semi- et partivoltines n’hivernaient plus.&lt;br /&gt;
Les libellules éclosent plus tôt et les périodes de vol sont avancées. Les stades larvaires durent moins longtemps et on assiste de plus en plus souvent à la formation de deux générations. &lt;br /&gt;
L’Aeschne des joncs (''Aeshna juncea'') et le Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'') qui occupent en Suisse surtout les régions relativement froides (Alpes, Préalpes, marais), se retirent de régions plus tempérées, la Chlorocordulie alpestre (''Somatochlora alpestris'') monte plus haut en montagne mais se heurte à un plafond car les habitats adéquats pour le développement manquent à haute altitude. Les espèces méditerranéennes et thermophiles sont en augmentation dans nos contrées.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie11 klimaerwaermung hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Das Kleine Granatauge (''Erythromma viridulum''), die Feuerlibelle (''Crocothemis erythraea'') und die Kleine Königslibelle (''Anax parthenope'') haben von der Erwärmung profitiert. Sie haben sich bei uns in den letzten 25 Jahren ausgebreitet. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fauna Indicativa ==&lt;br /&gt;
La [http://www.cscf.ch/cscf/de/home/wissenschaftliche-aktivitaten/fauna-indicativa.html Fauna Indicativa (en allemand)] présente de nombreux paramètres biologiques et écologiques pour chaque espèce de libellules et pour leurs larves – notamment fiches d’identité des marais, habitats et catégories de biotopes dans lesquels chaque espèce est présente, lien des larves avec leur biotope, zones et substrats de ponte, coexistence avec les poissons, phénologie, état trophique des milieux aquatiques, approvisionnement en eau, tolérance à la sécheresse, substrat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Littérature utilisée pour ce chapitre ==&lt;br /&gt;
▪ Die Libellen Europas (Wildermuth, H. &amp;amp; A. Martens, 2018): Le chapitre d’introduction présente l’essentiel sur l’anatomie, la biologie et l’écologie des Odonates et de leurs larves avec de superbes planches illustrées (en allemand). &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Die Libellen Baden-Württembergs, Band 1 (Sternberg, K. &amp;amp; R. Buchwald (Hrsg.), 1999): Informations détaillées sur la biologie et l’écologie (en allemand). &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Protéger et favoriser les libellules (Wildermuth, H. &amp;amp; D. Küry, 2009)&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Pour d’autre références bibliographiques, voir [[#Littérature recommandée|Littérature recommandée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Promotion =&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
On ne peut promouvoir les Odonates qu’en conservant, valorisant et recréant leurs habitats. C’est particulièrement vrai pour les espèces spécialisées7. Le mode de vie amphibie des libellules exige de protéger et promouvoir tant leur habitat terrestre que leur habitat aquatique.&lt;br /&gt;
La brochure [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les libellules »]] constitue un excellent document de base. Il y sera fait référence à plusieurs reprises dans ce qui suit [https://www.le-shop.pronatura.ch/index.php/artikeldetails/kategorie/contributions-a-la-protection-de-la-nature/artikel/proteger-et-favoriser-les-libellules.html (commander la brochure)].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mesures (générales) ==&lt;br /&gt;
=== Petits plans d’eau ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  46 Regeneration Torfgraben in Handarbeit.Schulklasse.Ambitzgi Gem. Wetzikon ZH.H.Wildermuth.20.09.2010.DSCN2443 Kopie 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text = Régénération manuelle d’un milieu tourbeux ; élimination par une classe de la végétation provoquant l’atterrissement. Le matériel déposé sur les bords du plan d’eau sera éliminé 2 ou 3 jours plus tard.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les plans d’eau seront traités ultérieurement sur le site internet en tant qu’habitats. La brochure « Protéger et favoriser les libellules » présente en détail comment protéger et promouvoir différents types de plans d’eau (mares, gouilles, étangs, plans d’eau des gravières et glaisières, des marais et des régions subalpines/alpines), ainsi que les Odonates qui y vivent. Par conséquent, le présent chapitre ne traitera que l’essentiel du sujet de façon sommaire, et présentera les mesures de promotion avec des exemples.&lt;br /&gt;
Les influences extérieures doivent être évitées. Engrais et pesticides doivent être bannis à l’intérieur d’une zone-tampon la plus large possible. Il en va de même pour tous les cours d’eau qui alimentent les plans d’eau. Si on ne peut éviter la pâture des rives, elle doit être limitée dans le temps et ménager le milieu. Les milieux aquatiques abritant le développement de l’Aeschne azurée (''Aeshna caerulea''), de la Chlorocordulie arctique (''Somatochlora arctica'') de la Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia'') ou de la Chlorocordulie alpestre (''Somatochlora alpestris'') doivent être clôturés lorsque les alpages sont exploités. L’apport de feuilles accélère l’atterrissement dans les milieux aquatiques de basse altitude. Il faut donc réduire le boisement des berges lorsque c’est compatible avec les objectifs (prioritaires).&lt;br /&gt;
Lors de la '''création de nouveaux milieux aquatiques''', il faut surtout veiller à concevoir une rive longue, des profondeurs variées, et des berges plates au moins par endroits. L’aménagement des rives doit permettre un entretien économique avec des machines. La brochure de Pro Natura [https://www.le-shop.pronatura.ch/index.php/artikeldetails/kategorie/contributions-a-la-protection-de-la-nature/artikel/realiser-deau-temp-pour-les-amphibiens-menaces.html « Réaliser des plans d'eau temporaires pour les amphibiens menacés »] donne des instructions pour aménager des milieux aquatiques qui conviennent à ce groupe. Ce type de milieu permet aussi de promouvoir des espèces d’Odonates spécialisées, comme l’Ischnure naine (''Ischnura pumilio'') ou le Leste dryade (''Lestes dryas'').&lt;br /&gt;
Les plans d’eau sont soumis à une succession écologique, c’est-à-dire qu’une série de communautés végétales s’y développent à tour de rôle dans un ordre bien précis. Au cours de ce processus, les berges s’embuissonnent, le plan d’eau est envahi par la végétation et finit tôt ou tard par s’atterrir. La disparition de la dynamique naturelle des cours d’eau en Suisse empêche quasiment toute apparition de nouveaux plans d’eau ; ceux qui existent doivent donc être régulièrement entretenus. Cet entretien doit avoir lieu en automne ou en hiver et doit être défini en fonction des objectifs fixés pour l’habitat. Les mesures d’entretien suivantes sont souvent nécessaires :&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Tailler ou éliminer la végétation ligneuse riveraine&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Faucher la végétation des berges par secteurs, à savoir ne jamais entretenir toute la berge la même année&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Curer le plan d’eau ou nettoyer à la main ; des interventions de plus grande envergure sont nécessaires si le milieu est fortement atterri ou si on veut permettre à des espèces pionnières de coloniser des plans d’eau de carrières ou gravières. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plans d’eau primaires – en particulier ceux de grande taille – n’ont pas besoin d’entretien, à moins qu’ils soient altérés par les activités humaines, par exemple par le rabattement de la nappe sous-terraine, l’apport d’engrais ou le bétonnage des rives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;table border=&amp;quot;0&amp;quot;,  style=&amp;quot;font-size:108%&amp;quot;&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;td&amp;gt; '''Modèle d’entretien''' &amp;lt;br /&amp;gt; Dans le canton d’Argovie, la promotion des libellules a permis d’acquérir une grande expérience dans l’entretien des plans d’eau. La succession se déroule plus ou moins vite selon les substrats. En fauchant, en particulier au printemps, on peut la ralentir. Il faut déterminer au cas par cas les actions adéquates.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Grafik Libellen Aargau.gif&lt;br /&gt;
| text = Succession sur les plans d’eau nouvellement créés convenant aux espèces pionnières d’Odonates. &amp;lt;br /&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;Gewässergrund = Substrat; 1. Jahr = 1ère année /etc. ; Humus/Torf = tourbe ; Lehm = argile ; Sand/Kies = sable / gravier ; Pegel schwankend = Niveau variable ; geringer Bewuchs (&amp;lt; 25% Deckung), für Pionierlibellen optimal = Faible recouvrement de la végétation (&amp;lt; 25%)	Optimal pour les libellules pionnières ; mässiger Bewuchs (25-50% Deckung), für Pionierlibellen supoptimal = Recouvrement de la végétation modéré (25-50%), Suboptimal pour les libellules pionnières ; starker Bewuchs (&amp;gt;50% Deckung), für Pionierlibellen ungeeignet = Recouvrement de la végétation élevé (&amp;gt; 50%), Inadapté aux libellules pionnières &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le modèle de rotation a été développé sur la base des expériences dans les marais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modèles d’entretien s’appliquent également à d’autres types de plans d’eau.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/td&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/table&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordonnance sur la protection des eaux (art. 41b) exige qu’un espace réservé aux eaux d’au moins 15 m depuis le rivage soit délimité autour des plans d’eau dont la zone aquatique mesure plus d’un demi hectare.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-600px&lt;br /&gt;
| bilddatei = Schema Pufferzone Gewaesserufer hw.png&lt;br /&gt;
| text = Représentation schématique de l’espace réservé aux eaux autour d’un lac, d’un étang ou d’une mare. Les engrais et les produits phytosanitaires notamment sont interdits à l’intérieur des 15 m.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie12 gewaessertypen hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = '''Milieu aquatique primaire''' (œil de haut-marais) dans les Alpes, et '''milieu aquatique secondaire''' (« biotope » de protection de la nature) – déjà fortement colonisé par la végétation – sur le Plateau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cours d’eau ===&lt;br /&gt;
{{Foto-rechts-quer&lt;br /&gt;
| bilddatei =  47 Jona natürlicher Flussflauf Rüti ZH 29.03.2007.H.Wildermuth.DSCN0106 Kopie 96 dpi.jpg&lt;br /&gt;
| text =  Tronçon de rivière proche de l’état naturel, habitat des Odonates des cours d’eau.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les mesures décrites dans [[Cours d’eaux#Cours d’eaux|l’article sur les cours d’eau]] (renaturation, revitalisation et remise à ciel ouvert) favorisent la présence et la dispersion des Odonates, ainsi que la mise en réseau des populations, dans les fossés, ruisseaux et rivières. (interne Links auf Fliessgewässer-Artikel).&lt;br /&gt;
Mesures d’entretien générales :&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Fauche des berges : faucher les talus une à deux fois par an et exporter le matériel. Laisser sur pied environ un tiers de la végétation. Adapter le moment de la coupe à la végétation et aux espèces présentes : premier passage en général dès mi-juin ou début juillet. Employer des outils manuels ou une faucheuse à barre de coupe ; pas de faucheuse à aspiration ni de faucheuse à fléaux (épareuse)&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Taille régulière des ligneux pendant l’hiver. Eclaircir sérieusement les tronçons qui sont boisés sans interruption. Tenir compte des exigences des autres espèces cibles.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Echelonnement spatial et temporel du nettoyage du lit et du désherbage. Limiter l’entretien à au maximum 1/3 ou 50 mètres de la longueur du cours d’eau à la fois. Entreposer le matériel éliminé au bord de l’eau pendant 2-3 jours pour permettre aux animaux de retourner à l’eau. Puis évacuer ce matériel. A réaliser en automne ou au début de l’hiver.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Combattre les néophytes&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des informations détaillées sur l’entretien des cours d’eau sont disponibles dans la brochure [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les libellules »]] (p. 20 et suiv.).&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Il convient de donner suffisamment d’espace en largeur au cours d’eau lors d’une revitalisation, et de créer une grande diversité structurale. Prendre comme référence les cours d’eau naturels. Planter un nombre restreint de ligneux, et si possible sur la rive sud du cours d’eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rives lacustres===&lt;br /&gt;
Les lacs et les milieux terrestres attenants sont des écosystèmes complexes. Les mesures de protection et de promotion de la biodiversité doivent par conséquent être considérées dans un contexte global. Toutefois, des mesures simples permettent déjà d’offrir une aide efficace aux libellules – par exemple l’entretien adapté et différencié des zones riveraines.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La création de zones riveraines naturelles et richement structurées et la conservation des variations naturelles du niveau de l’eau sont des exemples de mesures générales de promotion des libellules au bord des lacs. L’entretien régulier de la végétation terrestre et la protection de la végétation riveraine de l’érosion et des débris flottants sont des mesures spécifiques. La zone d’atterrissement naturelle ne nécessite pas d’autre entretien.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
De nombreuses rives lacustres sont aménagées en dur. Il y a donc un grand potentiel pour rétablir l’état d’origine, constitué de berges plates à morphologie variée. Les actions requises à cet effet sont prescrites dans la loi sur la protection des eaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;table border=&amp;quot;0&amp;quot;,  style=&amp;quot;font-size:108%&amp;quot;&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;td&amp;gt; '''Loi sur la protection des eaux''' &amp;lt;br /&amp;gt; L’adaptation de la loi sur la protection des eaux (LEaux) en 2011 a introduit l’obligation pour les cantons d’élaborer une planification stratégique et de revitaliser les milieux aquatiques, et met des moyens fédéraux à disposition pour ce faire. Le délai pour les lacs court jusqu’à fin 2022 et les travaux pour s’y conformer doivent de ce fait être renforcés. Les connaissances sur la situation écomorphologique des eaux sont citées comme une base de planification importante par l’ordonnance sur la protection des eaux. &lt;br /&gt;
Depuis 2016, on dispose de l’aide à l’exécution de la Confédération [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/methoden-zur-untersuchung-und-beurteilung-der-seen.html « Méthodes d’analyse et d’appréciation des lacs en Suisse »] pour les relevés et l’analyse de l’écomorphologie des rives lacustres. Ce document présente la première méthode dans le cadre du [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/eaux/publications/publications-eaux/systeme-analyse-appreciation-lacs-suisse.html « Système d’analyse et d’appréciation des lacs en Suisse »]  publié en 2013.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/td&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/table&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe quelques exemples de revalorisation des rives lacustres.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La brochure «  Valoriser les cours d’eau et les lacs – Pour l’être humain et pour la nature » (OFEV, 2017)  présente la revalorisation des rives du lac de Morat.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ Pour le lac de Zurich, il existe &lt;br /&gt;
[https://www.zh.ch/internet/de/aktuell/news/medienmitteilungen/2013/155_leitbild_zuerichsee.html le modèle « Zürichsee 2050 » (en allemand)]. L’aménagement, l’utilisation et l’accessibilité à long terme de la zone riveraine est un élément central du modèle « Zürichsee 2050 » : Le modèle montre où et comment il est possible de valoriser et créer à moyen et long terme des aires de détente pour le public et des espaces naturels pour la faune et la flore au bord du lac de Zurich. Pour faciliter la séparation spatiale, le modèle décrit des secteurs prioritaires à attribuer aux loisirs, à la valorisation de la végétation riveraine, et à la valorisation de la zone de faible profondeur.&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie seen hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Rives lacustres à l’état naturel &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources ===&lt;br /&gt;
La protection et la conservation des habitats liés aux sources sont primordiales. Les sources, qui représentent souvent seulement une petite surface, ont souvent été captées, enterrées, canalisées, ou altérées d’une façon ou d’une autre – ce qui arrive parfois encore.&lt;br /&gt;
En forêt, on peut protéger et favoriser les sources en évitant de les traverser avec des véhicules, en ne les recouvrant pas de tas de branches, en ne traînant pas le bois à travers elle ni à travers les ruisseaux qui s’en écoulent, et en veillant à une composition des essences qui soit adaptée à la station.&lt;br /&gt;
Dans les marais, il faut exploiter avec précaution la zone des sources et éviter de les traverser avec des machines.&lt;br /&gt;
On dispose de peu de connaissances en Suisse sur la restauration des sources. Une liste des mesures possibles figure aux pages 18 et suivantes de la brochure [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les libellules »]]. Le dossier spécial d’aqua viva [https://www.aquaviva.ch/images/Zeitschrift/AV_Nr_3_2015/Aqua%20Viva_Zeitschrift_3_2015_Protection%20et%20revitalisation%20des%20sources%20%20projets%20et%20expriences_Stucki_f.pdf « Quellen im Fokus, Dossiers Sources »] présente des cas concrets de protection et revitalisation de sources. &lt;br /&gt;
Les liens ci-dessous offrent des informations sur les sources : &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.bve.be.ch/bve/fr/index/wasser/wasser/gewaesserqualitaet/Quellen.html Canton de Berne] &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ [http://www.quellelixier.ch/ Projet sources de Bâle-Campagne et Binningen (en allemand)]&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie13 quellabfluesse hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Ecoulements de source forestier et d’un bas-marais du Plateau, habitats des deux espèces de Cordulégastres (''Cordulegaster'' spp.).&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie14 quellen hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Mare fontinale et discret écoulement de source dans les Alpes, habitats de la Chlorocordulie alpestre (''Somatochlora alpestris''). &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Landlebensräume: Auf Feuchtgebiete, Grünland, etc verlinken, wenn diese bearbeitet sind. Momentan nichts erarbeiten. --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Poissons ===&lt;br /&gt;
Les petits plans d’eau doivent être exempts de poissons ! Eliminer les poissons des plans d’eaux dans lesquels ils ne sont pas naturellement présents. Il est toutefois difficile voire impossible d’éliminer durablement des poissons une fois qu’ils ont été introduits. &lt;br /&gt;
Si des poissons doivent vraiment être introduits dans un milieu aquatique, il ne faut le faire qu’avec des espèces présentes à l’état naturel dans ce milieu.&lt;br /&gt;
L’alevinage de jeunes truites dans les petites rivières et les ruisseaux, souvent pratiqué, doit être banni ; ces poissons aussi consomment les larves de libellules et de Salamandre tachetée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Espèces cibles et caractéristiques ==&lt;br /&gt;
Aux pages 81-83 de la brochure [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les libellules »]] figure un tableau avec les espèces cibles et caractéristiques régionales ; il constitue une base précieuse pour les projets de conservation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Protection des espèces =&lt;br /&gt;
Comme expliqué dans le chapitre [[#Introduction|« Promotion »]], la priorité en matière de promotion des Odonates est la valorisation des habitats. 29 espèces de libellules figurent dans [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-especes-prioritaires-nationales.html la liste des espèces prioritaires au niveau national]. Ces espèces requièrent impérativement des actions.&lt;br /&gt;
En collaboration avec le groupe de travail pour la conservation des Libellules de Suisse (GTCLS), le CSCF a publié [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/libellen/artenschutzblatter.html des fiches]  pour les espèces/sous-espèces listées ci-dessous. Ces fiches contiennent une courte description des espèces, des informations sur leur écologie, leur répartition, les menaces, les mesures de conservation et de promotion.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;table border=&amp;quot;0&amp;quot;,  style=&amp;quot;font-size:108%&amp;quot;&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;td&amp;gt; '''Fiches de protection''' &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Aeschne azurée (''Aeshna caerulea'')&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Aeschne subarctique (''Aeshna subarctica elisabethae'')&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
Spectre paisible (Aeschne paisible) (''Boyeria irene'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Caloptéryx méridional (''Calopteryx virgo meridionalis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cériagrion délicat (Agrion délicat) (''Ceriagrion tenellum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Agrion hasté (''Coenagrion hastulatum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Épithèque à deux taches (C. à deux taches) (''Epitheca bimaculata'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Gomphe gentil (''Gomphus pulchellus'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Gomphe semblable (Gomphus similaire) (''Gomphus simillimus'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leste dryade (Leste des bois) (''Lestes dryas '')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leste verdoyant (''Lestes virens vestalis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine à front blanc (''Leucorrhinia albifrons'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine à large queue (''Leucorrhinia caudalis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine douteuse (''Leucorrhinia dubia'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Néhalennie précieuse (Déesse précieuse) (''Nehalennia speciosa'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Gomphus à pinces (''Onychogomphus forcipatus unguiculatus'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ophiogomphe serpentin (Gomphus serpentin) (''Ophiogomphus cecilia'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Orthétrum à stylets blancs (''Orthetrum albistylum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Oxycordulie à corps fin (C. à corps fin) (''Oxygastra curtisii'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chlorocordulie arctique (Cordulie arctique) (''Somatochlora arctica'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Brunette sibérienne (Leste enfant) (''Sympecma paedisca'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sympétrum déprimé (Sympétrum à corps déprimé) (''Sympetrum depressiusculum'')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sympétrum jaune (Sympétrum jaune d'or) (''Sympetrum flaveolum '')&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'')&lt;br /&gt;
&amp;lt;/td&amp;gt; &lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tr&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;/table&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le canton de Zurich, il existe [https://aln.zh.ch/internet/baudirektion/aln/de/naturschutz/artenfoerderung/ap_fa.html des plans d’action (en allemand)] pour l’Agrion de Mercure (''Coenagrion mercuriale'')  et la Leucorrhine à gros thorax (''Leucorrhinia pectoralis'').&lt;br /&gt;
Le canton de Lucerne a élaboré des [https://lawa.lu.ch/-/media/LAWA/Dokumente/njf/arten/leitarten/4_anhang_c.pdf?la=de-CH&amp;amp;hash=04D49BC7E1F5B4B09A96DC6D740AF88AEA1B2A3C fiches signalétiques  (en allemand)] pour les espèces caractéristiques, parmi lesquelles figurent 24 espèces d’Odonates. &lt;br /&gt;
Nous recommandons les portraits d’espèces compacts de l’ouvrage « Die Libellen Europas » (en allemand). Chaque portrait renvoie à la littérature de base. Le livre « Die Libellen Baden-Württembergs Band » présente des informations détaillées pour chaque espèce (en allemand).&lt;br /&gt;
Les portraits d’espèces (en allemand) sur [https://libellenschutz.ch/arten libellenschutz.ch (en allemand)] sont également de bonnes sources d’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 2014, les observations de tous les groupes d’espèces alimentent la base de données « Virtual Data Center VDC » afin qu’on puisse en tenir compte dans les projets qui touchent à la protection de la nature. Cette base de données doit en particulier répondre aux besoins des services cantonaux de la nature. Ces données ne sont pas publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres références pour les projets de protection des espèces :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ En Allemagne, [https://ffh-anhang4.bfn.de/arten-anhang-iv-ffh-richtlinie/libellen.html l’annexe IV de la directive habitats contient 8 espèces (en allemand)] du groupe des Odonates. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ [http://www4.lubw.baden-wuerttemberg.de/servlet/is/31895/ Fiches signalétiques (en allemand)] par espèce du service de la protection de la nature du Bade-Wurtemberg LUBW. &amp;lt;br /&amp;gt;  &lt;br /&gt;
▪ [http://www.trameverteetbleue.fr/documentation/cote-recherche/syntheses-bibliographiques-especes Synthèses bibliographiques sur les traits de vie d'espèces – Odonates (France)], synthèses bibliographiques sur les traits de vie d'espèces – Odonates. &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie15 prioritaereArten hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = La Néhalénnie précieuse (''Nehalennia speciosa'') et le Sympétrum du Piémont (''Sympetrum pedemontanum'') sont deux espèces prioritaires au niveau national.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Menaces =&lt;br /&gt;
== Listes Rouges ==&lt;br /&gt;
Selon [[#Liens généraux|la Liste Rouge des libellules actuelle  (OFEV 2002)]], 36% des 72 espèces évaluées sont menacées. Depuis la parution du premier atlas des libellules de Suisse en 1987, la situation des espèces les plus menacées s’est encore détériorée. Une nouvelle Liste Rouge est actuellement en préparation. Dès qu’elle sera publiée, nous complèterons ce chapitre avec la situation actuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--&lt;br /&gt;
Oberen Abschnitt mit dem folgenden ersetzen, sobald die neue Rote Liste veröffentlicht ist:&lt;br /&gt;
Selon la nouvelle Liste Rouge des libellules  (Monnerat et al. 2018), 34 (44%) des 77 espèces évaluées sont menacées d’une façon ou d’une autre. Depuis la parution du premier atlas des libellules de Suisse en 1987, la situation des espèces les plus menacées s’est encore détériorée : L’Agrion à lunules (''Coenagrion lunulatum'') et l’Onychogomphe à crochets (''Onychogomphus uncatus'') ont disparu (RE) depuis la parution de la première Liste Rouge (1994). La Néhalennie précieuse (''Nehalennia speciosa''), la Brunette sibérienne (''Sympecma paedisca'') et la Leucorrhine à front blanc (''Leucorrhinia albifrons'') sont en outre « en danger critique d’extinction » (CR). Le Sympétrum jaune (''Sympetrum flaveolum'') est encore venu s’ajouter à cette catégorie. D’autre part, quelques espèces se sont vues rétrogradées en raison des directives strictes de l’UICN. Au total, 9 espèces sont « en danger » (EN), 11 espèces sont « vulnérables » (VU) et 6 « potentiellement menacées » (NT). Les autres espèces se trouvent dans la catégorie « non menacées » (LC). &amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt; Link auf Rote Liste &amp;lt;/span&amp;gt; --&amp;gt;&lt;br /&gt;
Selon [http://ec.europa.eu/environment/nature/conservation/species/redlist/downloads/European_dragonflies.pdf la Liste Rouge européenne], 15% des libellules sont menacées en Europe et 11% sont potentiellement menacées. Un quart des espèces montrent des effectifs en diminution et environ 10% sont en augmentation. Les données sont insuffisantes pour évaluer la situation des 12% d’espèces restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Menaces générales ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Différentes sources : «Fliedner-Kalies, T., Fliedner, H., Küchler, H., Wildermuth, H., 2011. Libellen im Kanton Schwyz, Berichte der Schwyzerischen Naturforschenden Gesellschaft. Schwyzerische Naturforschende Gesellschaft, Einsiedeln.», S. 197f.; «Libellen schützen, Libellen fördern»; «Die Libellen im Kanton Aargau»; «Die Libellen Baden-Württembergs»; Rote Liste, 2002, Flöss &amp;amp; Monnerat, 2013: Vorlesungsskript Makrozoobenthos, Odonata - Libellen --&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Rabattement de la nappe souterraine, drainage, pompage&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Apport de nutriments, eutrophisation&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Changement dans l’exploitation : intensification, abandon&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Mesures de construction dans et au bord de l’eau&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Aménagement hydraulique et modification du cours de la rivière, bétonnage des berges&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Curage du fond du lit &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Entretien inadapté ou, en cas d’atterrissement, absence d’entretien des milieux aquatiques et de la zone riveraine&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Crues extrêmes&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Boisement dense des rives&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Remblayage, dépôt de matériaux&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Pâturage intensif des zones de sources et des berges, en particulier en région alpine&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Utilisation pour les loisirs&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Remous provoqué par les bateaux à moteur : Une majorité des Gomphidés éclot près de la surface. Des vagues soudaines, causées par exemple par les bateaux à moteur submergent les animaux en train d’émerger; [[#Littérature concernant la pratique|« Die Libellen im Kanton Aargau », p. 64 sqq., 72 (en allemand)]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Brusques fluctuations de niveau dues à l’exploitation par éclusées des centrales hydrauliques&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Perte de la dynamique fluviale&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie16 unterhalt hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = A gauche : entretien de fossé inadapté. Après un curage mécanique du fond, le talus aussi été décapé. Ce cours d’eau n’est en fait qu’une rigole de drainage. A droite : l’abattage total d’un cordon boisé longeant un fossé appauvrit l’habitat.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Empoissonnement et écrevisses invasives ==&lt;br /&gt;
▪ L’empoissonnement des (petits) plans d’eau signe l’arrêt de mort de la microfaune qui les peuple.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ L’empoissonnement des cours d’eau et des grands plans d’eau avec des espèces qui ne sont pas présentes naturellement a des conséquences négatives pour les biocénoses d’origine.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ La brochure [[#Littérature concernant la pratique|« Die Libellen im Kanton Aargau » (en allemand)]] accorde une grande importance au thème de l’empoissonnement. Les poissons fouisseurs sont jugés particulièrement problématiques (voir p. 39 sqq., p. 45).&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
▪ On a jusqu’à présent accordé peu d’attention aux écrevisses exotiques invasives, comme [[#Ecologie|l’Ecrevisse calicot]] (''Orconectes immunis'' – pas encore détectée en Suisse) et l’Ecrevisse américaine (''Orconectes limosus''), qui troublent le fonds des petits plans d’eau, ont un taux de reproduction élevé et déciment totalement les larves de libellules ainsi que d’autres invertébrés des étangs et des mares (interner Link). Les écrevisses exotiques peuvent en plus transmettre le champignon pathogène provoquant la peste de l’écrevisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Suivi des mesures =&lt;br /&gt;
La brochure [[#Littérature concernant la pratique|« Protéger et favoriser les libellules »]] consacre un chapitre entier au suivi des mesures. Nous recommandons la lecture de ces cinq pages denses et synthétiques à quiconque planifie, réalise ou analyse un suivi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points suivants sont à prendre en considération :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les données disponibles et le relevé de la situation initiale avant la réalisation des mesures sont des bases importantes pour le suivi. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les espèces spécialistes et les espèces cibles définies dans la planification sont des indicateurs adéquats.  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Définir la méthode de relevé : la méthode habituelle consiste à recenser les exuvies. Elle implique d’effectuer quatre à cinq passages entre avril/mai et septembre/octobre pendant trois ans. Si l’on doit se restreindre à trois passages, environ deux tiers de l’éventail des espèces peut être détecté.  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les passages doivent avoir lieu entre 10h et 16h30 (HAEC – heure d’été), par temps ensoleillé et le moins venteux possible.  &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
▪ Les indices de reproduction (accouplements, vols en tandem, pontes, adultes fraîchement éclos) doivent être relevés. Les exuvies et les libellules fraîchement écloses sont les meilleures preuves du succès de reproduction dans les milieux étudiés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il vaut la peine de confier le suivi à un-e spécialiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.libellula.org/wp-content/uploads/2016/10/26_1-2_Osterwalder.pdf Le recensement d’exuvies de Gomphidés (''Gomphidae'') sur des tronçons renaturés et des bras latéraux recréés de l’Aar et de la Reuss dans le canton d’Argovie (en allemand)] est un exemple intéressant de suivi des mesures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Ce qu’on ignore encore =&lt;br /&gt;
La biologie et l’écologie de la plupart des espèces d’Europe centrale sont très bien connues, de même que leur répartition. Les plans d’eau de petite et très petite taille par contre souffrent d’un manque d’attention, on sait par conséquent moins par quelles espèces ils sont fréquentés.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les connaissances manquent sur l’évolution des populations à long terme. Il est important de suivre la dynamique sur de longues périodes. Comment évoluent les populations et la présence de chaque espèce sur deux ou trois décennies ?&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
On ne sait pas encore non plus éliminer efficacement les poissons indésirables dans les plans d’eau. La pêche à l’aveugle ne suffit pas, car elle ne permet d’éliminer qu’une partie des poissons. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il faut multiplier les essais d’entretien alternatif – comme le pâturage – et les accompagner d’un suivi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- = Praxisbeispiele=&lt;br /&gt;
xxx --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Liens généraux =&lt;br /&gt;
* Informations sur les libellules sur [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/libellen.html le site internet du CSCF] : En plus d’informations générales sur les libellules, le CSCF propose un précieux service permettant de rechercher des données et de créer des listes d’espèces.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [https://lepus.unine.ch/carto/ Serveur cartographique info fauna]&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [https://libellenschutz.ch/ libellenschutz.ch (en allemand)] est un nouveau site internet (en allemand), très instructif et bien illustré, comportant des portraits complets de toutes les espèces de libellules indigènes, y compris des informations sur les possibilités de promotion. Tous les habitats essentiels pour les libellules y sont présentés.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* Le site internet de la [http://www.libellula.org Société des Odonatologues de langue allemande (Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen, GdO ; en allemand)] contient des listes fournies de références bibliographiques. La revue Libellula (en allemand) éditée par la GdO, qui présente des contributions scientifiques, peut être téléchargée gratuitement – à l’exception de l’édition la plus récente. Une sélection de thèmes fait l’objet d’éditions spéciales, dont une partie est téléchargeable. La GdO organise chaque année un congrès.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/publications/publications-biodiversite/liste-rouge-libellules.html Liste Rouge de 2002 ]. Une nouvelle Liste Rouge est en cours de parution.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* [http://ec.europa.eu/environment/nature/conservation/species/redlist/downloads/European_dragonflies.pdf Liste Rouge européenne] &amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* Le [http://www.libellenwissen.de site internet personnel de Andreas Hein (en allemand)] présente de magnifiques photos, les listes des espèces d’Europe et des pays germanophones, des informations générales sur les libellules et un outil d’aide à la détermination.&amp;lt;br /&amp;gt; &lt;br /&gt;
* Les critères de détermination des espèces semblables sont magnifiquement représentés dans le [https://www.libellen.tv/libellen-handbuch.html Libellen-Handbuch von Dirk Pape-Lange « Libellen-Handbuch » de Dirk Pape-Lange  (en allemand)].&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--* Auflisten, wenn App vorhanden ist: Cette application contient une clé de détermination et offre la possibilité de transmettre ses observations de libellules.--&amp;gt;&lt;br /&gt;
== Organisations ==&lt;br /&gt;
* Les odonatologues de Suisse sont réunis informellement autour des congrès annuels (organisés par le CSCF) et au sein du GTCLS. Si vous souhaitez recevoir les invitations aux congrès annuels, vous pouvez vous annoncer auprès du secrétariat du CSCF (secretariat.CSCF@unine.chinfo.fauna@unine.ch). Il n’y pas de site internet dédié.&lt;br /&gt;
* [http://www.libellula.org/ Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO)]&lt;br /&gt;
* [http://www.libellules.org/fra/fra_index.php Société française d’Odonatologie ]&lt;br /&gt;
* [https://british-dragonflies.org.uk/ British Dragonfly Society ]&lt;br /&gt;
* [http://www.sudenkorento.fi/kwiki/Etusivu Finlande : Suomen Sudenkorentoseuran verkkosivut]&lt;br /&gt;
* [http://www.brachytron.nl/ Hollande : Nederlandse Vereniging voor Libellenstudie]&lt;br /&gt;
* [http://www.odonatolosko-drustvo.si/ Slovénie : Slovensko odonatolosko drustvo]&lt;br /&gt;
* [http://sglibellen.de/ Schutzgemeinschaft Libellen in Baden-Württemberg e.V. (SGL)]&lt;br /&gt;
* [http://www.libelleninfo.de/15.html Autres organisations]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Glossaires ==&lt;br /&gt;
* [https://libellenschutz.ch/info-material/glossar « Glossaire » dans libellenschutz.ch (en allemand)]&lt;br /&gt;
* On trouve d’autres glossaires dans [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas »]] et [[#Ouvrages de détermination|« Libellen Europas – Der Bestimmungsführer »]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Littérature recommandée = &lt;br /&gt;
== Ouvrages de référence et ouvrages généraux ==&lt;br /&gt;
* Wildermuth, H. &amp;amp; A. Martens (2018): '''Die Libellen Europas – Alle Arten von den Azoren bis zum Ural im Porträt'''. Quelle &amp;amp; Meyer, Wiebelsheim : Les 140 espèces d’Europe sont représentées. Les portraits d’espèces résument, pour chacune d’entre elles, l’ensemble des connaissances disponibles : nom et étymologie, signes distinctifs, répartition (avec cartes), habitats, développement, mœurs et comportement des larves et des adultes, période de vol et d’éclosion, menaces, mesures de protection et de promotion. Conseils pratiques pour l’observation de chaque espèce. Bibliographie exhaustive. Le chapitre introductif présente l’essentiel sur la biologie des libellules – cycle, écologie, évolution, systématique, détermination et photographie. &lt;br /&gt;
* Sternberg, K. &amp;amp; R. Buchwald (Hrsg.) (1999, 2000): '''Die Libellen Baden-Württembergs'''. Band 1 und 2, Ulmer, Stuttgart : Ce livre est ''la'' référence pour l’Europe centrale ! La partie générale livre une introduction détaillée à la biologie, à l’écologie, aux mœurs, à la reproduction, à la répartition, aux habitats et aux mesures de protection des biotopes des libellules. Les fiches signalétiques par espèces sont très complètes. La bibliographie ne prend en compte que les ouvrages parus jusqu’en 1998.&lt;br /&gt;
* Corbet P. S. (2004): '''Dragonflies – behaviour and ecology of odonata''', Revised edition. ed. Brill, Leiden : Cet ouvrage de référence exigeant et très souvent cité, de l’odonatologue le plus réputé au monde, réunit les connaissances sur l’écologie et le comportement des libellules jusqu’au tournant du siècle. Les aspects de protection de la nature ne sont cependant traités que de manière générale et peu axés sur la pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Littérature concernant la pratique ==&lt;br /&gt;
* [https://libellenschutz.ch/info-material/sagls-broschuere Wildermuth, H. &amp;amp; D. Küry (2009): «'''Protéger et favoriser les libellules» - Guide pratique de protection de la nature'''. Pro Natura, Bâle:] Nous recommandons l’usage de cette brochure axée sur la pratique à quiconque a affaire à la protection ou à la promotion des libellules.&lt;br /&gt;
* [https://www.ag.ch/media/kanton_aargau/bvu/dokumente_2/umwelt__natur___landschaft/naturschutz_1/biodiversitaet_1/UAG_So_23.pdf Vonwil, G., &amp;amp; R. Osterwalder (2006): '''Die Libellen im Kanton Aargau''', Umwelt Aargau. Kontrollprogramm Natur- und Landschaftsschutz, Sondernummer. Departement Bau, Verkehr und Umwelt, Abteilung Landschaft und Gewässer, Aarau (gedruckte Version vergriffen)] : Cette intéressante brochure présente les expériences et les résultats des suivis. Nous la recommandons à toutes celles et ceux qui s’occupent de recenser, protéger ou promouvoir les libellules des plans d’eau et cours d’eau. La nécessité d’un entretien régulier des plans d’eau et l’influence des poissons – en particulier des carpes – sur les libellules sont démontrées chiffres à l’appui. On y trouve des informations détaillées sur la présence et, pour certaines d’entre elles, l’écologie des cinq espèces de Gomphidés (''Gomphidae'') : Onychogomphe à pinces (Gomphe à pinces) (''Onychogomphus forcipatus forcipatus)'', Ophiogomphe serpentin (''Ophiogomphus cecilia''), Gomphe à pattes noires (''Gomphus vulgatissimus''), Gomphe semblable (''Gomphus simillimus''), Gomphe gentil (''Gomphus pulchellus'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ouvrages de détermination ==&lt;br /&gt;
* Wendler, A. &amp;amp; H. Nüss (1998): '''Libellules : guide d'identification des libellules de France, d'Europe septentrionale et centrale'''. Société française d'odonatologie. Éditeur scientifique, 2e éd. : L’ouvrage original en allemand (7ème édition), est beaucoup plus complet et richement illustré que la version française actuellement disponible. Un projet de traduction est en cours. Les commentaires ci-dessous concernent la 7ème édition allemande.&lt;br /&gt;
** Le meilleur livre de détermination, en plus d’être le moins cher ; nombreux dessins de détail et images des ailes en noir et blanc&lt;br /&gt;
** Clé de détermination dichotomique pour les adultes ; description de chaque espèce&lt;br /&gt;
** Cartes de répartition&lt;br /&gt;
** Adapté aux débutants comme aux connaisseurs&lt;br /&gt;
* Brochard, C., D. Groenendijk, E. van der Ploeg &amp;amp; T. Termaat (2012): '''Fotogids Larvenhuidjes van Libellen'''. KNNV Uitgeverij, Zeist. &lt;br /&gt;
** Excellent livre pour la détermination des exuvies.&lt;br /&gt;
** La clé de détermination est basée sur des photos qui montrent tous les détails nécessaires.&lt;br /&gt;
* Grand, D., J.-P. Boudot &amp;amp; G. Doucet (2014): '''Cahier d’identification des Libellules de France, Belgique, Luxembourg, et Suisse'''. Biotope, Mèze (collection Cahier d’identification). &lt;br /&gt;
** Livre de détermination pour les larves (exuvies) et les adultes, avec photos et dessins de bonne qualité, clé de détermination&lt;br /&gt;
* Dijkstra, K.-D.B &amp;amp; R. Lewington (Hrsg.) (2007): '''Guide des libellules de France et d’Europe'''. Delachaux et Niestlé, Paris. &lt;br /&gt;
** Guide de détermination complet pour toutes les espèces de libellules d’Europe avec descriptions d’espèces (adultes uniquement) et cartes de répartition&lt;br /&gt;
** Pas de clé de détermination dichotomique&lt;br /&gt;
** Excellents dessins en couleur&lt;br /&gt;
** Une nouvelle édition (anglaise) est en préparation&lt;br /&gt;
* Bellmann, H. (2013): '''Der Kosmos Libellenführer'''. Franck-Kosmos, Stuttgart&lt;br /&gt;
** Guide de terrain compact avec courtes descriptions d’espèces et bonnes photos&lt;br /&gt;
** Contient les espèces d’Europe centrale et méridionale&lt;br /&gt;
** Clé de détermination pour les larves et les adultes&lt;br /&gt;
** Adapté aux débutants et aux personnes intéressées par les insectes en général&lt;br /&gt;
* Heidemann H. &amp;amp; R. Seidenbusch (2002): '''Larves et exuvies des libellules de France et d’Allemagne (sauf la Corse)'''. Société française d’Odonatologie (Bois-d’Arcy).&lt;br /&gt;
** Manuel détaillé avec beaucoup de texte et de nombreux dessins de détail, toutefois un peu difficile à utiliser car texte et dessins ne sont souvent pas ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ouvrages faunistiques nationaux et suprarégionaux ==&lt;br /&gt;
* Boudot, J.-P. &amp;amp; V.J. Kalkman (eds) (2015): '''Atlas of the European dragonflies and damselflies'''. KNNV publishing, the Netherlands.&lt;br /&gt;
* Boudot, J.-P., D. Grand, H. Wildermuth &amp;amp; C. Monnerat (2017): '''Les libellules de France, Belgique, Luxembourg et Suisse'''. Biotope, Mèze (Collection Parthénope), 2e éd.&lt;br /&gt;
* Brockhaus, T., H.-J. Roland, T. Benken, K.-J. Conze, A. Günther, K.G. Leipelt, M. Lohr, A. Martens, R. Mauersberger, J. Ott, F. Suhling, F. Weihrauch &amp;amp; C. Willigalla (2015): '''Atlas der Libellen Deutschlands (Odonata)'''. Libellula Supplement 14: 1-394.&lt;br /&gt;
* Raab, R., A. Chovanec &amp;amp; J. Pennerstorfer (2006): '''Libellen Österreichs'''. Springer, Wien.&lt;br /&gt;
* Riservato, E., A. Festi, R. Fabbri, C. Grieco, S. Hardersen, G. La Porta, E. Landi, M.E. Siesa &amp;amp; C. Utzeri (2014): '''Odonata. Atlante delle libellule italiane – preliminare'''. Società Italiana per lo Studio e la Conservazione delle Libellule. Edizione Belvedere, Latina.&lt;br /&gt;
* Wildermuth, H., Y. Gonseth &amp;amp; A. Maibach (2005): Fauna Helvetica : '''Odonata – Les libellules de Suisse'''. FH11, CSCF/SES, Neuchâtel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres références et sites internet ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Monnerat, C., H. Wildermuth &amp;amp; Y. Gonseth (2018): '''Liste rouge des Libellules. Espèces menacées de Suisse'''. Office fédéral de l’environnement, Berne, et Info fauna – &lt;br /&gt;
Centre suisse de cartographie de la faune, Neuchâtel. L’environnement pratique. Aufführen, sobald die neue RL öffentlich ist --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Gonseth, Y. &amp;amp; C. Monnerat (2002): '''Liste Rouge des espèces menacées en Suisse: Libellules'''. Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage, Berne et Centre suisse de cartographie de la faune, Neuchâtel. Série OFEFP « L’environnement pratique ». &amp;lt;!-- Noch aufführen, solange die neue RL noch nicht öffentlich ist --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Une liste bibliographique très complète se trouve dans [[#Ouvrages de référence et ouvrages généraux|« Die Libellen Europas »]]. &lt;br /&gt;
* Le site [https://libellenschutz.ch/info-material/literatur libellenschutz.ch] présente une liste bibliographique qui se base sur « Die Libellen Europas » et sur « Odonata – Les libellules de Suisse ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Divers =&lt;br /&gt;
== Transmettre ses observations ==&lt;br /&gt;
Il est très utile de transmettre ses observations d’Odonates pour leur protection et leur promotion. [http://www.cscf.ch/cscf/home/datenverwaltung/webfauna/webfauna-app.html L’application Webfaun] a a été conçue à cet effet. [http://www.cscf.ch/cscf/home/fauna-der-schweiz/libellen.html Le site internet du CSCF]  présente les informations pour la transmission de ses observations.&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Erwähnen, sobald App zur Verfügung steht (jetzt als verborgenen Text einfügen): Nouveauté ! Vous pouvez désormais transmettre vos observations de libellules avec l’application (Name der App). --&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dans la loi ==&lt;br /&gt;
Selon [https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19910005/index.html  l’ordonnance sur la protection de la nature et du paysage (OPN)], 22 espèces sont protégées sur le territoire suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les libellules font vivre de belles émotions =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fotos-links-800px&lt;br /&gt;
| bilddatei = galerie22 motivation xj hw 96 dpi.png&lt;br /&gt;
| text = Les libellules sont inoffensives (elles ne piquent pas, contrairement à ce que certains croient), suscitent la curiosité et l’enthousiasme, et se prêtent merveilleusement à l’approche de la nature pour les enfants.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Newsletter =&lt;br /&gt;
Cet article vous a plu ? Vous pouvez vous inscrire pour recevoir notre [http://biodivers.ch/index.php/sabonner-a-la-newsletter.html newsletter mensuelle] et rester informé-e des derniers articles sur la promotion des espèces et des habitats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Auteurs =&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| Texte  || Hansruedi Wildermuth || hansruedi@wildermuth.ch&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| || [http://biodivers.ch/index.php/bienvenue.html Association biodivers] || info@biodivers.ch &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
| Review|| Daniel Küry || [http://www.lifescience.ch/ Life Science AG] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  Daniela Keller || [https://www.fornat.ch/ FORNAT] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|  ||  Christian Monnerat || [http://www.cscf.ch/cscf/de/home/fauna-der-schweiz/libellen.html info fauna, CSCF] &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>SandSeid</name></author>	</entry>

	</feed>